16 octobre 2026

≡ Interprétation Des Actes


Nul n’exécuterait l’acte le plus infime sans le sentiment que cet acte est la seule et unique réalité. 


Cet aveuglement est le fondement absolu, le principe indiscutable de tout ce qui existe. 


Celui qui le discute prouve seulement qu’il est moins, que le doute a sapé sa vigueur.


Mais, du milieu même de ses doutes, il lui faut ressentir l’importance de son acheminement vers la négation. 


Savoir que rien ne vaut la peine devient implicitement une croyance, donc une possibilité d’acte ; c’est que même un rien d’existence présuppose une foi inavouée ; 


Un simple pas — fut-il vers un semblant de réalité — est une apostasie à l’égard du néant ; 


La respiration elle-même procède d’un fanatisme en germe, comme toute participation au mouvement... 


Depuis la flânerie jusqu’au carnage, l’homme ne parcourt la gamme des actes que parce qu’il n’en perçoit point le non-sens : 


Tout ce qui se fait sur terre émane d’une illusion de plénitude dans le vide, d’un mystère du Rien... 


En dehors de la Création et de la Destruction du monde, toutes les entreprises sont pareillement nulles.



— Extrait de «Syllogismes de l’amertume»






■— Émil Cioran —


 

≡ Le lavoir du Malonat

Le lavoir est situé à l’écart sur une petite placette (crédit : Fab.P.).


🚰 Connaissez-vous l’histoire du lavoir du Malonat ?


• Le lavoir du Malonat est bien caché, loin de l’effervescence des ruelles du Vieux-Nice. Nous vous racontons son histoire.



•Le lavoir du Malonat a été construit en 1876. Vous pouvez le découvrir sur une petite placette du Vieux-Nice située Rue du Malonat à côté du Groupe scolaire du Château au pied de la colline. Le tout, dans la continuité de la rue de la Préfecture.


•Il a été imaginé par l’architecte de la Ville François Aune alors qu’Auguste Raynaud était maire de la cité.


•Comme tous les lavoirs, il servait à laver le linge. Les lavandières, le nom donné à ce métier, étaient donc nombreuses à fréquenter le lieu. Aucun lien avec les lavandes.


•En 2024, le lavoir est toujours visible, mais il a été transformé en grande jardinière pour éviter d’être dégradé davantage. 


•Le banc en pierre de la Turbie qui servait aux lavandières pour poser le linge a disparu.


— Pourquoi Est-Il Réputé ?


•Il se dit qu’au Moyen-Âge, les tomettes, les malouns qui donneront aussi l’étymologie des malons étaient fabriqués dans le quartier.


•Ce sont ces petits carreaux en terre cuite rouge qui ont donné le nom au quartier : le Malonat.


•Mais si le lavoir est aussi réputé, ce n’est pas grâce aux lavandières... mais plutôt au bourreau de Nice qui venait y laver ses vêtements ensanglantés et ses instruments qui servaient aux exécutions publiques, non loin de là.


•Le quartier a aussi donné son nom à une procession religieuse célébrant la Vierge du Malonat.


•Cette coutume fait référence aux ravages du choléra en 1854. Les habitants du quartier du Malonat ont alors prié la Vierge Marie pour sortir de l’épidémie. Avec succès.


•Des fonds sont récoltés pour ériger un oratoire à sa gloire, comme le rapporte plus en détail Nice-Matin. 


Cette réussite est encore célébrée aujourd’hui.




— 19 juillet 2026

— Source : L’Essentiel Nice Patrimoine






▲ Aron O’Raney —



15 octobre 2026

≡ Parlons De Jiddu Krishnamurti…


— Cette lumière en nous


Jiddu Krishnamurti est sans doute à considérer, comme le premier maître spirituel Laïc de son époque.


Il a parcouru inlassablement le monde, pour délivrer ses messages de sagesse, et encouragé les hommes à se libérer du connu. Nombreux sont ses écrits exaltant la liberté, l’amour, la sagesse,  la souffrance,  la mort et la méditation.


Durant ses nombreuses années de dialogues entretenus avec des interlocuteurs issus de tous les horizons de la société, comme au cours de ses conférences publiques dans le monde, Jiddu Krishnamurti n’a cessé de prôner l’absolue nécessité de rentrer en soi-même, et de se connaitre soi-même.


En effet, si nous voulons vraiment pouvoir comprendre, les racines des conflits communs, à l’individu et à la société, nous devons avoir présent à l’esprit que «Nous sommes ce monde», c’est donc «Notre chaos personnel et nos conflits» qui sont la source originelle du désordre mondial.


Si l’on ne se comprend pas soi-même, il semble aussi, impossible de penser «vrai» ; et il revient donc également à chacun de faire d’abord la lumière en lui-même.


Jiddu Krishnamurti a su explorer et faire découvrir au monde, la source originelle de sa vraie liberté, de sa vraie sagesse, et de sa vraie vertu.


Sa vision lucide, est une conscience éveillée de ce monde, elle continue à vivre en défiant le temps, et, par delà, demande à chaque homme d’affronter la vraie réalité.


Jiddu Krishnamurti est un penseur non conventionnel, il est dans l’histoire des mouvements spirituels, à l’écart de toutes les normes, traditions, doctrines, ou églises.


Durant sa vie, il n’a jamais imposé ses vues, et toutes ses pensées ne sont que des interpellations individuelles, qui laissent à chacun, la pleine liberté d’interpréter la nature du message qu’il reçoit.


Sans enfermer dans un système, et invitant chacun au questionnement permanent, Jiddu Krishnamurti a su aborder les problèmes fondamentaux de la vie, dans l’unique souci, de libérer l’homme de ses schémas récurrents.


Dans un monde en perpétuelle ébullition, dans une société en révolte, dans un monde en quête de spiritualité, le rayonnement de la pensée de Krishnamurti, ne cesse pas encore actuellement de croître.


La première et dernière liberté de l’être pensant se trouve dans la grande œuvre, et toute la pensée de l’enseignement de Jiddu Krishnamurti, cet extraordinaire grand maitre et philosophe indien.


Connaitre ou essayer de connaitre, ses vues et sa philosophie, c’est indéniablement découvrir et enrichir sa propre vie.

  


 Jiddu Krishnamurti (1895-1986)








—■ Jean Rumoncey —