15 juin 2026

≡ Écriture Et Solitude


Chacun peut écrire chez soi ; mais celui qui veut composer un livre de philosophie ou un poème a besoin d’une pleine liberté.


Il faut qu’on le laisse seul ; il faut qu’il puisse suivre le cours de son inspiration, s’établir où bon lui semble,


En plein air ou dans sa chambre, à l’ombre des arbres ou dans son fauteuil.


Pour écrire avec bonheur,

Il faut y être porté par un besoin moral, par une certaine ardeur, et n’éprouver aucune contrainte. 


Que si l’on est interrompu à tout instant,

Il faut se résigner et attendre un moment plus favorable. 


On n’écrit pas bien si l’on n’est entraîné à écrire par une impulsion intérieure,


Si l’on n’épie les précieux instants où la tête est libre et le cœur animé ;


Il faut que la pensée alors soit plus vive, et qu’on éprouve une noble résolution qui brave les obstacles. 


L’esprit embrasse avec force en ce moment tous les objets,

Les idées s’éclaircissent, et les expressions se présentent d’elles-mêmes. 


Alors, on ne se dit pas : 


« Dois-je écrire ou non? »


Il faut écrire, dût-on perdre l’affection de ses amis, la faveur des grands, détruire son repos domestique et anéantir sa fortune. 




— Extrait de : « La Solitude »





Johann Georg Zimmermann —




14 juin 2026

≡ Les Gens Cherchent Toujours...



Les gens cherchent toujours de nouvelles occasions de réussir dans les affaires de ce monde, mais bien peu se rendent compte, qu’aussi longtemps qu’ils poursuivent exclusivement des profits matériels, ils doivent rester en dehors de la chambre intime de leur âme.


Si vous essayez d’apprendre à voir dans ce qui est intérieur et ce qui est extérieur deux aspects simultanés d’une Essence unique, vous trouverez le chemin qui mène à Dieu.


Votre corps, votre femme et vos enfants, vos amis et vos parents, votre richesse et vos possessions matérielles, sont tous des objets extérieurs ; la « pensée du Divin, ou plutôt le fait de placer le Divin au tout premier rang de vos idées et de vos pensées, est un processus intérieur.


Plus vous vous concentrez sur ce qui est extérieur, plus votre pouvoir spirituel intérieur se rouille.


Et pour nettoyer votre esprit de toute saleté, de toutes les ordures qui s’y sont accumulées, il vous faudra toute une vie d’efforts.


Si vous ne pouvez pas encore soustraire votre pensée à l’attraction du monde, efforcez-vous au moins de prendre pour objectif ce qui est intérieur, cherchez des vérités du monde spirituel et méditez sur la source éternelle de divine Béatitude.


Un jour, vous vous apercevrez que toutes les forces de votre âme coulent vers Lui, par un seul canal.


Cela vous fera réaliser que l’intérieur et l’extérieur sont indissolublement liés et forment un seul grand Fleuve éternel.



Aux Sources De La Joie - 15-P.33,34






Mâ Ananda Moyî —



13 juin 2026

≡ La Dame Blanche…



Qui est donc cette dame blanche que l'on rencontre en pleine nuit ?


La Chouette «Effraie» est à la base de nombreuses légendes et d'histoires de fantômes.


En effet, par ses chuintements, les cris stridents, son vol fantomatique et ses cavalcades dans un grenier qui pourrait lui servir de gîte, tout accréditait une présence spectrale.


•— La chouette n'a pas toujours été détestée.


— En Egypte, la chouette représentait la lettre «m». 


— À Babylone, les pieds de la déesse Lilith étaient représentés par les pattes de la chouette. 


— Chez les Romains, rencontrer une chouette était un mauvais présage.


— Dans la mythologie grecque, la chouette était l'animal sacré de la déesse Athéna elle symbolisait la sagesse et l'intelligence.


— Au Moyen Âge, la chouette était le symbole de l'hérésie.


•— Les croyances populaires ont fait de la chouette un animal «de mauvaise augure...», «oiseau de malheur...».


Celle que l'on surnomme la dame blanche, en fait, la chouette «effraie» est l'annonciatrice d'une mort prochaine.


Longtemps persécutée, car elle était considérée comme un oiseau de mauvaise augure, voire comme une créature démoniaque. Elle était abattue et souvent clouée aux portes des granges.


•— Apercevoir une «effraie» n'est pas chose évidente. 


Active la nuit, ses apparitions les plus fréquentes se font à la lumière des phares des voitures, devant lesquels elle passe tel un fantôme.


En journée, elle reste cloîtrée dans l'endroit où elle s'abrite, la nuit, elle chasse comme les autres rapaces nocturnes.


Elle s'attaque aux souris et autres rongeurs non pas grâce à sa vue perçante, mais grâce à son ouïe. En plus des oreilles situées de chaque côté du crâne, elle est dotée de disques faciaux. 


La nuit, les plumes situées autour de ses yeux s'agrandissent pour former un grand éventail qui capte les sons, les amplifie et les dirige vers les oreilles.


Effrayante de talents, cette dame blanche ! 






Aron O’Raney —