18 octobre 2026

≡ Laura Moncade, portrait(art)iste

Cette azuréenne aime aussi la photo et le street art (crédit : @ _lmk2).


🖼️Le portrait : Laura Moncade, portrait(art)iste


— Elle a choisi le soleil comme image de profil sur les réseaux sociaux. Et c’est tellement bien vu : il émane d’elle tant de lumière qu’une “vraie” photo n’aurait pas pu mieux la représenter. Rencontre avec une créatrice et autrice très amoureuse des gens et de sa ville.


— Biographie Express


Elle a poussé plein champ, sous les étoiles du Béarn, cernée par deux frères et des parents agriculteurs. «Je m’ennuyais pas mal, alors je m’inventais des histoires.» Elle écrit, elle dessine, elle crée, elle invente. 


Quand elle a 10 ans, en 1987, son père tombe malade et elle entre en pension dans le Gers. «On correspond beaucoup. Avec ma grand-mère, ma cousine, ma tante, etc. Je décore mes enveloppes, je m’amuse.» Plus tard, elle ira à l’école hôtelière de Biarritz. «Même si je n’ai pas vraiment mis à profit ce cursus, j’y ai vraiment beaucoup appris. Et puis surtout, je sors de ma campagne, je me sociabilise…» 


Laura Moncade s’oriente vers la vente. Passionnée de beau et de déco, elle entre chez Bois&Chiffons à Pau. «Je suis promue directrice et je me retrouve mutée à Cannes. C’est un choc des cultures !» Depuis la rue d’Antibes, où elle bosse, elle observe les gens avec fascination. «Je me balade, je lis énormément.» 


C’est l’événementiel qui la titille ensuite. Elle travaille notamment à la mairie de St-Jean-Cap-Ferrat. Sa fille, Luisa, naît, il y a 16 ans. «Je crée Maison Louisette avec laquelle je fais de la scénographie végétale. J’avais des commandes, un bel atelier, c’était génial. 


Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais j’ai pété en plein vol…» Pour rebondir, elle rejoint une autre créative pour faire de la scéno florale pour les mariages d’exception. «Ma fille est top, je vis une merveilleuse histoire d’amour avec Raphaël depuis 12 ans… mais un an et demi après, ça craque à nouveau.» 


— L’art


«Je suis chez moi, du coup. Et je vois passer un concours : Young Nice Artists. Il faut le savoir : j’adore les challenges !» Elle prépare un collage digital composé de portraits de femmes, inspirés de celles qu’elle croise en ville… 


Et en attendant le résultat, elle décide de poster, tous les jours sur insta (@__lmk2). «Très vite, je me dis : mais qu’est-ce que les femmes de mes créations ont dans la tête ? À quoi pensent-elles ? Je commence à écrire.» 


Elle a un don pour les mots. Elle les tisse, poétique. Elle y met du nissart et du soleil. Le compte séduit. Elle gagne le concours. «Alors là, je suis refaite ! Trop contente.» Elle ne surfe pas spécialement sur son prix, mais il la booste. 


Elle continue de produire. «Une copine me dit un jour : pourquoi ne pas compiler tes portraits dans un livre ?» Laura Moncade se lance. L’an passé, elle sort un recueil de 80 Filles d’aqui, plus vraies que nature. 


— Des Projets


«Je vais rééditer le livre pour la fin d’année. Pourquoi pas imaginer un second ?» 


Ce qu’elle aime aussi, c’est la photo et le street art. «Je travaille sur un projet de portraits de Niçoises des cartes postales anciennes. J’ai envie de les remettre dans la rue avec un élément rigolo qui fera le lien avec nous, aujourd’hui…»



— 5 octobre 2026

— Source : L’Essentiel Nice






▲ Aron O’Raney —



 

≡Dans la voie du zen



— Dans la vie ordinaire, on demande : «Comment ça va ?» Dans la voie du zen, on souhaite du fond du cœur que vous alliez bien.


•— Ce n’est pas la même chose.


«Comment ça va ?» pourrait signifier : «Puis-je compter sur vous ? Me serez-vous encore utile ?». 


Hors là, on se moque de votre santé, et le malavisé qui répondrait : «En vérité, je ne vais pas bien parce que ceci et cela, et encore ceci», ferait preuve d’inélégance et de sottise.


— Dans la voie du zen, on éprouve à l’égard de tous les êtres vivants une totale compassion. 


On prononce dans son cœur : Toi, qui que tu sois, inconnu, ami, ennemi, je te reconnais pour mon frère. 


•Je donnerais sans hésiter mon habit pour te vêtir, comme le saint moine Ryokan offrit son unique kimono au mendiant tremblant de froid qu’il découvrit sur le seuil de sa cabane, un soir d’automne pluvieux.


•J’aurais pour toi, étranger, parent, ami, ennemi, la même tendresse, la même infinie patience que je manifesterais à l’endroit d’un nourrisson. 


— Toi que je ne connais pas, tu es dès à présent à la garde de mon amour...


Celui qui reçoit directement les paroles d’amour, conclut le moine Dôgen, a le visage rayonnant de joie, et le cœur empli de contentement. 


•Les paroles d’amour ont tant de pouvoir qu’elles peuvent influencer le cours des étoiles dans le ciel.






—■ Eiheï Dōgen •―


 

17 octobre 2026

≡ Je Suis Dieu, Je Suis Créature



Je suis Dieu, je suis créature ;

Je suis Seigneur, 

Je suis serviteur


Je suis le Trône et la natte qu'on piétine ;

Je suis l'enfer

Et je suis l'éternité bien heureuse


Je suis l'eau, 

Je suis le feu ;

Je suis l'air et la terre


Je suis le "combien" et le "comment" ;

Je suis la présence et l'absence


Je suis l'essence et l'attribut ;

Je suis la proximité et l'éloignement


Tout être est mon être ;

Je suis le Seul, 

Je suis l'Unique.



Emir Abd el-kader - Ecrits spirituels. 

Présentés et traduits de l'arabe par Michel Chodkiewicz. 

Ed. Seuil. Paris.1982.






—■ Emir Abd el-Kader