13 mars 2026

≡ En Parlant De La Pauvreté


Nous disons donc que l’homme doit être aussi libre de tout son propre savoir, qu’il l’était lorsqu’il n’était pas et qu’il laisse Dieu opérer selon son vouloir en en demeurant libre. 


Tout ce qui découle de Dieu a pour fin une pure activité. Mais l’activité propre à l’homme est d’aimer et de connaître. Or, la question se pose de savoir en quoi consiste essentiellement la béatitude.


Certains maîtres disent qu’elle réside dans la connaissance, d’autres dans l’amour. D’autres encore qu’elle réside dans la connaissance et l’amour. Ces derniers parlent déjà mieux.


Quant à nous, nous disons qu’elle ne réside ni dans la connaissance ni dans l’amour. Il y a dans l’âme quelque chose d’où découlent la connaissance et l’amour. Ce tréfonds ne connaît ni n’aime comme les autres puissances de l’âme.


Celui qui connaît cela connaît la béatitude. Cela n’a ni avant ni après, sans attente, et est inaccessible au gain comme à la perte. Cette essence est libre de tout savoir que Dieu agit en elle, mais se jouit elle-même par elle-même comme le fait Dieu.


Nous disons donc que l’homme doit se tenir quitte et libre de Dieu, sans aucune connaissance, ni expérience que Dieu agit en lui et c’est ainsi seulement que la véritable pauvreté peut éclore en l’homme.


Certains maîtres disent : Dieu est un être, être raisonnable qui connaît toute chose. Or, nous disons : Dieu n’est ni être ni être raisonnable, et il ne connaît ni ceci ni cela. Dieu est libre de toute chose et c’est pourquoi il est l’essence de toute chose.


Le véritable pauvre en esprit doit être pauvre de tout son propre savoir, de sorte qu’il ne sache absolument rien d’aucune chose, ni de Dieu ni de la créature, ni de lui-même. Libre de tout désir de connaître les œuvres de Dieu; de cette façon seulement, l’homme peut être pauvre de son propre savoir.


En troisième lieu, est pauvre l’homme qui ne possède rien. Nombreux sont ceux qui ont dit que la perfection résidait dans le fait de ne rien posséder de matériel, et cela est vrai en un sens, mais je l’entends tout autrement.


Nous avons dit précédemment qu’un homme pauvre ne cherche même pas à accomplir la volonté de Dieu, mais qu’il vit libre de sa propre volonté et de celle de Dieu, tel qu’il était lorsqu’il n’était pas. De cette pauvreté, nous déclarons qu’elle est la plus haute.


Nous avons dit en second lieu que l’homme pauvre ne sait rien de l’activité de Dieu en lui. Libre du savoir et de la connaissance, autant que Dieu est libre de toute chose, telle est la pauvreté la plus pure.


Mais la troisième pauvreté dont nous voulons parler maintenant est la plus intime et la plus profonde : celle de l’homme qui n’a rien. Soyez toute écoute! Nous avons dit souvent, et de grands maîtres l’ont dit aussi, que l’homme doit être dégagé de toute chose, de toute œuvre, tant extérieure qu’intérieure, de telle sorte qu’il soit le lieu même où Dieu se trouve et puisse opérer.


Mais à présent, nous allons au-delà. Si l’homme est libre de toute chose, de lui-même, et même de Dieu, mais qu’il lui reste encore un lieu où Dieu puisse agir, aussi longtemps qu’il en est ainsi, l’homme n’est pas encore pauvre de la pauvreté la plus essentielle. Dieu ne tend pas vers un lieu en l’homme où il puisse opérer.




(Sermon 52, selon la numérotation de Josef Quint 

dans Die deutschen Werke)




Maître Eckhart —




≡ Le Beau Au Bout Du Pinceau

On peut voir son travail au sein du Circé à Beaulieu et chez Noto (crédit : Les ateliers de Lulu).


🎨 Lucie Dimbarbe, le beau au bout du pinceau


Avec « Les ateliers de Lulu », elle enchante façades et intérieurs depuis 25 ans, à Nice et, de plus en plus régulièrement, ailleurs.


Avec son art de la fresque, de la peinture décorative, elle est la botte secrète des amoureux du beau et du travail de la main.


•— Bio Express


Si elle maîtrise le trompe-l’œil, son accent, lui, ne fait pas un pli : son fief, c’est Tarbes et les Hautes-Pyrénées. « Je suis née en 1976. J’ai une sœur et un frère. Ma mère était au foyer et mon père était maçon. Les chantiers, c’était assez familier… »


Lucie Dimbarbe ne s’oriente pas tout de suite vers la création. « J’ai compris que je voulais aller vers ça en terminale… Il aurait fallu repartir en seconde pour changer d’orientation artistique… Je passe un BTS communication des entreprises. » Elle rit. « Il me sert quand même un peu ! » En 1998, elle découvre la MJM, à Nice (aujourd’hui, Itecom) et se lance dans un cursus en peinture décorative. 


« Je voulais faire de la déco, mais la seule option, c’était archi. Donc j’intègre plutôt cette filière… et j’adore. » Elle fond surtout pour l’art déco et pour l’Italie. Elle est fascinée par la mer aussi. Cela l’inspire.


•— La Vie Active


Pendant une dizaine d’années, elle travaille pas mal seule. « Les chantiers arrivent par vagues : au départ, je fais des façades de maisons, de commerces et, à un moment donné, j’enchaîne les plafonds, avant de passer à plusieurs projets de restauration. » 


Ce sont des cycles pendant lesquels elle apprend beaucoup. « Encore aujourd’hui, c’est en faisant que je nourris ma pratique. Et notamment, au contact de confrères. » Le travail en équipe la stimule beaucoup. 


« J’ai constitué un réseau de confiance, avec des pros que je peux mobiliser en cas de gros chantiers. » Elle était justement à Lyon, avec une grande architecte. Une collaboration qui devrait être renouvelée. 


« Je suis maman solo d’une fille de 12 ans, donc, me déplacer demande de l’organisation, mais ça me plaît. » Le travail avec les architectes, elle aime: « J’ai un cahier des charges qui, plus que de me contraindre, booste ma créativité, mon inspiration. »


•— Demain…


« Dorénavant, j’envisage tous mes projets en équipe. Je peux tenir des délais serrés, me concentrer sur la partie créative. 


J’ai l’âme d’un chef : j’aime l’organisation, la logistique. Et puis, c’est l’année de mes 50 ans et c’est un métier très physique… » 


Sa passion ne s’élime pas. « Mon combat, c’est de dire que la peinture décorative n’est pas que classique, traditionnelle : elle est aussi très actuelle. On réinterprète beaucoup, on produit des choses très graphiques, contemporaines. »


Au printemps, elle travaillera sur un vieux gréement à Saint-Jean, cet été, elle décolle pour les Caraïbes. « Ici, on peut voir mon travail de matière à Type 55, sur les colonnes Circé, et Noto… » Elle avait aussi signé la très belle façade de Mama Tzigane, mais il a tristement été imposé aux gérants de la recouvrir.




— 2 mars 2026

— Source : L’Essentiel Nice 




Aron O’Raney —




12 mars 2026

≡ Il N’y A Que L’ Instant Présent


🔷 Le moment présent est tout ce qui existe


Le monde fonctionne bien,

Mais nous, les êtres humains, non.


Nous semblons créer plus de problèmes que nous n’en Résolvons.


Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est.


L’esprit crée tous nos problèmes,

Mais il pourrait aussi les résoudre en agissant correctement.


Il y a une erreur dans notre façon de penser.


Il est configuré pour produire des choses que nous ne voulons pas.


Personne ne veut de la misère et de l’angoisse,

Et pourtant, c’est ce que nous produisons.


Nous pourrions résoudre la plupart de nos problèmes.


Nous devons nous voir tels que nous sommes vraiment

Et faire ce qui fonctionne.


Bien vivre commence par bien voir.


La vie est un miracle.


Si vous ne la voyez pas ainsi,

C’est que vous ne voyez pas juste.


Si vous ne voyez pas de miracles,

La faute n’est pas dans le monde,

Mais dans votre esprit.


Nous vivons dans un monde de miracles,

Mais notre ego nous empêche de les voir.


Lorsque vous voyez le monde tel qu’il est,

et faites les choses justes,


Vous voyez et accomplissez des miracles.


Il existe trois façons de rencontrer un miracle :


1. En voyant un.

2. En accomplissant un.

3. En étant un.


Lorsque l’ego prend le dessus,

Nous perdons le lien avec le miracle.


Nous ne voyons pas les choses correctement.


Nous vivons dans deux mondes : le vrai et le faux.


— Le vrai est ce qui se passe réellement.

— Le faux est ce que nous imaginons ou interprétons.


La perception directe consiste à voir le monde sans ego.


L’ego est une image basée sur des informations fragiles

Et d’expériences, de souhaits et de croyances ambigus.


L’esprit crée son propre monde mental

Où le vrai et le faux se mélangent.


Cette situation peut être corrigée.


1. Changez les fausses hypothèses.

L’égoïsme doit être éradiqué.


2. S’accorder à la fréquence du miracle.

Pourquoi ne pas laisser aller notre ego et vivre pleinement ?


Nous ne voyons pas correctement notre esprit.


La fonction principale de notre esprit 

Est de nous relier au monde,

Et non de nous en séparer.

Nous sommes le monde,

Et le monde est la demeure des miracles.


Si vous voulez changer le monde,

Commencez par votre propre esprit.


L’esprit fonctionne à deux niveaux :


— Dans le temps, dans le monde matériel

— Et dans l’instant présent, au-delà du connu.


L’ego vit dans des images qu’il s’est lui-même fabriqué.


La vision directe libère l’esprit de l’aveuglement de l’ego.


Lorsque vous vous voyez tel que vous êtes réellement,

Vous êtes prêt à agir.


— La vie, c’est agir dans un but précis.

— Le but de la vie est de voir et de faire des miracles.


La vie ne consiste pas à renforcer son ego,

Mais de faire quelque chose pour les autres.


Tout ce qui est bon dans le monde est fait pour les autres.

Tout ce qui est bon dans le monde est fait ensemble.


La vie ne se déroule pas dans le temps,

Elle se déroule dans l’esprit.


La vie est en mouvement,

Jamais immobile.


Vivre le moment présent est la meilleure façon de vivre.


Cela signifie vivre au milieu des miracles.


La vie est une émission en direct.


En ce moment, tout est parfait.  




— Texte publié le 19 janvier 2024 : 

— Auteur : Heikki Peltola




Aron O’Raney —