11 juin 2026

≡ Attaque Contre La Terreur


•— La Terreur Est Dans Le Cœur Humain. Il Nous Faut Éradiquer Cette Terreur Du Cœur.


Détruire Le Cœur Humain, Physiquement Ou Psychologiquement, Est Ce Qu'il Nous Faut Éviter.


La racine du terrorisme doit être identifiée de telle sorte qu'elle puisse être éradiquée.


La racine du terrorisme est l'incompréhension, la haine et la violence. 


Cette racine ne peut être localisée par des moyens militaires. Les bombes et missiles ne peuvent l'atteindre et encore moins la détruire.


Seule la pratique du calme et du regard profond peut nous la révéler et l'identifier. Seule la pratique de l'écoute profonde et de la compassion peut la transformer. 


L'obscurité dissiper l'obscurité. Elle ne fera que la rendre plus dense. Seule la lumière est capable de dissiper les ténèbres. 


La violence et la haine ne seront pas dissipées par la violence et la haine. Elles ne feront que multiplier la violence et la haine par mille. 


Seules la compréhension et la compassion sont capables de dissiper la violence et la haine.


«Attaque Contre La Terreur» Est Une Expression Qui Engendre La Confusion. 


Ce que nous cherchons à frapper n'est pas la cause réelle, ce n'est pas la source de la terreur. L'objet de notre attaque est encore des vies humaines. 


Nous semons les graines de la violence au fur et à mesure que nous frappons. Ces attaques n'engendreront que plus de haine et de violence dans le monde. C'est tout le contraire de ce que nous désirons. 


La Haine Et La Violence Sont Dans Le Cœur Humain. 


Un terroriste est un être humain avec de la haine, de la violence et de l'ignorance dans son cœur. Agir sans compréhension, agir avec de la haine, de la violence et de la peur contribuera à semer plus de terreur, à apporter plus de terreur dans les foyers des autres et dans nos propres maisons.


Des sociétés entières vivent constamment dans la crainte, soumettant nos nerfs à de rudes attaques, jour et nuit. Ce sont les maux qu'il nous faudra subir en conséquence d'une pensée et d'une action erronées.


Un tel état de confusion, de peur et d'angoisse est extrêmement dangereux. Il peut provoquer une autre guerre mondiale qui serait extrêmement destructive.


Il nous faut apprendre à nous exprimer de telle manière que la voix du Bouddha puisse être entendue dans ce moment crucial de notre histoire. Que ceux d'entre nous qui possèdent la lumière en fassent usage et l'offrent de telle sorte que le monde ne sombre pas dans l'obscurité. 


Chacun Possède La Semence De L'éveil Dans Son Cœur. 


Aidons-nous mutuellement à mettre à jour ces semences pour que chacun ait le courage de s'exprimer. 


Nous devons nous assurer que la manière dont nous vivons notre vie quotidienne (avec ou sans une consommation réfléchie, avec ou sans discrimination, avec ou sans participation aux injustices…) ne crée pas plus de terrorisme dans le monde. 


Nous avons besoin d'un éveil collectif pour stopper cette course folle à l'auto-destruction.



— Shanghaï, République Populaire de Chine

— Le 19 octobre 2001 — Traduction Daniel Millesq






Thich Nhat Hanh —



≡ Au cinéma, Les Goûteuses d'Hitler…

Copyright Luca Zontini / Busch Media Group


🎬 Les Goûteuses d'Hitler, une anecdote peu connue de la Seconde Guerre —


🔵 Au Cinéma, Un beau sujet, mais un film un peu décevant. À voir tout de même, par curiosité historique.


En 2012, deux ans avant sa mort, une certaine Margot Woelk, âgée de quatre-vingt-quinze ans, révéla au journal Berliner Zeitung avoir été l'une des quinze jeunes Allemandes embauchées par les nazis, dès 1942, pour goûter les repas du führer et prévenir toute tentative d'empoisonnement contre sa personne.


Un «emploi» qu'elle occupa au Wolfsschanze («Retranchement du loup», en français), le principal quartier général d'Adolf Hitler, situé dans les environs de Rastenburg (Kętrzyn, dans l'actuelle Pologne, autrefois en Prusse-Orientale).


Le rôle de Margot Woelk prit fin en 1945, au moment où les Russes n'étaient plus qu'à quelques kilomètres de là et où elle décida de s'enfuir à Berlin. Moins chanceuses, ses camarades de table furent fusillées par l'Armée rouge…


🔵 Anecdote au réel potentiel cinématographique


Cette histoire inspira l'écrivain italien Rosella Postorino, qui en fit un roman, Le Assaggiatrici, en 2018, lauréat du prix Campiello, traduit et publié en France l'année suivante chez Albin Michel sous le titre: La Goûteuse d'Hitler.


Un roman qui prit évidemment quelques libertés, y compris celle de renommer le personnage principal Rosa Sauer. Produite à la fois par l'Italie, la Suisse et la Belgique, mais tournée intégralement en allemand, l'adaptation cinématographique du roman par Silvio Soldini reprend la même trame et nous raconte l'histoire de cette Berlinoise de vingt-quatre ans venue se réfugier chez ses beaux-parents à Groß Partsch, un village à proximité de Rastenburg, tandis que son mari combat dans l'armée allemande.


Très vite, Rosa Sauer/Margot Woelk est recrutée avec d'autres femmes des environs pour goûter, trois fois par jour, les plats qui seront servis une heure après à Adolf Hitler. Pour l'essentiel, une nourriture à base de légumes, car le führer, apprend-on, était végétarien…


Terrorisées à tout instant par des employeurs au comportement de geôliers, les goûteuses attendent avec impatience la fin de la guerre et certaines en viennent même à espérer la chute de leur pays.


🔵 Un résultat plutôt indigent


Avec un tel point de départ, deux choix s'offraient au cinéaste italien : celui qui consistait à privilégier le sujet historique, quitte à broder et à s'aventurer dans le thriller, soit alors celui qui, au contraire, consistait à se servir du sujet comme d'un simple prétexte pour raconter en anthropologue le quotidien et les relations qui unissent ces femmes allemandes.


Hélas, le film échoue sur les deux tableaux. Car s'il s'avère un minimum instructif sur le plan de l'Histoire et aborde à mi-parcours l'épisode de l'attentat manqué de juillet 1944 par le colonel von Stauffenberg – la fameuse opération walkyrie –, le récit ne dépasse jamais l'anecdotique, faute de tension et de danger véritable pour nos goûteuses.


Le cinéaste ne développe pas non plus suffisamment le portrait et les liens de ses héroïnes et plombe l'ensemble avec des sous-intrigues archiconvenues : des liaisons sentimentales avec des officiers SS, un avortement improvisé ou encore une goûteuse qui cache sa judéité à ses camarades…

Plutôt indigent dans son contenu, le film ne peut guère davantage s'enorgueillir de sa mise en scène, par trop scolaire. Dommage, le sujet était prometteur.


— 29 mai 2026

— Source : Boulevard Voltaire

— Un article de Pierre Marcellesi






Aron O’Raney —



10 juin 2026

≡ Qui était l'amiral Infernet ?

L'amiral a donné son nom à un quai du port de Nice (crédit : Adobe Stock).


🔱 Quand on se donne rendez-vous au port, que ce soit quai Lunel ou Infernet, on se pose davantage la question du choix du restaurant ou du petit bar où l'on va pouvoir passer un joli moment que celle de l'homme derrière le nom. Et pourtant. 


De Qui Parle-T-On ?


•Le quai Amiral-Infernet – ou «de l'amiral Infernet» – est une voie du port Lympia, à Nice, qui longe le bassin des Amiraux, à deux pas du Vieux-Nice et de la colline du Château. 


Aujourd'hui, elle accueille notamment le centre des Congrès Océanice.


Louis-Antoine-Cyprien Infernet est né le 11 juillet 1756, à Nice. Son acte de baptême a été rédigé en italien, à la paroisse Sainte-Réparate. À l'époque la ville était une possession génoise. Un peu plus tard, il partira vivre à Toulon, avec sa famille.


•Il ne marchera pas dans les pas de son père chirurgien, il choisira de s'enrôler très tôt dans la marine royale.


Alors qu'il est mousse, donc, il part à la guerre d'indépendance outre-Atlantique sous les ordres de l'amiral de Grasse. Plus tard il sera pilote et officier dans la marine de commerce.


Un Parcours Atypique


•De mousse, il passe «enseigne de vaisseau» en 1792 - premier grade d'officier dans la marine française, l'équivalent de sous-lieutenant dans l'armée de terre. C'est le bas de l'échelle, mais c'est remarquable, étant donné son peu d'instruction. En 1795, il est capitaine.


Il est de tous les combats et s'illustre notamment à Trafalgar (1805), alors qu'il commande L'Intrépide. Avec un autre navire, il a été le dernier à tenir tête aux Anglais. Il devait se rendre. Il a refusé… «Jamai de la vida ! Lou miéu batéu es pintat de nóu !» aurait-il répondu.


L'équipage britannique qui l'a recueilli l'a traité avec respect pour cet acte de bravoure. Napoléon a aussi salué son courage et l'a nommé commandeur de la Légion d'honneur.


Infernet a pris sa retraite en 1814 avec le grade de contre-amiral, un an avant sa mort, à Toulon.



— 27 mai 2026

— Source : L'Essentiel Nice






Aron O’Raney —