06 juillet 2026

≡ La Peur, Racine De La Violence


— Certaines Personnes Disent Qu'il N'y A Que Deux Choses Au Monde : Dieu Et La Peur, C'est-à-dire L'amour Et La Peur. 


Le seul mal en ce monde est la peur. 


Le seul bien en ce monde est l'amour. 


― Il Porte Parfois Un Autre Nom.


Il arrive qu'il s'appelle bonheur, ou liberté, ou paix, ou joie, ou Dieu, la dénomination importe peu.


Et il n'y a pas un seul mal en ce monde qui ne puisse être assimilé à la peur. Pas un seul.


L'ignorance et la peur, l'ignorance causée par la peur, c'est de là que viennent tous les maux, c'est de là que vient la violence. 


― Le Seul Être Authentiquement Non Violent, Le Seul Être Incapable De Violence Est Celui Qui Ne Connaît Pas La Peur.


La Colère N'est Générée Que Par La Peur.


Pensez à votre dernier accès de colère. Pensez-y bien et cherchez la peur sous cette colère.


Qu'aviez-vous peur de perdre? 

Qu'aviez-vous peur que l'on vous prenne? 


C'est de là que vient la colère. 


Pensez à une personne en colère, une personne dont vous avez peut-être peur. 


Pouvez-vous voir à quel point elle est effrayée?


― Elle est réellement effrayée, sinon elle ne serait pas en colère.


― Il N'y A Que Deux Choses Au Monde, L'Amour Et La Peur.


Il m'arrivera, au cours de cet ouvrage, de laisser certains discours ébauchés et de passer à d'autres thèmes avant de revenir aux premiers, encore et encore, parce que c'est le meilleur moyen de vous faire comprendre mes paroles.


Si elles ne vous touchent pas la première fois, elles le feront la seconde, et ce qui ne touchera pas une personne en touchera peut-être une autre. 


J'ai plusieurs thèmes à développer, mais ils concernent tous le même sujet. Appelons ce dernier conscience, appelons-le amour, appelons-le spiritualité... Cela revient au même.



— Extrait de «Quand La Conscience S'éveille»







Anthony de Mello (1931-1987) —



≡ L'ange de la baie

Un livre fait dialoguer l'artiste et le scientifique pour offrir une nouvelle perspective à cette œuvre iconique (crédit : Ange de la baie).


🪽L'ange de la baie : De l'aluminium aux mots


Jean-Marie Fondacaro, sculpteur de l'œuvre mémorielle installée sur la Promenade des Anglais, et Frédéric Vinot présentent, aujourd'hui, le livre qu'ils ont coécrit. Il est question d'un dialogue autour de la façon dont l'art peut répondre au traumatisme collectif…


De Quoi Parle-T-On ?


Depuis 1 an, Jean-Marie Fondacaro et Frédéric Vinot travaillent sur un livre qui vient de sortir aux éditions Langage. Ils le présentent aujourd'hui, à 19h, à l'Entre-Pont, lors d'une rencontre publique, animée par Christian Arthaud, critique d'art et commissaire d'expo.


Le premier est l'auteur de L'ange de la baie, installée sur la Promenade suite à l'attentat du 14 -juillet. Le second, Frédéric Vinot, est psychanalyste et maître de conférences en psychologie clinique. C'est dans le cadre d'une de ses recherches qu'ils se sont rencontrés.


« J'étudiais les effets spatiaux de l'attentat avec trois labos et neuf chercheurs. On est en 2024 et Jean-Marie Fondacaro voulait justement produire une plaquette pour poser des mots sur son processus créatif… Nous en avons parlé ensemble. C'est devenu un livre. »


À Quoi On S'attend ?


«Nous sommes partis de son processus créatif, devenu un prétexte pour interroger le rapport au manque, à la perte, au mouvement… Quelle place prend cette œuvre bien au-delà de l'attentat ?» Frédéric Vinot a mêlé son travail universitaire à tout ça.


Le livre se veut accessible. Il s'adresse aux Niçois. «Ce n'est pas un livre d'universitaire. Il y a bien quelques notions, que nous développons, mais c'est un dialogue, mêlé d'exemples, de citations, d'esquisses, de poésie. C'est un bel objet aussi, très beau.»


•Demain, les auteurs seront aussi à la Librairie Les journées suspendues pour une nouvelle présentation. Elle sera, cette fois, animée par Isabelle Orrado, psychanalyste. «Je pense que nous aurons d'autres dates à la rentrée».



— 6 juillet 2026

— Source : L'Essentiel Nice






Aron O’Raney —



 

05 juillet 2026

≡ Il Faut Être À Soi-même Sa Propre Lumière


•— Cette lumière est la seule et unique loi : il n'en existe pas d'autre.  Toutes les autres lois émanent de la pensée, elles sont donc fragmentaires et contradictoires.


— Être à soi-même sa propre lumière, c'est refuser de suivre la lumière d'un autre, si raisonnable, si logique, si exceptionnel, si convaincant soit-il. 


Vous ne pouvez pas être votre propre lumière si vous êtes plongé dans les ténèbres de l'autorité, des dogmes, des conclusions hâtives. 


La morale n'est pas une émanation de la pensée ni l'effet des pressions exercées par le milieu ambiant, elle ne relève ni du passé ni de la tradition. 


La morale est enfant de l'amour, et l'amour n'est ni le désir ni le plaisir. La jouissance, sensuelle ou sexuelle, n'est pas l'amour.


— Être à soi-même sa propre lumière : là est la vraie liberté 


Cette liberté n'est pas une abstraction, elle n'est pas le fruit de la pensée. Être authentiquement libre, c'est être affranchi de toute dépendance, de tout attachement, de toute soif d'expérience. 


— Être à soi-même sa propre lumière, c'est s'être dégagé des structures mêmes de la pensée. 


Au sein de cette lumière, il n'y a place que pour l'agir, de sorte que jamais l'action ne peut être contradictoire. 


La contradiction n'existe que lorsque cette lumière est dissociée de l'action, lorsqu'il y a clivage entre l'acteur et l'action. 


Tout idéal, tout principe n'est qu'un processus mental stérile, et il ne peut coexister avec cette lumière - l'un est la négation de l'autre.



— Extrait de Cette Lumière en Nous






Jiddu Krishnamurti (1895-1986) —