13 février 2026

≡ Saint-Valentin, Origine Et Histoire…

Représentation médiévale du martyre de Saint-Valentin


Célébrée le 14 Février, la Saint-Valentin est depuis le XVe siècle la fête des amoureux.


•— Histoire de Saint-Valentin, martyr chrétien


Le 14 février, plusieurs saints nommés Valentin sont célébrés, mais Saint-Valentin de Terni reste la figure la plus associée à la fête des amoureux. Prêtre chrétien thaumaturge du IIIe siècle, il vécut sous le règne de Claude II le Gothique. Arrêté en 269, il fut flagellé, condamné à mort et décapité sur la voie Flaminienne à Rome. Trois chrétiens venus prier sur sa dépouille furent également exécutés.


Saint-Valentin


D’autres disciples subirent les persécutions, dont Saint Craton, professeur de rhétorique baptisé par Valentin. Après la reconnaissance du christianisme, son culte se diffusa, notamment en Bavière, où ses reliques furent transférées à Passau en 764. Représenté comme guérisseur, il est invoqué contre l’épilepsie et demeure le patron des apiculteurs et des fiancés.


•— Origine de la Saint-Valentin, fête des amoureux


Le lien entre le martyr et les amoureux reste incertain. Certains y voient une tentative de l’Église, sous le pape Gélase Ier, de supplanter les Lupercales, fête païenne romaine dédiée à Faunus, marquée par des rites de fertilité. Toutefois, rien ne prouve que la Saint-Valentin ait alors été consacrée aux couples.


L’association avec l’amour apparaît plutôt au XIVe siècle, lorsque l’on croyait que le 14 février correspondait au début de l’appariement des oiseaux. Cette vision poétique inspira l’échange de billets doux entre jeunes gens, se nommant Valentin ou Valentine. Cette tradition, surtout anglo-saxonne, se diffusa grâce à des poètes comme Geoffrey Chaucer.


Dans un même temps naissent diverses légendes autour de Saint-Valentin qui rapprochent le Saint des jeunes amoureux : ainsi raconte-t-on qu’il fut arrêté parce qu’il célébrait des mariages alors que Claude II les avait interdits à ses soldats. On raconte aussi qu’il rendit la vue à la fille de son geôlier qui venait le visiter quotidiennement pour qu’il lui décrivît le monde : avant d’être décapité, le saint lui aurait fait parvenir un billet signé « Ton Valentin ». La ferveur nouvelle des amoureux envers Saint Valentin aurait entrainé l’officialisation de ce patronage par l’Église à la fin du XIVe siècle sous le Pape Alexandre IV.


•— La Saint-Valentin de nos jours


Au XIXe siècle, la fête se popularisa par l’envoi de cartes entre amoureux. En 1969, l’Église catholique retira toutefois Saint Valentin de son calendrier officiel, le 14 février devenant celui des Saints Cyrille et Méthode. Malgré cela, Saint-Valentin de Terni demeure célébré localement et reste ancré dans la culture occidentale. 


Aujourd’hui, la Saint-Valentin est devenue une fête largement commerciale, générant des dépenses considérables, notamment aux États-Unis.




— Sources : Martyrologue romain de l’Église catholique — BAUDOIN Jacques, Grand livre des saints. Culte et iconographie en Occident, Créer, 2006. — Extraits inspirés d’un article de : Histoire Pour Tous Fr




Aron O’Raney —




 

≡ Monsieur « On-dit »


Vous ne le connaissez pas,

Je ne le connais pas.


Il existe, 

Mais personne ne l’a jamais rencontré.


Monsieur « On-Dit »

Se faufile dans le monde où « ça cause »,

Dans un salon,

Autour d’une table.


Il chuchote plus qu’il ne parle,

Sur le ton de la confidence, 

Par allusion ou par insinuation : 

« Je n’irai pas jusqu’à dire que... »


Il baigne dans le « clair-obscur », 

Il balance entre la demi-vérité

Et le demi-mensonge.


Son langage est crépusculaire, 

Les mots se couvrent d’ambiguïté,

Deviennent pervers.


Il n’a rien du vulgaire colporteur de cancans.


Il est un prestidigitateur élégant

Entre les mains duquel, 

La moindre parcelle de vérité sert de caution

À une fausse conclusion, 

À un mensonge, 

À une calomnie.


Il feint de ne pas juger,

Il ne s’engage pas,

Il ne « se mouille » pas : « Ne trouvez-vous pas que... »


C’est l’autre qui est convié à passer

De la suggestion à la conviction,

À devenir plus que son complice,

L’auteur de sa nouvelle.


Monsieur « On-Dit » se complaît 

Dans un monde fendillé, 

Où le mal suinte de partout.


Il ne peut voir le bon côté des hommes,

Celui qui brille au soleil de Dieu,

Il ne repère que les ombres, 

Les versants glacés et impraticables.


Il habitue son interlocuteur à ne flairer que le mal,

À imaginer que tout est mal.


Être ainsi blessé sans connaître sa blessure,

La pire des blessures, la seule mortelle.


Monsieur « On-Dit », frivole ou cruel, 

Si vous êtes le plus perfide des criminels,

C'est parce que chacun de nous est peut-être devenu

Sans le savoir votre victime.




Cardinal Roger Etchegaray —




 

12 février 2026

≡ Parlons Du Vendredi 13

En France, le vendredi 13 est un jour chargé de superstitions, souvent perçu comme porteur de malchance. New Africa - (stock adobe)



C’est Vendredi 13 ! Peur Du Chiffre 4, Fenêtres De Sorcière, S’asseoir Sur Sa Valise… Les Superstitions Les Plus Insolites Dans Le Monde


🇫🇷 Croiser un chat noir, briser un miroir, passer sous une échelle…


En France, les superstitions s’invitent dans les gestes du quotidien. Près de 30 % des Français se considèrent comme superstitieux. Ces pratiques dépassent nos frontières, car, de l’Allemagne aux États-Unis en passant par la Chine, chaque pays entretient ses propres croyances, parfois amusantes, parfois étonnantes.


🇺🇸 Des fenêtres pour chasser les sorcières aux États-Unis 


Dans le Vermont, un État du nord-est où 75 % du territoire est couvert de forêts, certaines maisons se distinguent par des fenêtres inclinées à 45 degrés, appelées «witch windows» ou «fenêtres de sorcières». Selon une superstition locale, ces fenêtres atypiques les empêcheraient d’entrer…


🇨🇳🇰🇷🇹🇼 Tétraphobie en Asie du Sud-Est


En France, le chiffre 13 est souvent considéré comme porteur de mauvais augure, alors qu’en Asie du Sud-Est, c’est le chiffre 4 qui inspire la méfiance. 


Très répandue en Chine, cette aversion pour le 4 porte même un nom : la tétraphonie. Cela s’explique par la prononciation du chiffre qui ressemble au mot «mort» en mandarin. Ce numéro est souvent évité, et parfois l’étage correspondant est tout simplement supprimé dans les hôtels ou les immeubles. C’est le cas à Hong Kong, où le gratte-ciel The Arch omet tous les étages commençant par le chiffre 4, de 40 à 49, et passe directement du 39e au 50e. 


Même constat à Taïwan ou encore en Corée du Sud. «Ces derniers, à l’inverse, vénèrent d’autres chiffres : le 8, notamment, car il symbolise l’abondance et la richesse», explique David Boursaly, consultant français ayant vécu plusieurs années en Chine, lors d’un entretien paru dans le magazine Géo.


🇺🇦 40 ans, l’âge qu’on ne célèbre pas en Ukraine


En Ukraine, fêter ses 40 ans pourrait, selon la superstition, attirer le mauvais sort.


Une croyance héritée du Moyen Âge, époque où l’on attendait 40 jours avant d’enterrer un défunt, au cas où… il reviendrait à la vie. 


Pour les femmes qui souhaitent trouver le grand amour, certaines précautions sont de mise. Il est notamment déconseillé de balayer le sol autour d’elles lors d’événements importants, un geste considéré comme un mauvais présage pouvant provoquer un célibat prolongé. De même, s’asseoir à un coin de table est vu comme un signe d’isolement ou de malchance en amour.


🇪🇸 En Espagne, on ne se marie pas un mardi


Par exemple, se marier un mardi pourrait, selon la tradition, porter malheur… Cette croyance remonte à l’Antiquité, quand mardi était le jour consacré à Mars, le dieu romain de la guerre. Les Romains évitaient ce jour-là pour se marier, signer des contrats ou même prendre la mer, convaincus que Mars, protecteur des conflits, retirait sa faveur ce jour-là. C’est d’ailleurs dans la péninsule ibérique que les superstitions restent les plus enracinées en Europe, avec 60 % des habitants qui y sont sensibles. 


🇷🇺 S’asseoir sur ses valises, un porte-bonheur russe ?


Et si, avant de partir, vous faisiez une courte pause… Assis sur vos valises ? En Russie, ce geste tient du rituel porte-bonheur, censé éloigner les tracas du voyage. Il puise son origine dans une ancienne croyance slave liée au domovoï, un esprit protecteur de la maison, qui veille sur les habitants et leurs déplacements. Le rituel permettrait de recevoir ses dernières recommandations avant le départ et de désorienter les mauvais esprits susceptibles de perturber le périple. Un geste qui continue de rythmer les départs dans de nombreux foyers russes.




— Source : le figaro fr

— 7 janvier 2026

Iman Benotmane




Aron O’Raney —