Jour Après Jour, Sa Vie S’écoule,
Telle La Rivière Qui Vit,
Au Gré Du Temps
Le Calme Ou L’agitation.
Il Est Sur La Berge,
Le Témoin Silencieux,
Qui Regarde Passer Les Eaux
Où Scintillent Les Ombres
Et Les Reflets Du Passé.
Parfois, Le Courant S’apaise,
Il Revoit Des Visages,
Les Rires, L’insouciance
L’éphémère, Telle L’écume.
Parfois, Le Courant S’agite,
Emportant Avec Lui Ce Qui Fut,
Souvenirs Sans Un Adieu.
Alors Son Cœur S’épanche,
Humble Passager Du Temps,
Murmurant À La Mémoire :
« Reste Encore Un Peu… Juste
Juste Le Temps D’un Frisson. »
À La Mémoire De Ceux Que L’on A Aimé, Et De Tous Ces Autres, Voyageurs De L’Ailleurs Inconnaissable.
—■ Jean Rumoncey —
