25 mars 2026

≡ Gandhi, À Propos De Jésus


— Selon Gandhi, Toutes Les Croyances Constituent Une Révélation De La Vérité. 


À Louis Fisher, En Visite Chez Lui, Qui S’étonnait De Voir Sur Le Mur De Sa Chaumière Une Image De Jésus Sous Laquelle Était Inscrit : « Il Est Notre Paix », Le Mahatma Lui Répondit : « Je Suis Chrétien, Hindou, Musulman, Et Juif. » C’est d’ailleurs pour cela qu’il a été assassiné. Certains bigots l’accusaient même d’être secrètement chrétien. 


Il était surtout attaché à Jésus parce que Jésus possédait une immense force d’amour. Quant au christianisme, disait-il, il a été dénaturé par Saint Paul et il est devenu la religion des rois.


Gandhi était avant tout hindou, mais après l’hindouisme, la religion qui l’attirait le plus était le christianisme tel que décrit dans les évangiles de Mathieu, Jean, Luc et Marc. 


Aux missionnaires qui s’efforçaient de le convertir, il conseillait : « Faites de nous de meilleurs hindous, cela sera plus chrétien que de nous convertir. »


Étrangement, les chrétiens de son temps le considéraient comme étant dans l’histoire, l’un des hommes qui auront le plus ressemblé au Christ. 


Louis Fisher, dans son livre « La vie du Mahatma Gandhi », cite le Révérend K Mathew Simon, de l’Église syrienne orthodoxe de Malabar, qui lui écrivait au sujet de Gandhi : « Ce fut sa vie qui me démontra plus que toute autre chose que le christianisme est une religion praticable, même au XXe siècle. »


Le Mahatma, tout hindou qu’il fut, montra que l’esprit du Christ pouvait être appliqué dans les temps modernes. 


Il ne prêchait pas sur Dieu; par son attachement à la vérité, son détachement des choses matérielles, son amour pour la non-violence et son dévouement sans limites à la cause des intouchables, il était l’incarnation vivante du Sermon sur la montagne. C’est d’ailleurs par la lecture du Sermon sur la montagne que Gandhi fut séduit par l’enseignement du Christ. 


Sur le conseil d’un végétarien qu’il avait rencontré dans une pension de famille durant son premier séjour à Londres, il entreprit de lire la Bible. L’Ancien Testament le rebuta; il parvint à lire le Livre de la Genèse, mais les chapitres suivants l’endormaient et le Livre des Nombres lui déplut énormément. 


Par contre, il trouva dans le Nouveau Testament des rappels à la Gîta. Il fut totalement séduit par les paroles de Jésus : « … Et moi, je vous dis ne résistez pas à celui qui vous maltraite; si quelqu’un vous frappe sur la joue droite, présentez-lui la gauche. Si quelqu’un veut votre robe, abandonnez-lui aussi votre manteau. »


Lors d’une visite à Rome, dans la chapelle Sixtine, Gandhi s’arrêta devant le Christ en croix et pleura. « Devant autant d’amour, on ne peut s’empêcher d’être ému jusqu’aux larmes. » Confiait-il à Mahadev Dasaï.


Devant ses juges, il demandait souvent qu’on lui impose la peine la plus sévère; le sacrifice de ses disciples se présentant sans défense devant leurs bourreaux à l’entrée des mines de sel, le dénuement dans lequel, le citoyen le plus honoré de l’Inde a vécu…, 


Gandhi ne possédait rien à part un sari, des sandales, une paire de lunettes, une montre de poche, trois petites statuettes représentant des singes les mains sur la bouche, les yeux et les oreilles, un bout de crayon et un petit calepin.




Gandhi —




 

≡ La Cinémathèque De Nice

 

En écho aux 40e Journées du cinéma italien qui se tiendront du 14 au 28 mars à l’Espace Magnan, la Cinémathèque met en lumière les icônes féminines du cinéma italien (Silvana Mangano, Riz amer, crédit : DR Studiocanal).


🎬 À la Cinémathèque de Nice, le cinéma se vit toute l’année


À Nice, les amoureux du septième art ont leur rendez-vous incontournable.


Installée au Megarama Nice Vauban, la Cinémathèque de Nice, qui fête ses 50 ans en 2026, propose tout au long de l’année une programmation riche et éclectique mêlant grands classiques, rencontres, cycles et projections de films inédits à Nice. 


Entre hommages, rétrospectives et manifestations exceptionnelles, les abonnés de la Cinémathèque de Nice sont invités à redécouvrir, sur grand écran, le cinéma sous toutes ses formes. 


À l’occasion de son anniversaire, de nombreux événements ponctueront l’année avec, en ouverture des festivités le 8 avril prochain, un ciné-concert exceptionnel du film The Artist à l’Opéra de Nice, accompagné par l’Orchestre philharmonique de Nice.


Parmi les temps forts du mois de mars, la Cinémathèque de Nice accueillera, le 28 mars prochain, le comédien Charles Berling pour une rencontre exceptionnelle suivie de la projection du film Ceux qui m’aiment prendront le train de Patrice Chéreau. 


Autre événement attendu : le retour sur grand écran du chef-d’œuvre de Milos Forman Vol au-dessus d’un nid de coucou, présenté dans une copie restaurée en avant-première. 


La programmation se poursuivra avec un ciné-club consacré aux liens entre cinéma, mode et luxe autour du film Personal Shopper, une séance reggae avec Babylon en partenariat avec le Théâtre Lino Ventura et ses concerts, ou encore une soirée spéciale « Les Improbables » autour des figures du diable au cinéma.


La Cinémathèque de Nice participera aussi, en mars, à de grands rendez-vous culturels, comme La Fête du court métrage, qui mettra à l’honneur l’humour des années 1960 avec Jacques Tati, Buster Keaton ou Pierre Étaix. 


La programmation se complètera de nombreux cycles et hommages : la saga japonaise Lady Yakuza, les grandes actrices du cinéma italien, un hommage à Elizabeth Taylor, la trilogie documentaire Profils paysans de Raymond Depardon ou encore les films d’action mythiques de John Woo. Sans oublier les projections hors les murs lors de la Foire Internationale de Nice, avec une sélection de films cultes des années 1980.


Pensée comme un lieu de découverte et de transmission, la Cinémathèque de Nice poursuit également sa mission d’éducation à l’image auprès du jeune public avec des séances scolaires proposées aux enfants des écoles maternelles et élémentaires de la ville, ainsi que des initiations au cinéma d’animation au sein d’un atelier dédié. 


En complément de cette offre en salle, la Cinémathèque de Nice propose également à ses abonnés de parfaire leur culture cinématographique grâce à une offre de cinéma en ligne, permettant de découvrir chaque mois films, documentaires, rétrospectives et master classes depuis chez soi.



👉 Découvrez toute la programmation de la Cinémathèque de Nice sur : www.cinematheque-nice.com.




— 12 mars 2026

— Source : L’Essentiel Nice




Aron O’Raney —




24 mars 2026

≡ Des Désirs Et Des Plaisirs



Lettre à Ménécée…



Il est également à considérer que certains d’entre les désirs sont naturels, d’autres vains, et si certains des désirs naturels sont contraignants, d’autres ne sont que naturels. 


Parmi les désirs contraignants, certains sont nécessaires au bonheur, d’autres à la tranquillité durable du corps, d’autres à la vie même. 


Or, une réflexion irréprochable à ce propos sait rapporter tout choix et rejet à la santé du corps et à la sérénité de l’âme, puisque tel est le but de la vie bienheureuse. 


C’est sous son influence que nous faisons toute chose, dans la perspective d’éviter la souffrance et l’angoisse. 


Quand une bonne fois cette influence a établi sur nous son empire, toute tempête de l’âme se dissipe, le vivant n’ayant plus à courir comme après l’objet d’un manque, ni à rechercher cet autre par quoi le bien, de l’âme et du corps serait comblé. 


C’est alors que nous avons besoin de plaisir : Quand le plaisir nous torture par sa non-présence. 


Autrement, nous ne sommes plus sous la dépendance du plaisir.


Voilà pourquoi nous disons que le plaisir est le principe et le but de la vie bienheureuse. 


C’est lui que nous avons reconnu comme bien premier, 

Né avec la vie. 


C’est de lui que nous recevons le signal de tout choix et rejet. 


C’est à lui que nous aboutissons comme règle, en jugeant tout bien d’après son impact sur notre sensibilité. 


Justement, parce qu’il est le bien premier et né avec notre nature, nous ne bondissons pas sur n’importe quel plaisir : il existe beaucoup de plaisirs auxquels nous ne nous arrêtons pas, lorsqu’ils impliquent pour nous une avalanche de difficultés. 


Nous considérons bien des douleurs comme préférables à des plaisirs, dès lors qu’un plaisir pour nous plus grand doit suivre des souffrances longtemps endurées. 


Ainsi, tout plaisir, par nature, a le bien pour intime parent, sans pour autant devoir être cueilli. 


Symétriquement, toute espèce de douleur est un mal, sans que toutes les douleurs soient à fuir obligatoirement.


C’est à travers la confrontation et l’analyse des avantages et désavantages qu’il convient de se décider à ce propos. 



— Lettre à Ménécée 

— Extrait issu d'une traduction anonyme.




 Épicure —