11 août 2026

≡ Solitude Et Amitié



Si vous commettez une erreur, 

Votre ami vous ramène doucement à la vérité ; 


Pour que vous vous entendiez l’un l’autre,

Il suffit d’un mot, d’un regard, et, Près de lui, 

Vous trouvez les conseils, l’appui, 


La consolation dont vous avez besoin

Dans chaque malheur, 

Dans chaque Accident de la vie.


A l’aide de cette bienfaisante amitié, 

L’esprit fatigué se relève dans son découragement, 

Se réveille dans sa somnolence, 

Et reprend l’essor dans son inaction. 


Avec elle,

L’espérance refleurit plus belle et plus riante. 


En jetant un regard sur le passé,

On se rappelle avec une douce mélancolie

Les jours où l’on a vécu ensemble, 


Les longs entretiens du soir, 

Les heures de réunion intime, 

Où l’on ne se lassait pas d’entendre et de parler, 


Où l’on n’éprouvait d’autre crainte

Que d’être séparés par l’absence ou par la mort, 


Où l’on adoucissait réciproquement ses chagrins, 


Où l’on sentait son cœur et son âme

Unis par les liens les plus étroits 

À un autre cœur et à une autre âme, 


Où l’on se réjouissait à la fois

De tout ce que l’on avait appris, 

De tout ce qu’on avait lu, 

Et l’on mettait en commun ses peines et ses plaisirs.




— Extrait de : La solitude 




Johann Georg Zimmermann —




10 août 2026

≡ Apprivoiser La Mort


La paix intérieure ne peut être atteinte qu’en embrassant pleinement la vie, en acceptant l’inéluctable de la mort. 


Malgré l’attachement profond que chacun porte à sa vie, personne ne peut ignorer son inévitable fin. Pourtant, rares sont ceux qui vivent en ayant réellement intégré cette vérité.


Bien qu’inévitable, la mort demeure souvent l’impensable. 


En réalité, la plupart des humains vivent comme si leur existence devait se prolonger indéfiniment.


Dès les temps anciens… 


La peur de la mort a incité l’homme, à creuser des sépultures, puis à les orner, d’offrandes, et de parures destinées à accompagner le défunt dans son ultime voyage.


Cette pratique constitue l’une des premières manifestations de la conscience spirituelle distinguant l’être humain des autres espèces.


En Occident…


Autrefois en Occident, la mort était plus sereinement acceptée, parce qu’elle était envisagée comme le seuil d’une autre existence, ouverte sur l’au-delà.


Le matérialisme effréné d’aujourd’hui a relégué la dimension spirituelle à l’arrière-plan, tandis que le scepticisme a supplanté la foi. Dès lors, l’angoisse de la mort s’est ravivée, avec une force nouvelle, elle apparait désormais comme une extinction définitive, un anéantissement.


Dans Les Cultures orientales…


Dans de nombreuses traditions orientales, la croyance en l’au-delà est profondément ancrée. La transmigration des âmes, et la réincarnation, y sont perçues comme les expressions d’un même processus de transformation.


Pour les croyants, la mort n’est pas la fin, mais une étape du cycle de la vie. Elle est juste un passage. C’est là l’une des différences essentielles entre les conceptions occidentales et orientales.


La pensée occidentale oppose volontiers «mort» et «vie». La pensée orientale les perçoit comme deux moments d’un même cheminement. Dans sa conception, «naissance» et «mort» sont deux étapes du même voyage de l’esprit, qui précède la venue au monde et se poursuit après la mort.


Cette vison apaise le regard porté sur la mort. 


Elle rappelle cependant que ces deux passages invitent chacun à se préparer intérieurement, dans une quête spirituelle, et la connaissance de soi.



— 30 juillet 2020






Jean Rumoncey —



09 août 2026

≡ Canicule… Au désert, Les Dromadaires Meurent

En Somalie, le taux de mortalité des dromadaires atteint près de 73 %, selon une étude. Getty Images via Unsplash+


— Dans le désert, les températures augmentent tellement que les dromadaires en meurent


Alors que le thermomètre s’affole, certains animaux pourtant habitués aux températures très élevées en pâtissent. Dans les déserts, dromadaires et chameaux doivent faire face à des expositions prolongées à plus de 41 °C. 


Ils souffrent, voire en meurent.


La planète se réchauffe partout, même dans les déserts les plus brûlants au monde. Certaines régions arides d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont même enregistré des températures supérieures à 50 °C en 2024. 


Alors que le thermomètre ne cesse de battre des records, des animaux pourtant réputés pour leur capacité à évoluer dans des environnements désertiques particulièrement chauds ne parviennent plus à y faire face. 


Les chameaux et les dromadaires souffrent de plus en plus des pics de chaleur.


En temps normal, ces derniers supportent aisément des températures allant jusqu’à environ 40 °C. De quoi en faire, pendant des siècles, de parfaits compagnons de traversée des déserts. Mais avec une exposition prolongée à 41 à 45 °C, de jour comme de nuit, les effets se font sentir physiquement. 


Avec des températures estivales dépassant les 50 °C, la situation devient catastrophique.


De tels niveaux de chaleur endommagent directement les globules blancs et d’autres cellules, qui ont du mal à se régénérer et finissent par s’autodétruire, rapporte la BBC. 


Stress thermique, léthargie, maladies musculaires, osseuses et infectieuses, ou encore baisse de la production de lait et troubles de la reproduction: le réchauffement climatique fait des ravages au sein des populations des animaux à bosses du monde entier.


Ces facteurs sont aggravés par d’autres conséquences de la chaleur extrême, comme la perte de végétation et d’eau, le manque de zones ombragées et de services vétérinaires. Cumulés, ces éléments augmentent la mortalité animale.


Surmortalité inquiétante


L’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique abritent environ 80 % de la population mondiale de dromadaires. 


Dans cette région, plusieurs études ont mis en lumière une surmortalité chez ces mammifères, corrélée aux fortes chaleurs.


En Somalie, par exemple, une étude publiée en juin a montré que la mortalité des chameaux et des dromadaires liée à la sécheresse s’est généralisée. Près de 46 % des ménages possédant des bêtes ont constaté des décès liés à la chaleur lors des douze derniers mois. 


Le taux de mortalité des dromadaires atteint même près de 73 % des cas.


Des conducteurs de caravanes de dromadaires transportant du sel à travers le désert de la région Afar, au nord-est de l’Éthiopie, témoignent auprès de la BBC. «Les dromadaires ont des ampoules aux pattes, les yeux qui larmoient, et le sable chaud leur brûle la peau et leur ronge les poils lorsqu’ils sont assis, explique l’un d’entre eux. Au cours du dernier mois, j’ai perdu huit chamelons à cause de la chaleur extrême.»


Pour préserver leur bétail, de nombreux éleveurs ont ainsi migré vers des régions moins arides. Un énième exemple des conséquences du réchauffement climatique et de ses effets dramatiques.



— 27 juillet 2026

— Auteur: Ernest Ginot

— Source:Slate France —Origine BBC






Aron O’Raney —