26 juillet 2026

Lettre À Un Ami…


Lettre À Un Ami

 Heureux Jour Mon ami,


Quelle merveilleuse surprise, je n’osais en croire mes yeux. Cela fait bien longtemps, que nous n’avons partagé nos « mots » et nos « maux ».

J’espère que tu n’as jamais douté de l’amitié; toujours intacte elle résiste fort bien aux épreuves de la vie. Tu es toujours à ta place dans le cœur, et je pense très souvent à toi, et à nos galères. 

Aujourd’hui encore, je n’ai qu’un Ami c’est toi.

Le chemin est difficile est parsemé d’embuches, nous sommes là pour apprendre, et c’est ce que l’on s’efforce chacun de faire il est vrai, plus ou moins bien. Alors quand on est jeune on court, puis à la maturité on marche, plus tard, on trébuche on se relève et l’on poursuit tant bien que mal sa route, en soignant des plaies qui souvent ne guérissent jamais.

Je sais combien d’efforts tu as du faire pour m’écrire, car il me semble que tu n’aimes pas trop cela, aussi je te remercie, et j’éprouve un immense plaisir à te lire et sentir, les sentiments contenus dans les mots que tu as écrits.

Durant le temps de nos silences, je ne t’ai pas trop perdu de vue, Christiane fréquente un peu Facebook, et j’ai ainsi appris que tu étais marié. 

Si ce grand changement dans ta vie a un peu endormi ta souffrance profonde, j’en suis très heureux.

Si ta sœur dit que tu es d’un autre monde, c’est sans doute là, un compliment.

Il y a bien longtemps que j’ai tourné le dos à ce monde, où je ne puis me reconnaître, il n’est pas fait pour moi, car la société humaine façonnée par le pouvoir des puissants ne me convient pas. 

Je crois que l’important dans cette vie ce n’est pas le but, mais d’être en mouvement sur ce que l’on est intimement persuadé, d’être l’unique et bon chemin. 

Ici bas les hommes et les religions empruntent souvent pour la plupart des voies différentes, pour quoi qu’il en soit, parvenir un jour, à une seule et même porte, celle de « l’Inconnaissable ». 

Nous vivons dans les nuages de l’inconnaissance, chacun possède sa vérité, ou ce qu’il croit l’être.

Il me semble pourtant que le fondamental dans cette vie, c’est d’avoir toujours au fond du cœur, la force et le courage de sa « Seule Et Propre Foi ».

Pour tenter de voir clair, j’ai pris beaucoup de recul, et je vis depuis longtemps à l’écart des choses et des événements d’une société, qui ne cesse de détruire ce qui reste encore des vraies valeurs. 

Nous vivons aujourd’hui dans un monde artificiel, où nombreux sont ceux qui tentent de combler le vide de leur vie, par des artifices matériels.

Sois rassuré, nous sommes tous des ignorants, mais il y a quand même différents degrés dans l’ignorance, et en ce sens, il y en a qui le sont un peu moins peut être, que beaucoup d’autres.

Nous ne finirons jamais d’apprendre, cette vie est faite pour ça. 

J’ai expérimenté au cours de ces quinze dernières, la Franc-Maçonnerie, j’ai beaucoup étudié la philosophie bouddhiste, le soufisme, l’hindouisme, avec toujours, bien au cœur et à l’esprit, le christianisme et ma foi en Dieu. 

Je pense être sur le chemin, mais le questionnement ne cesse jamais, on peut et l’on doit certainement douter de ses convictions, car la voie spirituelle n’est pas facile, surtout quand les valises du passé sont lourdes à porter, certains jours plus que d’autres.

Je médite tous les jours depuis plusieurs années, et cela m’a énormément apporté, il me semble aujourd’hui que mon regard, même s’il est assez critique sur autrui, est plus lucide et clairvoyant; de même, les choses de la vie me sont plus compréhensibles.

Je demeure un cherchant, un jeune vieillard de soixante-seize ans, qui poursuit un chemin, au bout duquel surgit parfois, une étincelle de lumière furtive, mais bienveillante, qui semble l’inviter sans doute à poursuivre la quête.

À qui pouvons-nous demander d’éclairer notre chemin? À l’inconnu, qui passe, à l’ami proche, au maître spirituel, à l’ecclésiastique, au vieil homme expérimenté, au Gourou d’une secte, à qui plus encore?

Aucun homme, quel qu’il soit et quelles que soient, ses immenses qualités, sa compétence, son intégrité, l’expérience, et l’intelligence, ne peut véritablement éclairer le chemin d’une vie.

Certains, pourront peut-être nous éviter les sentiers escarpés, les obstacles d’un chemin, et très certainement aussi, nous diriger sur une voie non mauvaise; mais, en ce bas monde, seul l’homme profondément ancré dans la foi, pourra voir un jour, la lumière de la vie, qu’il possède déjà bien enfouie au plus profond du cœur.

Je t’embrasse comme je t’aime, et,
Je reste à ton écoute.


— Samedi 10 juin 2017



Jean Rumoncey —



25 juillet 2026

≡ J'ai Un Rendez-vous Avec La Mort…


J'ai un rendez-vous avec la Mort à quelque barricade disputée, quand le Printemps reviendra avec son ombre bruissante et que les fleurs de pommier voltigeront dans l'air!


J'ai un rendez-vous avec la Mort quand le Printemps ramènera les beaux jours azurés!


Il se peut qu'elle me prenne la main et me conduise vers son ténébreux domaine, qu'elle close mes yeux et arrête mon souffle… il se peut que je passe encore auprès d'elle.


J'ai un rendez-vous avec la Mort sur le versant déchiqueté de quelque colline délabrée, quand le Printemps reviendra faire son tour cette année et qu'apparaîtront les premières fleurs des prés!



Dieu sait qu'il serait meilleur d'être étendu au creux des coussins, dans la soie et le duvet parfumé, où l'amour palpite en un bienheureux sommeil, pouls contre pouls, souffle contre souffle, où les réveils silencieux sont chers…


Mais j'ai un rendez-vous avec la Mort, à minuit, dans quelque ville en flammes, quand le Printemps repartira vers le nord, cette année, et je suis fidèle à la parole donnée : je ne manquerai pas à ce rendez-vous!



Alan Seeger, 1888-1916.

Poète De La Légion Étrangère,

Lettres Et Poèmes Écrits Durant La Guerre.








Aron O’Raney



 

24 juillet 2026

≡ Dans La Confusion Et L’égarement...


Quand tu es perdu, 

Indécis, ou désorienté,
Pense à l'arbre.


L'arbre feuillu avec peu de racines,
Se trouve déraciné au moindre vent,

L'arbre bien ancré, mais peu feuillu,
Laisse circuler péniblement la sève.


Ainsi,
Racine et Feuillage doivent croître
En harmonie parfaite,

Dans la même mesure,

Ici et maintenant,
Présent à toi-même,
Tu dois être le compas qui dirige,
Et le cercle qui se trace.


Dans l'indécision,
Quand plusieurs routes s'ouvrent devant toi,
Choisis la patience,
Assieds-toi et attends.


Respire profondément,
Recherche le calme en toi,
Installe-toi dans la confiance,
Ne te laisse pas égarer.


Attends,
Encore, encore, et encore.

Dans l'immobilité et le silence,
L'unité retrouvée,
Écoute le message du cœur.


Lève-toi, et choisis la voie.



— 3 juillet 2011







Jean Rumoncey —