27 septembre 2026

≡ Alpes-Maritimes, Le Baou De Saint-Jeannet

La chapelle Notre-Dame-des-Baous conserve des ex-voto à la mémoire d’alpinistes disparus (crédit : MNCA).


⛰️ L’inspiration de Saint-Jeannet et son baou


C’est probablement son «baou» que l’on voit en premier. Et de loin ! Il faut dire qu’il fait 802 m de haut. À son pied, 300 m plus bas, un écrin de verdure, de très jolies vieilles pierres et la vie. 


— Toute Une Histoire


•Si Saint-Jeannet figure déjà dans les textes du XIe sous le nom de Sancti Johannis, le site du «baou» est occupé depuis le paléolithique. Près de 4500 personnes y vivent à l’année, abritées par l’immense roche calcaire à tête plate.


•D’ailleurs, la forme du «baou» a été comparée à un sphinx accroupi et a valu aux habitants du village une réputation de sorcellerie auprès de leurs voisins de Saint-Paul-de-Vence. Au final, le site a davantage inspiré les artistes – Renoir, Dufy, Chagall, etc. – qu’autre chose.


•Ici, on a longtemps vécu de la vigne. Juste avant que les hectares dédiés ne deviennent des champs de fleurs ou du bâti. On y célèbre quand même, toujours, la fête des vendanges. Notamment chez la famille Rasse, la seule qui perpétue cette tradition viticole.


— Qu’est-ce qu’on Y Fait ?


•On visite le vieux village, ses calades, ses portes anciennes. L’église Saint-Jean-Baptiste – baroque, niçoise et génoise – et la chapelle Notre-Dame-des-Baous, où sont conservés des ex-voto à la mémoire d’alpinistes disparus. On termine place du Panorama, pour la vue.


•Pour les marcheurs et les sportifs, le «baou» est un terrain de jeu fantastique avec, tout en haut, un point de vue du Mercantour à l’Estérel, voire jusqu’à la Corse par temps clair. C’est aussi un spot d’escalade particulièrement apprécié. 


•Ce mois-ci, pour plonger franchement dans les traditions locales, la fête patronale de la Saint-Jean-Baptiste – du 21 au 24 août – est une occasion idéale.



— 17 août 2026

— Source : L’Essentiel Nice Patrimoine






▲ Aron O’Raney —




26 septembre 2026

≡ Changer Le Monde


Beaucoup trop d’âmes

Perdent du temps et de l’énergie

À accuser tout le monde

Pour ce qui ne va pas dans le monde, 


Au lieu de reconnaître 

Quelles peuvent y faire quelque chose

Quand elles commencent par elles-mêmes. 



Commence d’abord

Par mettre en ordre ta propre maison. 



Lorsqu’on jette une pierre dans un étang,

Les rides de l’eau vont s’élargissant. 


Mais elles partent de cette pierre ; 

Elles partent de ce centre.



Commence par toi-même ;

Puis tu peux irradier

Paix, amour, harmonie et compréhension

Vers toutes les âmes autour de toi.


Agis maintenant.


Tu aspires à voir un monde meilleur ; 

Alors, fais quelque chose dans ce sens,

Non pas en montrant les autres du doigt


Mais en regardant en toi,

Fouillant ton cœur, 

Redressant ce qui ne va pas en toi

Et trouvant la réponse en toi. 


Alors tu peux avancer

avec autorité et être d’une aide réelle

Pour tes voisins

Et pour toutes les âmes avec lesquelles tu entres en contact. 


Le changement

Commence par l’individu,

Puis se répand

Dans la communauté,

La ville,

La nation,

Et le monde.



— Source : La Petite Voix, Méditations







—■ Eileen Caddy —




25 septembre 2026

≡ Réflexions Crépusculaires…


Aujourd’hui, il a un âge avancé, sans pour autant avoir pleinement conscience d’une réalité qui lui semble étrangère. 


Si, en cet instant-là, quelqu’un lui demande ce qu’il ressent, il serait bien en peine de répondre.


Il peut, constater et admettre la vérité arithmétique de son âge — cela ne se discute pas —, mais au-delà ? Rien. 


Qui est-il, au regard de l’humanité, face au tumulte du monde ?


Dans cet « ici et maintenant », il n’y a ni joie, ni tristesse, ni la moindre émotion vraiment saisissable. Juste une sorte de résignation — mais ce mot même lui paraît inadéquat. 


Ce n’est pas tout à fait une reddition ni une acceptation, quelque chose d’indéfinissable flotte entre les deux.


Le nuage de l’inconnaissance refuse de se dissiper.


Il a vécu pour l’essentiel, à travers le regard et les actions des autres. Personnes proches ou figures idéalisées, ce furent eux ses modèles — ceux qu’il admirait, ceux à qui il aurait tant aimé ressembler, sans jamais y parvenir.


Il ignore encore et toujours le sens de cette vie.


Il ne sait rien — voilà ce qu’il peut dire, avec l’expérience et après tant d’épreuves vécues au cours de cette existence. 


Il est convaincu que son voyage se terminera comme il a commencé, c’est-à-dire, dans l’inconscience des jours qui passent et de ceux à venir.


Sa vie s’est édifiée, sans fondation, elle a été bâtie sur le sable mouvant de l’incompréhension, portée par les petits et grands tourments du quotidien. 


Des bouts de presque rien, qui l’ont mené au pas grand-chose qu’il est aujourd’hui, dans un « ici et maintenant » sans réelle consistance.


Il ne laissera aucune trace de son passage, si ce n’est peut-être, seulement, quelques réminiscences de malfaisances, qu’il n’aura pas eu ni la volonté ni le courage de réparer.


Il aimerait pouvoir dire — ou tout au moins croire, bien qu’il en doute — qu’à certains moments et en quelques circonstances de sa vie, parfois, il a pu être utile à quelqu’un. 


Ne serait-ce qu’une fois. Rien qu’un instant.







—■ Jean Rumoncey —