04 août 2026

≡ En Parlant De La Prière


Vous priez lorsque vous êtes dans la détresse et le besoin.


Puissiez-vous aussi prier dans la plénitude de votre joie et dans les jours d’abondance. Qu’est la prière, sinon l’expansion de votre être dans l’éther vivant?


Si c’est pour vous réconforter que vous déversez vos ténèbres dans l’espace, vous aurez aussi plaisir à y répandre l’aube de votre cœur


Si vous ne pouvez que pleurer lorsque votre âme vous appelle à la prière, elle devra vous éperonner toujours et encore, malgré vos pleurs, jusqu’à ce que vous y alliez en riant.


Lorsque vous priez, vous vous élevez pour rencontrer dans les airs tous ceux qui prient à la même heure que vous.


Que votre visite à ce temple invisible ne soit donc que pour l’extase et la douce communion.


Car si vous devez y entrer sans autre but que de quémander, vous ne recevrez rien. Et si c’est pour vous humilier, vous ne serez pas relevés. Ou même si c’est pour implorer le bien pour autrui, vous ne serez pas entendus.


Qu’il vous suffise d’entrer dans le temple invisible.


Je ne puis vous enseigner à prier avec des mots. Dieu n’écoute pas vos propos, sauf lorsqu’Il les exprime à travers vos lèvres. Et je ne peux pas vous enseigner la prière des mers, des forêts et des montagnes, Mais vous qui êtes nés des montagnes, des forêts et des mers, vous trouverez leurs prières dans votre cœur.


Et seulement si vous tendez l’oreille dans la quiétude de la nuit, vous les entendrez dire en silence : Notre Dieu, qui est notre moi ailé, C’est ta volonté en nous qui veut. C’est ton désir en nous qui désire. Et c’est ton élan en nous qui voudrait changer nos nuits, qui sont à toi, en jours qui sont à toi aussi.


Nous ne pouvons rien te réclamer, car tu connais nos besoins avant même qu’ils ne naissent en nous.


Tu es notre besoin; et en nous donnant davantage de toi-même, tu nous donnes tout. 



— Le Prophéte, extraits 86,88






Khalil Gibran —






 

03 août 2026

≡ La légende Personnelle...


C’est ce que tu as toujours souhaité faire. Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa légende personnelle. Accomplir sa légende personnelle est la seule et unique obligation des hommes.


Le principe favorable : Quand la chance est de notre côté, Il faut en profiter et tout faire pour l’aider de la même façon qu’elle nous aide.


Le cœur a peur.


Les cœurs des hommes sont ainsi. Ils ont peur de réaliser leurs plus grands rêves, Parce qu’ils croient ne pas mériter d’y arriver Ou ne pas pouvoir y parvenir.


Nous mourons de peur à la seule pensée d’amours enfuis, d’instants qui auraient pu être merveilleux, de trésors introuvables.


Le cœur craint de souffrir, et cette crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. Aucun cœur n’a jamais souffert, alors qu’il était à la poursuite de ses rêves, parce que chaque quête est un instant d’éternité.


Lorsque tu veux vraiment une chose, Tout l’univers conspire à te permettre de réaliser ton désir : C’est toujours une force positive.


Souviens-toi de toujours savoir ce que tu veux.


Ton trésor doit absolument être trouvé, pour que tout ce que tu as découvert en chemin puisse avoir un sens.


Sois attentif aux signes.


N’oublie pas que tout n’est qu’une seule chose. N’oublie pas le langage des signes. Et surtout, n’oublie pas d’aller jusqu’au bout de ton destin.


Le cœur avertit toujours, lorsque l’on s’éloigne de son rêve du chemin qui nous est tracé.


Celui qui vit sa légende connaît ses besoins. il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible : c’est la peur d’échouer.


La plus grande imposture du monde, c’est lorsqu’à un moment donné de notre existence, nous perdons la maîtrise de notre vie, qui se trouve dès lors gouvernée par le destin.


Chaque jour porte en lui l’éternité.


Toute bénédiction qui n’est pas acceptée Risque de se transformer en malédiction.


Lorsque nous cherchons, à être meilleurs que nous le sommes, tout devient meilleur aussi autour de nous.


Ne t’abandonne pas au désespoir. Souviens-toi d’un vieux proverbe, Qui dit que l’heure la plus sombre, est celle qui vient juste, avant le lever du soleil.


Une quête commence toujours, par la chance du débutant, et s’achève toujours, par l’épreuve du conquérant.



— Extrait de l’Alchimiste.




Paulo Coelho —



02 août 2026

≡ Gandhi, La Marche Du Sel


Le 12 mars 1930, Mohandas Karamchand Gandhi Entame Une «Marche Du Sel». C’est La Première Application Concrète De Sa Doctrine De La Non-Violence…


L’impôt sur le sel rapportait 15 Millions de francs-or par an au gouvernement britannique. Le produit de cette taxe était employé dans le budget des dépenses militaires, représentant presque Trente pour cent du budget total, et presque cinq fois celui des écoles.


Ainsi, cette taxe servait à maintenir l’Inde dans son état de servitude en fournissant à l’armée anglaise, qui occupait le pays par la force, l’argent dont elle avait besoin pour assurer sa subsistance.


Le peuple était trop pauvre pour payer une telle taxe sur un produit aussi essentiel à leur survie et à celle de leur bétail. 


À cette époque, le revenu moyen par habitant, y compris celui des radjas millionnaires, n’était que de quelques centimes par jour. Ceux qui habitaient au bord de la mer auraient pu en fabriquer en faisant bouillir de l’eau, mais cela était interdit.


C’est à cet interdit que le Mahatma décida d’inviter tout le peuple de l’Inde à violer une interdiction qu’il qualifiait de «hors-la-loi». 


Le 12 mars 1930, il prévient la police de son plan d’action et il se mit en marche vers l’océan en compagnie de 79 amis dans le but de recueillir de l’eau de mer, pour la faire bouillir sur la plage et en consommer le sel qui serait produit.


Avant le début de la campagne de désobéissance civile, Gandhi avait publié la règle du «Satyagraha» à suivre par les volontaires qui voudraient le rejoindre dans cette démarche de résistance non violente.


Le 5 avril, Gandhi atteignit la mer à Dandi avec ses disciples et des dizaines de milliers de personnes. Le lendemain, il en tira du sel et violait publiquement la loi. Son exemple fut suivi partout en Inde et la police était en état d’alerte.


Les dirigeants du Congrès Indien furent arrêtés et le Mahatma fut emmené de nuit à la prison de Yeravda.


— Dans la ville de Peschavar, les forces de l’ordre ouvrirent le feu à bout portant sur la foule paisible. Les manifestants au premier rang tombèrent sous la mitraille et, aussitôt après, un second rang se présenta, la poitrine découverte devant les soldats qui refusèrent de tirer.


— Un camion transportant des prisonniers eut une crevaison. Les manifestants qui venaient d’être arrêtés se dirigèrent, au pas de course, à la prison où le conducteur du camion devait les amener. Le cortège fut ovationné tout le long de la route.


— Un jeune écolier, refusant de rendre son sac de sel, est roué de coups. Le sang coule, mais il demeure imperturbable devant cette violence. L’officier qui commande le peloton arrête ses hommes et dit au petit garçon : «Tu es brave. Je n’ai jamais vu faire la guerre de cette façon.»


L’histoire de l’Inde parlera toujours de ces événements d’avril 1930. 


Dans les rues, des milliers et des milliers de personnes s’assoient par terre, bloquant toute circulation parce qu’on leur refuse le droit de défiler paisiblement. 


La cavalerie charge, mais les chevaux s’arrêtent à quelques pieds des premiers manifestants. 


Les bêtes refusent d’avancer...




Gandhi —