08 juin 2026

≡ La Stella, Lieu Culturel

La salle a une capacité de 500 places dans un format théâtre et de 1.100 pour un concert debout (crédit : La Trinité).


🏛️ La Trinité inaugure son bijou culturel La Stella —


À l'occasion de sa fête patronale, La Trinité inaugure aujourd'hui sa toute nouvelle salle de spectacle La Stella avec la venue d'un grand nom de l'humour : Elie Semoun.



•— Concrètement


L'inauguration de La Stella par Ladislas Polski, Maire de La Trinité s'est déroulée le 29 mai.


Ce dévoilement officiel a précédé le spectacle d'Elie Semoun Cactus, dont la première partie est assurée par Laurent Barat.


Ce n'est que le coup d'envoi festif de la Sainte-Trinité qui va durer 2 jours.


Samedi, les aubades dans les quartiers s'inviteront dès 9 h dans la ville, puis des spectacles sont programmés à 13 h et 18 h avec plusieurs invités, comme Priscilla Betti, le Ballet de l'Opéra de Nice, le Centre d'art lyrique de la Méditerranée ou encore Gilles Bellatre.


Le grand bal a lieu sur la place de la République.


•— Quelques Chiffres


Le projet a coûté près de 7 millions d'euros financé à moitié par l'État et les collectivités : le conseil régional, le conseil départemental des Alpes-Maritimes et le Centre national de la musique.


«La métropole a participé aux aménagements», précise Ladislas Polski.


La salle a une capacité de 500 places dans un format théâtre et de 1.100 pour un concert debout.


Signé par l'agence d'architecture niçoise Février-Carré, le bâtiment a été pensé pour être un lieu culturel aux espaces modulables pour s'adapter à tous les formats.


•— Quel Esprit ?


«La création de cette salle était un engagement que j'avais pris bien avant mon élection. Nous n'avions jusqu'ici qu'un chapiteau. Ce n'était pas à la hauteur d'une ville de plus de 10.000 habitants», rappelle le maire.


«Nous voulions quelque chose de bien dimensionné et surtout en harmonie avec les besoins et les attentes des Trinitaires. Ils ont choisi le nom de l'établissement qui fait référence au côté céleste de l'observatoire de la Côte d'Azur, au Mont Boron, qui est ancré dans notre paysage», poursuit-il.


«En ce qui concerne l'architecture, nous avons aimé l'esprit niçois et méditerranéen avec ses grandes arches.»


Reste à définir les contours de son utilisation : «Nous voulons que les habitants se l'approprient. La Stella va être utilisée gratuitement par les associations locales et nous allons définir aussi une programmation culturelle cohérente que nous dévoilerons le 16 juin. Nous voulons de l'humour, du théâtre, de la danse, de la musique... qu'on touche tous les publics, avec équilibre et justesse».


Une nouvelle date est déjà attendue avec l'humoriste comédien Samuel Bambi, qui se produira sur scène le jeudi 1er octobre à 20 h 30.



— 29 mai 2026

— Source : L'Essentiel Nice






Aron O’Raney —



≡ Kokusen, le maître zen


C'est par un clair matin de mai de l'an 1781 que le jeune novice Daigu Ryôkan et le maître zen Kokusen entreprennent un voyage de mille kilomètres, du nord au sud du Japon.


Ils partent du temple Kosho, dans la province d'Echigo, pour se rendre au temple Entsu d'Okoyama, où le maître a fait ses études.


La saison est belle, les oiseaux chantent.


Mais, jour après jour, la longue marche, la chaleur du jour, les épidémies, les famines, les bandits de grand chemin, les nuits passées dans des abris de fortune épuisent les deux pèlerins.


Ils arrivent enfin, vers la mi-octobre 1781, à Okoyama. Il ne leur reste plus que la peau sur les os, et ils sont recrus de fatigue.


Le maître zen dit alors à Daigu Ryôkan :


« Tu fus mon soutien pendant cette épreuve. Que cette expérience de moine itinérant symbolise pour toi la vie que tu devras mener désormais jusqu'à la fin de ton voyage sur la terre. 


Es-tu prêt ?


— Je suis prêt, Maître, quelles que soient les difficultés de la route, j'irai jusqu'au bout sans faillir. »


Daigu Ryōkan mourut à soixante-quatorze ans, un soir d'hiver, le 6 janvier 1831, cinquante années après ce serment. Il avait tenu parole.


Le zen est un chemin qui mène très loin…





Aron O’Raney —



07 juin 2026

≡ Plaisir D’Écrire


Ce n’est pas seulement cette soif de gloire qui anime l’écrivain dans la solitude ; il éprouve là une autre jouissance, une jouissance inappréciable, que nul être ne lui peut enlever, celle qui naît du travail même. 


Que de satisfaction on goûte quand on écrit dans une application soutenue, dans l’enthousiasme qui s’y joint ! 


Il suffit souvent d’un tel travail pour dissiper nos chagrins, pour nous faire oublier nos douleurs.


Ah ! je ne donnerais pas une seule heure de ces occupations paisibles pour tous les rêves de gloire qui enchantaient Cicéron. 


La tranquillité que l’on retrouve dans une longue suite de souffrances cause à l’âme les plus douces, les plus nobles émotions. 


Le plaisir que l’on ressent à faire encore quelque chose, lorsqu’on se croyait déjà hors d’état de rien produire, est inconnu peut-être à l’homme qui jouit d’une forte santé, car il a confiance en lui-même. 


Mais pour un écrivain malade, une difficulté vaincue, une période élégante, une expression heureuse, une exposition claire et habile, un travail achevé, sont un baume salutaire, un contre-poison de la mélancolie et un des grands avantages de la solitude, et la satisfaction que l’on en reçoit est bien préférable à[…]




— Extrait de : « La Solitude »




Johann Georg Zimmermann —