12 août 2026

≡ Communauté Et Famille Humaine


La Communauté Globale


Alors que le XXe siècle touche à sa fin, nous constatons que le monde a rapetissé. Sa population est presque devenue une seule communauté. Des alliances politiques et militaires ont créé des groupes multinationaux, l’industrie et le commerce international ont engendré une économie globale. 


Les communications planétaires ont éliminé les vieilles barrières de distance, de langue et de race. 


Nous sommes aussi poussés à serrer les coudes par les graves problèmes que nous affrontons : la surpopulation, l’épuisement des ressources naturelles et la crise de l’environnement qui menace l’air, l’eau et les arbres, en même temps qu’un grand nombre de belles formes de vie qui sont le fondement même de l’existence de cette petite planète que nous partageons.


Je crois que, pour relever les défis de notre temps, les êtres humains auront à développer un sens accru de responsabilité universelle. Chacun de nous doit apprendre à travailler non pas uniquement pour lui ou pour elle, sa famille ou son pays, mais au bénéfice de toute l’humanité. 


La responsabilité universelle est la clef véritable de la survie humaine.


C’est le meilleur fondement de la paix mondiale, de l’utilisation équitable des ressources naturelles et, dans le souci des générations à venir, du soin approprié à prendre de l’environnement.


Depuis un certain temps, j’ai réfléchi à la façon d’accroître notre sens de responsabilité mutuelle, ainsi que de la motivation altruiste dont il dérive. J’aimerais partager en quelques mots ces pensées avec vous.


La Famille Humaine


Que cela nous plaise ou non, nous sommes tous nés sur cette terre comme membres d’une même grande famille.


Riche ou pauvre, éduqué ou non, appartenant à une nation, religion et idéologie ou l’autre, finalement, chacun d’entre nous n’est qu’un être humain pareil à un autre. 


Nous voulons tous le bonheur, et pas la souffrance. Plus encore, chacun d’entre nous a les mêmes droits de poursuivre ces buts.


Le monde d’aujourd’hui requiert que nous acceptions l’unicité de l’humanité. 


Dans le passé, des communautés isolées pouvaient se permettre de penser qu’elles étaient chacune fondamentalement différentes et qu’elles pouvaient même exister dans l’isolement total. 


Aujourd’hui cependant, des événements survenant dans un coin du monde finissent par affecter toute la planète. Si bien qu’il nous faut d’emblée traiter le moindre problème majeur local en termes globaux. 


Nous ne pouvons plus évoquer les barrières nationales, raciales ou idéologiques qui nous séparent sans répercussions destructrices. 


Dans ce contexte de nouvelle interdépendance, prendre en compte les intérêts des autres est à l’évidence la meilleure manière de servir nos propres intérêts.


J’y vois une source d’espoir.


La nécessité de coopérer ne peut que renforcer l’humanité, car cela nous aide à reconnaître que le fondement le plus sûr du nouvel ordre mondial n’est pas simplement constitué par des alliances politiques et économiques élargies, mais réside bien davantage dans une authentique pratique individuelle de l’amour et de la compassion. 


Pour un avenir meilleur, plus heureux, plus stable et plus civilisé, chacun de nous doit développer un réel sentiment sincère de fraternité et de sororité.



«communauté globale et nécessité de la responsabilité universelle» 

— BuddhaLine






Dalaï-Lama (1999) —



11 août 2026

≡ Solitude Et Amitié



Si vous commettez une erreur, 

Votre ami vous ramène doucement à la vérité ; 


Pour que vous vous entendiez l’un l’autre,

Il suffit d’un mot, d’un regard, et, Près de lui, 

Vous trouvez les conseils, l’appui, 


La consolation dont vous avez besoin

Dans chaque malheur, 

Dans chaque Accident de la vie.


A l’aide de cette bienfaisante amitié, 

L’esprit fatigué se relève dans son découragement, 

Se réveille dans sa somnolence, 

Et reprend l’essor dans son inaction. 


Avec elle,

L’espérance refleurit plus belle et plus riante. 


En jetant un regard sur le passé,

On se rappelle avec une douce mélancolie

Les jours où l’on a vécu ensemble, 


Les longs entretiens du soir, 

Les heures de réunion intime, 

Où l’on ne se lassait pas d’entendre et de parler, 


Où l’on n’éprouvait d’autre crainte

Que d’être séparés par l’absence ou par la mort, 


Où l’on adoucissait réciproquement ses chagrins, 


Où l’on sentait son cœur et son âme

Unis par les liens les plus étroits 

À un autre cœur et à une autre âme, 


Où l’on se réjouissait à la fois

De tout ce que l’on avait appris, 

De tout ce qu’on avait lu, 

Et l’on mettait en commun ses peines et ses plaisirs.




— Extrait de : La solitude 




Johann Georg Zimmermann —




10 août 2026

≡ Apprivoiser La Mort


La paix intérieure ne peut être atteinte qu’en embrassant pleinement la vie, en acceptant l’inéluctable de la mort. 


Malgré l’attachement profond que chacun porte à sa vie, personne ne peut ignorer son inévitable fin. Pourtant, rares sont ceux qui vivent en ayant réellement intégré cette vérité.


Bien qu’inévitable, la mort demeure souvent l’impensable. 


En réalité, la plupart des humains vivent comme si leur existence devait se prolonger indéfiniment.


Dès les temps anciens… 


La peur de la mort a incité l’homme, à creuser des sépultures, puis à les orner, d’offrandes, et de parures destinées à accompagner le défunt dans son ultime voyage.


Cette pratique constitue l’une des premières manifestations de la conscience spirituelle distinguant l’être humain des autres espèces.


En Occident…


Autrefois en Occident, la mort était plus sereinement acceptée, parce qu’elle était envisagée comme le seuil d’une autre existence, ouverte sur l’au-delà.


Le matérialisme effréné d’aujourd’hui a relégué la dimension spirituelle à l’arrière-plan, tandis que le scepticisme a supplanté la foi. Dès lors, l’angoisse de la mort s’est ravivée, avec une force nouvelle, elle apparait désormais comme une extinction définitive, un anéantissement.


Dans Les Cultures orientales…


Dans de nombreuses traditions orientales, la croyance en l’au-delà est profondément ancrée. La transmigration des âmes, et la réincarnation, y sont perçues comme les expressions d’un même processus de transformation.


Pour les croyants, la mort n’est pas la fin, mais une étape du cycle de la vie. Elle est juste un passage. C’est là l’une des différences essentielles entre les conceptions occidentales et orientales.


La pensée occidentale oppose volontiers «mort» et «vie». La pensée orientale les perçoit comme deux moments d’un même cheminement. Dans sa conception, «naissance» et «mort» sont deux étapes du même voyage de l’esprit, qui précède la venue au monde et se poursuit après la mort.


Cette vison apaise le regard porté sur la mort. 


Elle rappelle cependant que ces deux passages invitent chacun à se préparer intérieurement, dans une quête spirituelle, et la connaissance de soi.



— 30 juillet 2020






Jean Rumoncey —