18 juin 2026

≡ La Mort Selon Sri Nisargadatta Maharaj


Qu'est-ce que La Mort?


Q : Et qu'est-ce que la mort?


Sri Nisargadatta Maharaj : C'est un changement dans le processus de vie d'un corps déterminé. 


L'intégration cesse et la désintégration commence.


Q : Mais qu'en est-il du «connaissant». Disparaît-il avec le corps?


Sri Nisargadatta Maharaj : Il disparaît à la mort, de la même façon qu'il est apparu à la naissance.


Q : Et il ne reste rien?


Sri Nisargadatta Maharaj : La vie reste.


La conscience a besoin d'un véhicule et d'un instrument pour sa manifestation.


Quand la vie produit un autre corps, un autre «connaissant» vient à être.


Q : Y a-t-il un lien causal entre les «corps connaissants» et les «corps mentaux» successifs?


Sri Nisargadatta Maharaj : Oui, il y a quelque chose qu'on pourrait appeler le corps mémoire, ou corps causal :


Un enregistrement de tout ce qui a été pensé, désiré, et fait. C'est comme l'agglomération d'un nuage d'images.


Q : Que signifie une existence séparée?


Sri Nisargadatta Maharaj : C'est la réflexion, dans un corps séparé, de l'unique réalité.


Dans cette réflexion, le non limité et le limité sont confondus et pris pour la même chose.


La suppression de cette confusion est le but du yoga.


Q : La mort ne supprime-t-elle pas cette confusion?


Sri Nisargadatta Maharaj : Dans la mort seul le corps meurt. 


La vie ne meurt pas, ni la conscience, ni la réalité.


Même le corps n'est jamais aussi vivant qu'après la mort.


Q : Mais renaît-on?


Sri Nisargadatta Maharaj : Ce qui est né doit mourir.


Seul le «Non-Né» ne meurt pas. 


Trouvez ce qui jamais ne dort ni jamais ne s'éveille, et dont la pâle réflexion est notre sensation du «je».



— Extrait de «JE SUIS»

— Les Deux Océans, Paris 1982






Sri Nisargadatta Maharaj (1897-1981) —



17 juin 2026

≡ Être, Avec Ou Sans Les Autres…


La tendance naturelle des humains est de se retrancher de la vie collective, universelle, pour vivre uniquement leur vie personnelle. 


Ils s’imaginent qu’à l’écart les uns des autres ils seront à l’abri. 


Non, c’est une illusion. 


Dans cet isolement intérieur qu’ils se fabriquent,

Ils exposent leur âme à tous les dangers. 


Nous ne pouvons évidemment pas être

Toujours avec les autres,

Et ce n’est d’ailleurs pas souhaitable,

Mais il faut au moins être avec eux par la pensée.


Même notre désir de perfectionnement

Ne doit pas avoir pour but notre seule évolution,

Notre seul salut,

Mais le salut de tous les humains sur la terre.


■— Le mot « unité » est le plus profond de la science spirituelle, Et le sens de notre existence est là. 


La conscience d’appartenir

À une seule et même famille

Nous donne l’assurance de faire quelque chose de grand. 


Cette grandeur ne vient pas de nous,

Mais de cette famille universelle à laquelle nous appartenons :



C’est elle qui nous soutient

Et qui nous sauve de cette sensation de pauvreté,

dE solitude,

D’inutilité, de vide,

Qui peut s’emparer parfois de nous.






Omraam Mikhaël Aïvanhov —


16 juin 2026

≡ Le Mot «Frère» et La Franc-Maçonnerie



En effet, est désigné tout d'abord comme un frère celui qui est né des mêmes parents que la personne considérée, ou seulement du même père ou de la même mère.


«Frère» se dit aussi de tout homme en tant qu'il appartient à la grande famille humaine. On connaît l'expression : Tous les hommes sont frères. Frères, non pas parce qu'ils partagent la même origine biologique ou la même croyance, mais parce qu'ils participent d'une même humanité.


Nous retrouvons cette idée dans la devise française Liberté, Égalité, Fraternité, qui est censée s'appliquer à tous les citoyens et qui a une finalité de cohésion sociale et de solidarité. 


La fraternité citoyenne est imposée par la Constitution. Marcel David, homme politique français des années 50, disait «la fraternité est le principe et la vertu sans laquelle la liberté devient chimère et l'égalité mensonge». 


«Frère» se dit donc de tous les hommes, en tant qu'appartenant tous au genre humain, comme uni par des sentiments de solidarité, de bienveillance, de fraternité : «Aider ses frères ; soulager les maux de ses frères. 


La raison m'est née. Le monde est bon. Je bénirai la vie. J'aimerai mes frères», écrivait Rimbaud en 1873. 


«Frère» qualifie également un homme animé de sentiments semblables envers un autre homme, considéré comme un ami intime, un ami de cœur ou un ami d'élection.


«Frère» se dit aussi d'hommes qui ont une communauté d'origine avec d'autres : on parle alors de Frère de couleur, de Frère de race… ou bien liés par une communauté d'intérêts, d'idées (avec d'autres). 


A contrario, on emploie l'expression Faux frère, pour désigner celui qui trahit ou une société, ou quelqu'un de cette société.


Dans le vocabulaire des religions, «Frère» se dit plus particulièrement de tous les chrétiens, comme étant tous enfants de Dieu par le baptême. 


Dans l'Église primitive, Frères en Jésus-Christ était l'expression dont se servaient les membres de la communauté chrétienne pour se désigner eux-mêmes, afin de marquer leur unité de vie dans le Christ. 


«Tu es le père des êtres ; en toi, tous les êtres sont frères», écrira plus tard Renan en 1885.  


Mes frères, mes bien chers frères, sont une formule employée par l'officiant ou le prédicateur pour s'adresser aux fidèles en commençant un sermon.


«Frère» est le titre attribué à un moine (dans l'Église catholique romaine). 


«Frère», c'est également l'appellation donnée par leur fondateur aux membres de certains ordres, de certaines congrégations. Les Frères mineurs, les Franciscains et les Capucins. Les Frères prêcheurs, les Dominicains.  


Dans l'Ordre de Malte, Frère servant se dit de Celui qui entre dans l'ordre sans faire preuve de noblesse, et qui est d'un rang inférieur aux autres chevaliers. On l'appelle aussi Chevalier servant.


On connaît l'expression «frères d'armes», encore utilisée aujourd'hui, pour qualifier ceux qui combattent ou ont combattu côte à côte pour une même cause, en fait des camarades de guerre. 


«Frère d'armes», se disait autrefois des chevaliers qui avaient contracté une alliance d'armes, en se promettant une mutuelle assistance, et qui se donnaient réciproquement le nom de Frère.


Le mot «Frère» n'est donc pas exclusif de la franc-maçonnerie.



Source : Le site du CERRER 

— Cercle d'Etudes et de Recherches sur le Rite Ecossais Rectifié







Aron O’Raney —