14 octobre 2026

≡ Le Souffle et la Vie


Du premier cri jusqu’au dernier souffle, la respiration est un acte inconscient, une force vitale qui réside en soi. Du physique au symbole, S’intéresser au souffle, c’est s’interroger sur ce qui maintient notre vie.


— Le Souffle du corps


Nécessité biologique, le couple indissociable inspiration-expiration préside la vie, il participe aux échanges permanents entre soi et le monde extérieur. Le souffle ancré dans l’inconscient, est continu et permanent il est le garant de l’existence .


— Le symbolisme du souffle


Le premier souffle célèbre la naissance, et le dernier couronne la mort. Symbole de Vie et de mort, nombreuses sont les traditions qui l’associent à une puissance créatrice divine.


Dans les écrits bibliques, Le souffle de Dieu est lié à l’apparition de la vie. Dans la tradition grecque, «pneuma» désigne le souffle, l’air et l’esprit. Le mot latin «spiritus», esprit et spirituel, signifie aussi à l’origine «souffle».


Dans la spiritualité orientale, «Prana» est le souffle vital, en Chine, le «Qi» est associé au souffle, à l’énergie vitale.


Révélé par ses effets, le souffle reste aussi le symbole de l’invisible. Une vérité ancestrale difficile à admettre énonce : «Vivre, c’est être traversé par un mouvement qui ne nous appartient jamais complètement.»


— Le souffle intérieur


Le souffle est aussi lié à notre état intérieur : Une mauvaise nouvelle coupe le souffle, l’inquiétude accélère la respiration ; une forte émotion serre la poitrine ; après une grande tension vient un profond soupir.


La respiration est le miroir invisible de notre microcosme, et, si le mental influence la respiration, celle-ci contribue aussi à modifier les états de l’intérieur.


Lorsque l’on ralentit la respiration en y prêtant attention, il y a changement. Les pensées disparaissent, la réalité primaire s’établit «j’inspire, j’expire, je suis vivant.»


— Le souffle au quotidien


Profane ou pratiquant les vertus du souffle, se redécouvrent lorsqu’on lui accorde de l’attention.


Le matin au réveil, respirer en pleine conscience fait revenir à soi et à l’instant présent. S’asseoir quelques minutes, se détendre, observer «inspirations-expirations» les écouter, c’est prendre pied dans le jour présent.


Dans la journée, marcher attentif à sa respiration, marquer un léger temps d’arrêt, avant de parler sous l’emprise d’émotions, et Respirer profondément avant toute décision importante, enfin, préférer le silence au verbe.


Le souffle commence en soi, il ne nous appartient pas.


Reçu sans le demander, sans pouvoir décider de l’instant, nous le rendons au jour dernier.


Ne serait-ce pas, l’une des plus grandes leçons d’une vie, qui nous a été prêtée? Inspirer, c’est accueillir la vie. Expirer, c’est accepter de la laisser partir.


Lorsqu’on a compris cela, le souffle n’est plus l’unique fonction physique. Il est l’essentiel moyen d’habiter notre propre existence, et sans doute, de se réconcilier avec le mystère de la vie.





—■ Jean Rumoncey —




≡ Histoire de l'Évêché de Vence

La cathédrale de la Nativité est l'une des plus petites cathédrales de France (crédit : Adobe Stock).


⛪ Découvrez l'histoire de l'Évêché de Vence


— L'ancien évêché de Vence est l'une des plus anciennes institutions religieuses de Provence.


•Pendant près de quatorze siècles, l'Evêché de Vence a joué un rôle religieux, politique et économique majeur dans l'arrière-pays niçois, bien avant la création du département.


•Le christianisme s'implante très tôt à Vence, alors appelée Vintium, ancienne cité romaine. L'existence du diocèse est attestée dès le Ve siècle.


•La cathédrale actuelle, dédiée à la Nativité de la Vierge, repose sur des fondations antiques.


•Jusqu'en 1760, certaines paroisses relevaient même des États de Savoie tout en dépendant religieusement de l'évêque de Vence.


•La Révolution française met fin aux diocèses. Celui de Vence est officiellement supprimé en 1801 lors du Concordat entre Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII. Son territoire est rattaché principalement au diocèse de Grasse, puis au diocèse de Nice.


— Ce Qu'on Découvre Encore


•L'an dernier, une cathédrale et un baptistère du Ve siècle conservés dans un état exceptionnel ont été découverts par hasard à Vence à l'occasion d'un chantier d'aménagement urbain. 


•Lors des travaux de reconstruction des halles de Vence, les archéologues de la Métropole Nice Côte d'Azur ont mis au jour les vestiges d'un vaste groupe épiscopal enfoui sous la place.


•L'ancienne cathédrale primitive de Vence découverte est toujours étudiée encore aujourd'hui.




— 15 juillet 2026

— Source : L'Essentiel Nice

— Extraits de textes








▲ Aron O’Raney —


 

13 octobre 2026

≡ Comment Tout A Commencé En Religion


• La religion de la préhistoire


La religion de la préhistoire nous restera toujours en partie mystérieuse. Les traces dont nous disposons sont fragmentaires et leur interprétation demeure incertaine. Pourtant, plusieurs sources permettent aujourd’hui d’en dessiner les contours : les premières sépultures, les mythes anciens sur l’au-delà, les peintures rupestres et l’étude des religions de certains peuples premiers.


— Au milieu du XXe siècle, André Leroi-Gourhan soulignait la difficulté de comprendre les croyances des hommes préhistoriques. 


Les peintures des cavernes, notamment, sont aussi difficiles à interpréter pour nous que pourrait l’être, pour des êtres venus d’une autre planète, les symboles d’une cathédrale. 


Depuis, les recherches archéologiques et anthropologiques ont considérablement enrichi les connaissances.


• Les premières sépultures constituent un indice majeur. 


— En 1908, la découverte de l’homme de La Chapelle-aux-Saints, intentionnellement enterré avec des pierres, des silex et une patte de bovidé, montre que les hommes préhistoriques accordaient une attention particulière à leurs morts. 


Les plus anciennes sépultures incontestées, découvertes à Qafzeh et Skhul, au Proche-Orient, remontent à environ 100.000 ans et concernent des Néandertaliens et des Homo sapiens. 


D’autres découvertes, notamment à Atapuerca en Espagne, pourraient être beaucoup plus anciennes, mais leur interprétation reste discutée. Les annonces concernant «Homo naledi» en Afrique du Sud doivent également être considérées avec prudence.


— La présence de sépultures suggère que les préoccupations des hommes préhistoriques ne se limitaient pas à la survie matérielle. Elle pourrait témoigner d’une croyance en une existence après la mort. 


• Dans de nombreuses cultures, l’âme est supposée se séparer du corps et poursuivre son existence ailleurs. 


Les Égyptiens imaginaient ainsi un voyage vers l’au-delà, tandis que les Aborigènes australiens évoquent le monde des ancêtres et le «temps du rêve».


La phylo-mythologie, développée notamment par Julien d’Huy, tente de retrouver les mythes les plus anciens en comparant leurs motifs communs et en reconstituant leur arbre généalogique. 


Cette méthode suggère qu’une croyance en une âme quittant le corps après la mort pourrait remonter à environ 185.000 ans, en Afrique. 


— Certains motifs très anciens évoquent le voyage de l’âme vers le monde des morts, les rêves permettant aux vivants d’y accéder et le retour possible des morts parmi les vivants.



• Les grottes ornées constituent une autre trace importante. 


La thèse de «l’art pour l’art» a été progressivement abandonnée : pourquoi des hommes auraient-ils peint dans des lieux profonds, obscurs et difficiles d’accès ? 


Plusieurs interprétations ont été proposées : magie de la chasse, chamanisme, totémisme ou récit mythologique sur les origines du monde. 


Les spécialistes ne s’accordent pas sur leur signification précise, mais reconnaissent généralement à ces peintures une dimension sacrée.


— Ainsi, même si nous ne pouvons reconstituer avec certitude les premières religions humaines, les sépultures, les mythes, les peintures rupestres et l’étude des peuples premiers permettent de lever une partie du voile. 


— Elles suggèrent que, très tôt, l’être humain s’est interrogé sur la mort, l’invisible, ses origines et la possibilité d’une existence au-delà de la vie.



— Extraits de textes d’un article de L’Humanologue|

— L’humanologue-France —

— Jeudi 13 août 2026






▲ Aron O’Raney —