01 juin 2026

≡ Aux sources de l'inspiration

(crédit : Pascal Ito/Albin Michel)


✒️ Tatiana de Rosnay aux sources de l'inspiration


Tatiana de Rosnay revient en librairie cette semaine avec «Les cœurs sont faits pour être brisés», un roman au rythme enlevé, qui explore les thèmes de l'amour, de la création littéraire et du double tranchant de la jalousie.


— Au Commencement


Un matin, Audrey, une quinquagénaire londonienne, apprend à la radio la mort de Marlo von Graf, autrice à succès. Les deux femmes ont un passé et un amour en commun : Audrey va devoir y replonger.


De Londres à Genève en passant par Paris, le roman retrace la relation de ces deux femmes, que tout sembler opposer. Et sans cesse revient une question : où se trouve la frontière entre fiction et réalité ?


— Ce Que L'on Retient


Comme dans d'autres de ses romans, Tatiana de Rosnay mélange ici les années, les points de vue et les narrateurs. Le lecteur s'y habitue après quelques chapitres, grâce à la fine construction du récit.


De manière surprenante, Oscar Wilde, évoqué au travers d'un prisme inattendu, occupe une place centrale dans le roman.


On distingue entre les lignes l'expérience personnelle de l'autrice : ses études, son parcours professionnel ou son admiration pour Daphné du Maurier.


«Je me suis inspirée d'histoires vraies, mais, comme la plupart de mes romans, j'en ai fait une fiction. [...] Pensez-vous vraiment que tout ce que nous écrivons soit vrai ?», glisse cependant l'écrivaine dans sa note de fin de roman.


— Bio Express


Tatiana de Rosnay a grandi entre la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne, avec une mère britannique et un père français féru d'écriture. Après des études de littérature à l'université d'East Anglia en Angleterre, elle s'installe en France au milieu des années 1980.


Son premier roman, L'Appartement témoin, paraît en 1992, mais le succès international arrive en 2007 avec «Elle s'appelait Sarah», publié aux éditions Héloïse d'Ormesson.


👉 Tatiana de Rosnay, «Les cœurs sont faits pour être brisés», Albin Michel.



🔎 Lire un extrait en ligne.



— 19 avril 2026

— Source : L'Essentiel Nice






Aron O’Raney —




≡ Une Nouvelle Conscience



Une conscience et une morale totalement nouvelles sont indispensables à l'avènement d'un changement radical au sein de la culture et des structures sociales actuelles. 


C'est une évidence, pourtant, ni la gauche, ni la droite, ni les mouvances révolutionnaires n'ont l'air de s'en inquiéter.


Les dogmes, les formules, les idéologies, quelle qu'en soit la nature, font partie de notre vieille conscience passée; ce sont des élaborations d'une pensée qui fonctionne de manière fragmentaire.

En politique, la droite, la gauche et le centre en sont l'illustration.


Cette activité parcellaire entraîne inévitablement des effusions de sang orchestrées soit par la droite, soit par la gauche, ou bien elle mène au totalitarisme. 


Telle est la situation dont nous sommes témoins. 


Nous voyons la nécessité d'un changement sur le plan social, économique et moral, mais les réponses émanent de cette vieille conscience qui laisse à la pensée le rôle principal. 


Le désordre, la confusion et la détresse qui sont le lot de l'humanité font partie du paysage de cette vieille conscience, et, faute d'y apporter de profonds changements, toute activité humaine – qu'elle soit d'ordre politique, économique ou religieux – ne nous poussera qu'à une destruction réciproque et à l'anéantissement de la planète. 


C'est l'évidence même pour tout être sensé.


Il faut être à soi-même sa propre lumière. Cette lumière est la seule et unique loi : il n'en existe pas d'autres. 


Toutes les autres lois émanent de la pensée, et sont donc fragmentaires et contradictoires. 


Etre à soi-même sa propre lumière, c'est refuser de suivre la lumière d'un autre, si raisonnable, si logique, si exceptionnel, si convaincant soit-il. Vous ne pouvez pas être votre propre lumière si vous êtes plongé dans les ténèbres de l'autorité, des dogmes, des conclusions hâtives. 


La morale n'est pas une émanation de la pensée ni l'effet des pressions exercées par le milieu ambiant, elle ne relève ni du passé ni de la tradition.


La morale est enfant de l'amour, et l'amour n'est ni le désir ni le plaisir. La jouissance, sensuelle ou sexuelle, n'est pas l'amour.


Être à soi-même sa propre lumière : là est la vraie liberté — et cette liberté n'est pas une abstraction, elle n'est pas le fruit de la pensée. 


Etre authentiquement libre, c'est être affranchi de toute dépendance, de tout attachement, de toute soif d'expérience. 


Etre à soi-même sa propre lumière, c'est s'être dégagé des structures mêmes de la pensée. Au sein de cette lumière, il n'y a place que pour l'agir, de sorte que jamais l'action ne peut être contradictoire. La contradiction n'existe que lorsque cette lumière est dissociée de l'action, lorsqu'il y a clivage entre l'acteur et l'action. 


Tout idéal, tout principe n'est qu'un processus mental stérile, et il ne peut coexister avec cette lumière — l'un est la négation de l'autre.


Que l'observateur soit là, et cette lumière, cet amour sont aussitôt exclus. La structure même de l'observateur est l'œuvre de la pensée, qui n'est jamais neuve, jamais libre.


Le «comment», le système, la pratique n'ont aucun intérêt. Seule compte la perception lucide, qui se confond avec l'action. 


C'est à travers vos yeux que doit se former cette vision, non à travers ceux d'un autre. Cette lumière, cette loi n'appartiennent ni à vous ni à l'autre. 


La lumière — rien d'autre ne compte que la lumière. Voilà ce qu'est l'amour.



Extraits de «Cette Lumière en Nous», La vraie méditation.






Jidu Krishnamurti — 



 

31 mai 2026

≡ En Parlant Du Pardon


Tu Sauras Aimer Quand Tu Auras Compris Que Nous Sommes Tous Semblables. 


Personne N'est Meilleur Ni Pire Que Toi.


Lorsque tu as été blessé par ce que tu crois être une injustice, tu dois te dire que le comportement de la personne en cause est probablement le fruit de sa programmation ou d'un vécu antérieur.


Peut-être, dans les mêmes circonstances, n'aurais-tu pas agi de la même façon, mais... Nous avons tous les mêmes tendances, et si les faiblesses des autres nous incommodent autant, c'est que précisément elles nous rappellent les nôtres.


Quand tu reconnaîtras tes limites, celles des autres ne te gêneront plus.


Il n'y a pas d'enfant mauvais ni d'homme mauvais.


Il y a des gens dans l'erreur, mal programmés ou fous. 


Frapper un homme ou l'enfermer ne le guérit pas.


Si tu fais pression sur lui, il peut essayer de changer sa conduite par peur, mais tu ne guériras pas la maladie qui le fait fonctionner ainsi.


Tu peux réprimer ses pulsions, mais elles resurgiront plus tard avec encore plus d'agressivité et de violence.


Tu dois te défendre de leurs comportements, mais ne pas les condamner en confondant le malade avec sa maladie.



— Extrait de «Libres enfin



Même le terroriste,
lorsqu'il met la bombe qui va tuer des innocents
sous le regard horrifié du monde entier,
croit de toute son âme,
et souvent au risque de sa vie,
Qu'il ne fait qu'accomplir son devoir
et qu'il sert son groupe ou son pays,
quand il ne va pas jusqu'à croire
qu'il est en train de rendre service à Dieu.
L'action la plus exécrable
au regard de la conscience humaine
ne l'est pas forcément face à la conscience
de celui qui l'exécute;
elle peut aller jusqu'à lui paraître sincèrement méritoire.



— Extrait de «Sans armes ni bagages»






Anthony De Mello —