30 avril 2026

≡ Sur La Voie De L'Achèvement


Tout guerrier de la lumière

A eu peur de s'engager dans le combat.


Tout guerrier de la lumière

A trahi et menti par le passé. 


Tout guerrier de la lumière

A déjà perdu la foi en l'avenir. 


Tout guerrier de la lumière

A souffert pour des choses sans importance.


Tout guerrier de la lumière

A douté d'être un guerrier de la lumière.


Tout guerrier de la lumière

A manqué à ses obligations spirituelles.


Tout guerrier de la lumière

A dit oui quand il voulait dire non.


Tout guerrier de la lumière

A blessé quelqu'un qu'il aimait. 


C'est pour cela

Qu'il est un guerrier de la lumière;


Parce qu'il est passé

Par toutes ces expériences


Et n'a pas perdu l'espoir

De devenir meilleur.



Extrait du «Manuel du Guerrier de la Lumière» 45.





Paulo Coelho —



≡ Le Pionnier Du Roman Policier

Une rue à Nice porte le nom de cet illustre écrivain (Adobe Stock / Hachette).


📚 Le 15 avril 1927, le pionnier du roman policier disparaissait à Nice


En cette journée du 15 avril, nous remontons le temps pour mettre à l'honneur Gaston Leroux, un écrivain qui a laissé son empreinte à Nice et sur l'univers des romans policiers.


On Parle De Qui ?


Gaston Leroux était un écrivain et journaliste français né le 6 mai 1868 à Paris.


Il a fait sa carrière en tant que reporter judiciaire. Des histoires sombres rapportées dans les journaux et une proximité avec les enquêteurs lui permettent d'élargir son imagination.


Ses chroniques judiciaires s'étalent dans le journal Le Matin et pour L'Echo de Paris.


C'est un journaliste de terrain qui a été au plus proche de certains grands conflits à l'étranger, notamment en Russie.


Pourquoi Est-Il Connu ?


Gaston Leroux est tombé dans la grande marmite de l'intrigue et des affaires complexes. C'est d'ailleurs l'une d'elles qui a inspiré l'un de ses romans les plus connus : Le mystère de la chambre jaune.


Dans ce livre, le lecteur se retrouve propulsé au cœur d'une enquête a priori impossible où une femme se retrouve agressée à l'intérieur d'une pièce fermée de l'intérieur.


C'est son personnage principal, Joseph Rouletabille, qui doit mener alors l'enquête. Les indices, le suspense, les doutes, le dénouement final... les ingrédients du succès sont au rendez-vous. Le début d'une grande saga.


Le mystère de la chambre jaune est d'abord sorti en 1907, en feuilleton dans un journal, avant d'être condensé en un seul et même ouvrage. Une réussite que Agatha Christie, reine de l'intrigue, citait en exemple.


Autre succès monumental : Le Fantôme de l'Opéra, dont l'adaptation en comédie musicale a établi des records de recettes à Broadway. Des milliards de dollars !


Et Nice ?


Les habitants du quartier Saint-Roch à Nice ont dû arpenter sans le savoir la rue Gaston Leroux. Celle-ci se trouve près de la salle de sport Serge Leyrit ; elle est perpendiculaire au boulevard Virgile Barel.


Bien qu'il soit né à Paris, Gaston Leroux est mort brutalement à Nice le 15 avril 1927 à la suite d'une opération. Sa sépulture est visible au cimetière de la colline du château.


Début des années 1900, Leroux quitte Paris pour Nice. Mais pas le quartier Saint-Roch... Leroux est un flambeur, mordu des casinos et de Monte-Carlo. C'est au Mont-Boron, puis à Cimiez (villa des orangers) et enfin au 53 bd Gambetta, dans le somptueux palais L'étoile du Nord qu'il s'installe. On peut y voir une plaque commémorative en façade.


Il crée à Nice en 1918 la Société des cinéromans, avec des personnalités du septième art, et se lance dans la production avec René Navarre, l'interprète du Fantômas et Arthur Bernède, l'auteur de Belphégor.


Celle-ci sera rachetée plus tard par par Pathé-Cinéma. Jusqu'à sa mort, il continue son travail d'écriture en laissant ainsi une empreinte indélébile sur le monde du roman policier... ainsi que des dettes monumentales à cause de son addiction aux jeux. Son héritage littéraire est, lui, inestimable.



— 15 avril 2026

— Source : L'Essentiel Nice





Aron O’Raney —



 

29 avril 2026

≡ Quelle est cette solitude ?


— Il serpentait parmi les champs et les manguiers, les tamariniers et les tombeaux abandonnés. Les pois de senteur parfumaient délicieusement l'air. Les oiseaux s'installaient pour la nuit, et un grand étang commençait à réfléchir les étoiles. 


— La nature n'était pas très communicative ce soir-là. Les arbres se laissaient envahir par la nuit et se taisaient. Quelques jeunes gens passèrent à bicyclette en bavardant, puis, de nouveau ce fut le silence, vaste et profond, et cette paix qui vient lorsque toutes les choses sont seules.


• Cette Solitude N'est Pas La Douloureuse Et Terrifiante Solitude De L'esprit. 


— C'est la solitude de l'être; c'est une solitude pure, riche et pleine. Ce tamarinier, près de nous, n'a d'autre existence que celle d'être ce qu'il est. De même cette solitude. 


— On est seul, comme le feu, comme la fleur, mais on n'a pas conscience de sa pureté et de son immensité. On ne peut vraiment communier que lorsqu'on est seul. Être seul n'est pas la conséquence d'un refus, d'un repli sur soi-même. 


• La Solitude D'être S'épure De Tous Motifs, De Toute Recherche Du Désir, De Tous Mobiles. 


— Cette solitude n'est pas une fin en soi. On ne peut pas souhaiter être seul. Un tel désir n'est que fuite devant la souffrance causée par l'impossibilité de communier.


— L'isolement, avec son cortège de craintes et de souffrances, est la conséquence inévitable de l'action du moi. 


— L'isolement ne peut que donner naissance à la confusion, aux conflits de toutes sortes et à la douleur, jamais à la vraie solitude; pour que la solitude soit, il faut que cesse l'isolement. 


• La Solitude Est Indivisible, L'isolement Est Séparation. 


La Solitude Donne Souplesse Et Endurance. Ce N'est Que Dans La Solitude Que L'on Peut Communier Avec Ce Qui Est Sans Cause, Avec L'incommensurable. Par La Solitude, La Vie Se Révèle À L'homme Dans Son Éternité; La Solitude Révèle L'inexistence De La Mort. 


• Celui Qui Connaît La Solitude Ne Peut Cesser D'être.


— La Lune émergeait de la cime des arbres, et les ombres se découpaient sur le sol, noires et nettes. Un chien se mit à aboyer quand nous traversâmes le petit village, et nous redescendîmes près du fleuve. 


— L'eau était si calme que les étoiles et les lumières du grand pont qui enjambait le fleuve s'y réfléchissaient comme sur un miroir. 


— Des enfants, assis au bord de l'eau, riaient; un bébé pleurait. Les pêcheurs nettoyaient et enroulaient leurs filets. Un oiseau traversa le ciel en silence. 


— Là-bas, de l'autre côté du vaste fleuve, quelqu'un se mit à chanter, et son chant s'élevait clair et pénétrant dans la nuit. 


Profonde Et Pénétrante Solitude De La Vie…



Extrait De : «Commentaires-Sur-La-Vie»

1956 Tome 1 — Note 5





Jiddu Krishnamurti (1895-1986) —