23 octobre 2026

≡ Le Bien, C’est Aussi Le Beau


— Le bien, c’est aussi le beau.


Le bien désigne aussi ce qui est sain ; il est relié à Dieu, aux principes les plus nobles. 


Le mot bien doit être compris de manière très claire.


Quand le bien est en vous, que la bonté vous habite, alors tout ce que vous ferez sera bien : vos relations, vos actions, votre mode de pensée. 


Et il est possible d’avoir une perception instantanée de la pleine signification de ce mot, de son caractère exceptionnel. 


Si vous le voulez bien, réfléchissons ensemble attentivement à cette question, car si vous allez vraiment au fond des choses, cela affectera votre conscience et votre façon de penser et de vivre. 


C’est pourquoi je vous invite à accorder un peu d’attention à la compréhension de ce mot. 


— Le mot n’est pas la chose. 


Certes, je peux décrire une montagne de façon merveilleuse, je peux la peindre, ou écrire sur elle un poème, mais le mot, la description, le poème ne sont pas la réalité authentique. 


Nous nous laissons trop souvent emporter, sous le coup d’une émotion irrationnelle, par la description, par le mot. 


Le bien n’est pas l’opposé du mal, le bien est sans aucun lien avec la laideur ou le mal, ni avec ce qui est malfaisant ou dénué de beauté. 


— Le bien existe indépendamment de tout. 


Si vous dites que le bien est l’aboutissement ultime du mal ou de la laideur, alors c’est qu’il porte en lui le mal, la laideur, la violence. 


Or, le bien ne saurait en aucun cas avoir le moindre lien avec ce qui n’est ni bien ni juste. 


Le bien est absolument incompatible avec la soumission à une quelconque autorité. 


— L’autorité est une chose extrêmement complexe :


Il y a l’autorité des lois élaborées par l’homme au fil des siècles ; il y a les lois de la nature ; il y a aussi la loi née des expériences que nous avons vécues et à laquelle nous obéissons, et la loi que nous dictent nos réactions mesquines qui sont prépondérantes dans notre existence. 


Et il y a enfin la loi des institutions, celle des croyances organisées, que l’on nomme religions ou dogmes. 


Or, nous le disons, le bien est sans aucun lien avec l’autorité sous quelque forme que ce soit. 


— Regardez les choses en face, examinez-les. 


Le bien n’est pas une démarche conformiste.


Si vous vous conformez à une croyance, à un concept, à une idée ou à un principe, ce n’est pas bien, car c’est une source de conflit. 


Le plein épanouissement du bien ne passe pas par un intermédiaire, ni par une figure religieuse, un dogme ou une croyance. 


Le bien ne peut fleurir que sur le terreau de l’attention totale, où l’autorité n’a pas cours. 


La quintessence du bien, c’est un esprit dénué de tout conflit. Et le bien suppose d’immenses responsabilités. 


On ne peut être juste et bon, et tolérer les guerres. 


Le juste se sent donc pleinement comptable de chacun des aspects de son existence. 



— Extraits de «Cette Lumière en Nous»


■— Jiddu Krishnamurti (1895-1986) —


≡ Les Maisons Troglodytes

Le patrimoine troglodyte du village de Rochemenier est aujourd'hui ouvert au public (crédit : Christophe Martin).


🌡️ La Maison troglodyte : Une solution contre les canicules ? 


Alors que la France connaît une vague de chaleur intense depuis plusieurs jours, des habitations creusées dans la roche sont pour certains Français un havre de fraîcheur bienvenu. Ce patrimoine méconnu est encore très présent dans l'Hexagone.


— Un Monde Souterrain


•Le troglodytisme est l'aménagement et l'utilisation d'espaces creusés dans la roche à des fins diverses : habitat, stockage, pratiques religieuses ou activités artisanales.


•Cette pratique trouve ses racines dans la préhistoire. Les premiers groupes humains utilisent les grottes comme refuges.


•Le patrimoine troglodytique français est intimement lié à l'exploitation des carrières de tuffeau et de falun. Dès le Moyen-Âge, les blocs de pierre extraits pour construire châteaux, églises et demeures, laissent derrière eux un vaste réseau de galeries souterraines.


•Progressivement, ces cavités sont transformées en habitations, profitant d'une température naturellement stable comprise entre 14° et 18°.


•Aux XVIIIe et XIXe siècles, l'habitat troglodytique est loin d'être marginal. L'aménagement intérieur est sobre, le mobilier se limite à l'essentiel : un lit, une table et quelques chaises. Pour optimiser l'espace, des équipements sont creusés dans la roche, comme des niches de rangement ou des placards.


— Et Aujourd'hui ?


•Le cœur du patrimoine troglodytique français se situe autour de Saumur, Chinon, Bourgueil et Azay-le-Rideau.


•La région compte plus de 1 200 kilomètres de galeries souterraines. Le Saumurois concentre à lui seul la plus forte densité de sites troglodytiques.


•Parmi les sites incontournables figure Rochemenier, l'un des rares villages troglodytiques encore préservés, Turquant et Souzay-Champigny, où des habitants vivent encore sous terre.


•Le village de Rochemenier est composé de 40 anciennes fermes souterraines, de 250 salles creusées dans la roche sur 15 hectares. Le public peut aujourd'hui visiter certaines salles.


•Ce patrimoine connaît de nouveaux usages, comme des restaurants, est réhabilité en logements et fait l'objet de balades touristiques.


— 26 juin 2026

— Source : L'Essentiel Nice, Patrimoine Culturel




▲ Aron O’Raney —



22 octobre 2026

≡ Anciens Égyptiens Et sacrifice humain

Selon la croyance, les serviteurs d’un roi devaient continuer à le servir dans l’au-delà. The New York Public Library via Unsplash


—Les Égyptiens sacrifiaient les serviteurs des pharaons pour qu’ils continuent à les servir dans l’au-delà


■ Les anciens Égyptiens pratiquaient le sacrifice humain il y a environ 5.000 ans. Une nouvelle étude révèle que ces sacrifices devaient permettre aux serviteurs d’accompagner leur souverain dans l’au-delà.


• Dans l’Égypte antique, le destin des serviteurs était profondément lié à celui de leurs pharaons. Une étude, publiée le 5 octobre dans la revue «Frontiers in Environmental Archaeology», confirme que les Égyptiens pratiquaient le sacrifice humain il y a environ 5.000 ans. 


— Roselyn Campbell, égyptologue à l’université Purdue, aux États-Unis, a analysé 46 crânes d’individus enterrés à proximité des tombes royales. Certains présentaient des signes de sacrifice. Ses résultats viennent d’être relayés par «Live Science».


• Les tombes du roi Djer et du roi Djet, ainsi que celle de Merneith, une femme qui aurait régné sur l’Égypte à la même époque, ont fait l’objet d’une analyse approfondie. Toutes se trouvaient près de l’ancienne ville sacrée d’Abydos, au nord de Louxor. Ces trois souverains ont régné pendant la première dynastie, une période qui a débuté il y a environ 5.000 ans.


• Lorsque les sépultures ont été fouillées pour la première fois, au début du XXe siècle, l’archéologue Flinders Petrie affirmait déjà que les centaines d’autres tombes retrouvées à proximité appartenaient à des personnes ayant servi le roi. Il pensait également que ces dernières avaient été sacrifiées après la mort de leur souverain.


— Des traces d’armes et des fractures linéaires


• C’était avant que Roselyn Campbell ne se penche sur le dossier. La chercheuse a réexaminé les 46 crânes à l’aide de techniques médico-légales modernes. Ce qui lui a permis de prouver que 18 d’entre eux présentent des signes de traumatismes probablement mortels, notamment des fractures linéaires.


• Les fractures linéaires «se produisent lorsque le crâne heurte ou est frappé par un objet relativement grand ; en raison de la forme arrondie du crâne, l’impact du coup se disperse à travers la voûte crânienne». 


• La pratique du sacrifice humain semble avoir pris fin au cours de la deuxième dynastie égyptienne, faute d’indices archéologiques.


— «L’existence du sacrifice de serviteurs dans l’Égypte ancienne a toujours été controversée. Les recherches de Mme Campbell apportent un argument important en faveur des chercheurs qui, comme moi, pensent que cette coutume était pratiquée en Égypte au début de la période dynastique», souligne Jacobus Van Dijk, égyptologue à l’université de Groningue, aux Pays-Bas. —


• Il s’étonne toutefois de la méthode utilisée pour le sacrifice humain (un violent coup porté au crâne), qui ne correspond pas aux représentations de meurtres rituels anciens. Généralement, «la victime était agenouillée, les mains liées dans le dos, et poignardée à la poitrine avec un couteau», explique-t-il. 


• Les travaux de Roselyn Campbell semblent lever le voile sur une question qui alimente les débats entre égyptologues depuis plus d’un siècle.



— Source originale : Live Sciences

— 10 octobre 2026

— Extraits d’un article de : Laurène Bruncher




▲ Aron O’Raney —