19 mai 2026

≡ Un Cœur Paisible


Il faut que le calme ait sa source dans le cœur ; mais il y rentre plus facilement avec les vertus qui doivent l’accompagner. 


Dans le silence d’une retraite champêtre, on devient aisément bon et aimant ; au pied d’une forêt fraîche, au bord d’un ruisseau limpide, la tranquillité de la nature pénètre dans notre cœur, et, parmi les hommes, on est souvent plus tenté de se fuir soi-même que de fuir les autres. 


Être en paix avec soi-même, c’est être en paix avec le monde entier ; quand l’âme est paisible, les hommes et les choses se montrent à nous sous le meilleur point de vue. 


Quand la nature nous sourit, quand les sentiments de bienveillance qu’elle nous inspire remplissent notre cœur, il ne nous manque plus qu’un cœur pour partager notre félicité.


Les caractères paisibles trouvent plus de bonheur intérieur à la campagne que partout ailleurs. 


Nul palais, nulle cour brillante ne pourraient effacer la douleur de celui qu’on arracherait malgré lui à une douce et calme situation pour le transporter dans ce tourbillon du grand monde, où l’on trouve tant d’ennui, tant de mensonge, tant de fausses démonstrations et tant de haine.


C’est dans les campagnes qu’on retrouve encore l’amour, la bonne foi, les jouissances véritables et la simplicité de mœurs de nos aïeux. 


Voilà pourquoi Rousseau disait aux habitants des villes qu’il y avait dans la vie champêtre un charme particulier qu’ils ne connaissaient pas, et des plaisirs moins fades et moins grossiers qu’ils ne croyaient ; que là, on reconnaissait aussi le goût et la délicatesse ; qu’un homme de mérite qui se « retire à la campagne avec sa famille, qui se fait son propre fermier, passe là des jours plus doux que dans les assemblées les plus splendides ; qu’une honnête ménagère peut être à la campagne une femme pleine d’agréments et de grâces, préférables à toutes les grâces des grandes dames. »




— Extrait de : La solitude




  Johann Georg Zimmermann —




 

≡ L'hôpital Sainte-Marie fait peau neuve

L'objectif de ce renouveau architectural est d'améliorer le confort des patients et des soignants (crédit : T.Shimmura).


🏥 L'hôpital Sainte-Marie est une institution à Nice dédiée à la santé mentale. Il inaugure aujourd'hui la livraison de la première tranche des travaux de modernisation.


— Les Grandes Lignes


Fondé en 1862, le Centre Hospitalier Sainte-Marie Nice est un établissement de santé privé d'intérêt collectif (ESPIC) situé avenue Joseph Raybaud.


Référence en psychiatrie adulte, il assure depuis 1976 une mission de service public en santé mentale sur la majeure partie du département des Alpes‑Maritimes.


Membre de l'Association Hospitalière Sainte‑Marie (AHSM), il est le premier acteur de la santé mentale du territoire, avec près de 900 professionnels et une file active annuelle de 10.000 patients.


L'AHSM, dont les établissements sont situés dans le quart Sud-Est, mobilise près de 6.000 professionnels au service de plus de 50.000 personnes accompagnées chaque année.


Le fonds de dotation de l'association a investi près de 110 millions d'euros pour l'ensemble de la rénovation qui a débuté en 2023 et qui s'achève en 2028 avec la deuxième tranche.


— Pourquoi C'est Important


«Cette première livraison est bien plus qu'un achèvement de chantier : elle incarne une nouvelle manière de penser l'hôpital psychiatrique, en lien étroit avec les pratiques de soins d'aujourd'hui et de demain», explique Virginie Mouraret, Directrice de territoire Sainte-Marie Alpes-Maritimes.


«Nous passons d'un centre vétuste à une structure moderne qui permet de déstigmatiser la psychiatrie. Nous avons des espaces plus ouverts, plus lumineux. On ne parle plus de prison, il n'y a plus de barreaux», insiste-t-elle.


Au mois de mars, les unités de soin ont finalisé le déménagement dans leurs nouveaux locaux tout en garantissant la continuité de la prise en charge.


«Le confort d'accueil des patients, mais également de nos équipes se trouve augmenté. Nous avons pour projet aussi de faire entrer la culture dans l'établissement grâce à ce nouvel équipement», envisage Virginie Mouraret.


— Concrètement


Cette première tranche comprend 140 lits répartis en 6 unités de soins, dont 5 unités de psychiatrie générale et 1 unité de soins intensifs en psychiatrie (USIP).


«La deuxième tranche comprendra 115 lits. Nous avons principalement des chambres individuelles et quelques chambres doubles qui sont utilisées dans un cadre de soin précis, notamment pour prévenir le suicide, par exemple», explique Virginie Mouraret.


«Le fait d'avoir moins de promiscuité permet de diminuer les risques de violence», explique la directrice.


La durée moyenne de séjour pour les patients est de 46 jours (2025).



— 5 mai 2026

— Source : L'Essentiel Nice





Aron O’Raney —



 

18 mai 2026

≡ Révolution Intérieure


Pour instaurer la paix dans le monde, pour mettre fin à toutes les guerres, il faut une révolution dans l'individu, en vous et moi.


Une révolution économique sans cette révolution intérieure n'aurait pas de sens, car la faim est la conséquence d'une perturbation économique causée par nos états psychologiques, l'avidité, l'envie, la volonté de nuire, le sens possessif.


Pour mettre un terme aux tourments de la faim et des guerres, il faut une révolution psychologique et peu d'entre nous acceptent de voir ce fait en face.


Nous discuterons de paix, de plans, nous créerons de nouvelles ligues, des Nations Unies indéfiniment, mais nous n'instaurerons pas la paix, parce que nous ne renoncerons pas à nos situations, à notre autorité, à notre argent, à nos possessions, à nos vies stupides.


Compter sur les autres est totalement futile ; les autres ne peuvent pas nous apporter la paix.


Aucun chef politique ne nous donnera la paix,
Aucun gouvernement,
Aucune armée,
Aucun pays.


Ce qui nous apportera la paix, ce sera une transformation intérieure qui nous conduira à une action extérieure.


Cette transformation intérieure n'est pas un isolement, un recul devant l'action.


Au contraire, il ne peut y avoir d'action effective que lorsque la pensée est claire, et il n'y a pas de pensée claire sans connaissance de soi.


Sans connaissance de soi, il n'y a pas de paix.





Jiddu Krishnamurti ―