❝ Un Scribe Meurt Sur Sa Plume. Même S’il Meurt Dans Un Lit, Il Est Dans Son Combat Toute La Vie. ❞
De son vivant exacerbé, ainsi qu’en témoignent ses écritures, le scribe rendra son dernier souffle après avoir posé un point final sur son dernier écrit, ultime expression murmurée d’une infinie détresse.
Ici et ailleurs, en d’autres lieux et sous d’autres cieux, le déraciné expatrié en terre étrangère trace sa destinée, par les chemins escarpés, écrivant de jour en jour, un devoir de mémoire.
Marginal reclus, vivant dans sa douce mélancolie, pourra-t-il continuer à vivre en respectant l’injonction moraliste : « Je suis de la race de ceux qui pleurent en silence dans le supplice. »
Ses fragments d’écritures sont les témoins irrécusables de sa traversée de l’existence, de l’aurore à son crépuscule.
Renaissance ou fin ?
Au bout du chemin, une fois parvenu à la dernière porte, qui pourra triompher, le feu de l’amour, les braises de la haine, les regrets mouillés, ou le germe de l’espoir dans l’inconnaissable.
Ira-t-il dans le monde des jours illuminés, se ressourcer dans un paradis, où la fontaine de jouvence verse ses eaux miraculeuses, pour renaître tel le phénix des mythologies antiques.
—■ Jean Rumoncey —



