14 mars 2026

≡ Aider Les Autres



Un guerrier de la lumière partage son monde

Avec les personnes qu’il aime.


Il les exhorte à réaliser leurs désirs

Alors qu’elles n’en ont pas le courage.


Dans ces moments-là, 

L’ennemi apparaît avec deux tables à la main.


Sur l’une, il est écrit :

« Pense davantage à toi.


Garde tes bénédictions pour toi-même,

Ou tu finiras par tout perdre.


Sur l’autre, il lit :

« Qui es-tu pour aider les autres


Serait-ce que tu n’arrives pas

À voir tes propres défauts? » 


Un guerrier n’ignore pas qu’il a des défauts.


Mais il sait aussi

Qu’il ne peut pas grandir tout seul,

À l’écart de ses compagnons.


Alors, il jette par terre les deux tables,

Même s’il pense


Qu’elles comportent un fond de vérité.


Elles tombent en poussière, 


Et le guerrier continue d’aider son prochain.




— Extrait du « Manuel du Guerrier de la Lumiére » 49.




Paulo Coelho —




 

≡ Soignez Votre Plume Pour Votre Premier Film

Pendant un an, les lauréats bénéficient d’un accompagnement privilégié (crédit : Adobe Stock).


🎦 L’association niçoise Héliotrope, bien connue des passionnés du 7e art œuvre depuis 1997 à la promotion de la culture cinématographique. Elle ouvre aujourd’hui les inscriptions pour participer à la 6e édition de « La Résidence du Sud ».


🔷On Parle De Quoi ?


La Résidence du Sud est un dispositif lancé en 2021 et coorganisé par quatre associations de la Région Sud, toutes investies dans des rendez-vous cinéma et notamment le court métrage.


À Nice, on retrouve donc Héliotrope, mais aussi l’association Regard Indépendant, Les Rencontres Cinématographiques d’Aix-en-Provence (Festival Tous Courts) ainsi que Alcimé (Festival international Music & Cinema Marseille).


La résidence du Sud permet à des scénaristes en devenir qui souhaitent peaufiner leur projet de profiter d’une résidence itinérante et d’être accompagnés par des professionnels.


« Les scénaristes ou scénaristes-réalisateurs retenus sont en résidence, mais également en immersion dans les trois festivals de la région Sud dédiés au court métrage. 


Cela leur permet de rencontrer des professionnels, d’autres scénaristes ou des producteurs. C’est un boost pour leur projet », confie Apolline de l’association niçoise.


🔷Comment ?


Les prétendants retenus vont s’investir pendant un an. Ils sont d’abord en résidence Huit jours dans l’une des villes qui participent à l’opération : Nice, Aix-en-Provence, Marseille et Cannes. Ils effectuent alors un travail important de réécriture de leur scénario.


Enfin, ils s’immergent dans l’un des trois festivals Un Festival C’est Trop Court! à Nice en octobre ; le Festival Tous Courts à Aix-en-Provence en décembre, puis Music & Cinema Marseille à Marseille en mars-avril.


La dernière étape est la restitution publique des projets lors du Festival de Cannes.


🔷Il Faut Faire Quoi ?


Ce dispositif dont les inscriptions débutent aujourd’hui est ouvert à tous les auteurs (scénaristes, dialoguistes, auteurs-réalisateurs).


Cette résidence (au 109) pour la ville de Nice, est gratuite pour les participants et s’adresse à des auteurs émergents libres de tout engagement avec des sociétés de production.


Vous avez jusqu’au 10 avril pour postuler et proposer vos projets. Vous pouvez postuler ici et vous renseigner au 06 52 91 26 05.


« Aujourd’hui, pour cette 6e édition, nous avons fait une étude et la majorité des projets des éditions précédentes se trouvent en cours de production et réalisation. Preuve qu’après l’idée et le scénario, le chemin est encore long, même pour un court métrage. Voilà pourquoi ces dispositifs sont importants pour faire émerger des talents », poursuit Apolline.




— 2 mars 2026

— Source : L’Essentiel Nice 




Aron O’Raney —




 

13 mars 2026

≡ En Parlant De La Pauvreté


Nous disons donc que l’homme doit être aussi libre de tout son propre savoir, qu’il l’était lorsqu’il n’était pas et qu’il laisse Dieu opérer selon son vouloir en en demeurant libre. 


Tout ce qui découle de Dieu a pour fin une pure activité. Mais l’activité propre à l’homme est d’aimer et de connaître. Or, la question se pose de savoir en quoi consiste essentiellement la béatitude.


Certains maîtres disent qu’elle réside dans la connaissance, d’autres dans l’amour. D’autres encore qu’elle réside dans la connaissance et l’amour. Ces derniers parlent déjà mieux.


Quant à nous, nous disons qu’elle ne réside ni dans la connaissance ni dans l’amour. Il y a dans l’âme quelque chose d’où découlent la connaissance et l’amour. Ce tréfonds ne connaît ni n’aime comme les autres puissances de l’âme.


Celui qui connaît cela connaît la béatitude. Cela n’a ni avant ni après, sans attente, et est inaccessible au gain comme à la perte. Cette essence est libre de tout savoir que Dieu agit en elle, mais se jouit elle-même par elle-même comme le fait Dieu.


Nous disons donc que l’homme doit se tenir quitte et libre de Dieu, sans aucune connaissance, ni expérience que Dieu agit en lui et c’est ainsi seulement que la véritable pauvreté peut éclore en l’homme.


Certains maîtres disent : Dieu est un être, être raisonnable qui connaît toute chose. Or, nous disons : Dieu n’est ni être ni être raisonnable, et il ne connaît ni ceci ni cela. Dieu est libre de toute chose et c’est pourquoi il est l’essence de toute chose.


Le véritable pauvre en esprit doit être pauvre de tout son propre savoir, de sorte qu’il ne sache absolument rien d’aucune chose, ni de Dieu ni de la créature, ni de lui-même. Libre de tout désir de connaître les œuvres de Dieu; de cette façon seulement, l’homme peut être pauvre de son propre savoir.


En troisième lieu, est pauvre l’homme qui ne possède rien. Nombreux sont ceux qui ont dit que la perfection résidait dans le fait de ne rien posséder de matériel, et cela est vrai en un sens, mais je l’entends tout autrement.


Nous avons dit précédemment qu’un homme pauvre ne cherche même pas à accomplir la volonté de Dieu, mais qu’il vit libre de sa propre volonté et de celle de Dieu, tel qu’il était lorsqu’il n’était pas. De cette pauvreté, nous déclarons qu’elle est la plus haute.


Nous avons dit en second lieu que l’homme pauvre ne sait rien de l’activité de Dieu en lui. Libre du savoir et de la connaissance, autant que Dieu est libre de toute chose, telle est la pauvreté la plus pure.


Mais la troisième pauvreté dont nous voulons parler maintenant est la plus intime et la plus profonde : celle de l’homme qui n’a rien. Soyez toute écoute! Nous avons dit souvent, et de grands maîtres l’ont dit aussi, que l’homme doit être dégagé de toute chose, de toute œuvre, tant extérieure qu’intérieure, de telle sorte qu’il soit le lieu même où Dieu se trouve et puisse opérer.


Mais à présent, nous allons au-delà. Si l’homme est libre de toute chose, de lui-même, et même de Dieu, mais qu’il lui reste encore un lieu où Dieu puisse agir, aussi longtemps qu’il en est ainsi, l’homme n’est pas encore pauvre de la pauvreté la plus essentielle. Dieu ne tend pas vers un lieu en l’homme où il puisse opérer.




(Sermon 52, selon la numérotation de Josef Quint 

dans Die deutschen Werke)




Maître Eckhart —