14 juin 2026

≡ Les Gens Cherchent Toujours...



Les gens cherchent toujours de nouvelles occasions de réussir dans les affaires de ce monde, mais bien peu se rendent compte, qu’aussi longtemps qu’ils poursuivent exclusivement des profits matériels, ils doivent rester en dehors de la chambre intime de leur âme.


Si vous essayez d’apprendre à voir dans ce qui est intérieur et ce qui est extérieur deux aspects simultanés d’une Essence unique, vous trouverez le chemin qui mène à Dieu.


Votre corps, votre femme et vos enfants, vos amis et vos parents, votre richesse et vos possessions matérielles, sont tous des objets extérieurs ; la « pensée du Divin, ou plutôt le fait de placer le Divin au tout premier rang de vos idées et de vos pensées, est un processus intérieur.


Plus vous vous concentrez sur ce qui est extérieur, plus votre pouvoir spirituel intérieur se rouille.


Et pour nettoyer votre esprit de toute saleté, de toutes les ordures qui s’y sont accumulées, il vous faudra toute une vie d’efforts.


Si vous ne pouvez pas encore soustraire votre pensée à l’attraction du monde, efforcez-vous au moins de prendre pour objectif ce qui est intérieur, cherchez des vérités du monde spirituel et méditez sur la source éternelle de divine Béatitude.


Un jour, vous vous apercevrez que toutes les forces de votre âme coulent vers Lui, par un seul canal.


Cela vous fera réaliser que l’intérieur et l’extérieur sont indissolublement liés et forment un seul grand Fleuve éternel.



Aux Sources De La Joie - 15-P.33,34






Mâ Ananda Moyî —



13 juin 2026

≡ La Dame Blanche…



Qui est donc cette dame blanche que l'on rencontre en pleine nuit ?


La Chouette «Effraie» est à la base de nombreuses légendes et d'histoires de fantômes.


En effet, par ses chuintements, les cris stridents, son vol fantomatique et ses cavalcades dans un grenier qui pourrait lui servir de gîte, tout accréditait une présence spectrale.


•— La chouette n'a pas toujours été détestée.


— En Egypte, la chouette représentait la lettre «m». 


— À Babylone, les pieds de la déesse Lilith étaient représentés par les pattes de la chouette. 


— Chez les Romains, rencontrer une chouette était un mauvais présage.


— Dans la mythologie grecque, la chouette était l'animal sacré de la déesse Athéna elle symbolisait la sagesse et l'intelligence.


— Au Moyen Âge, la chouette était le symbole de l'hérésie.


•— Les croyances populaires ont fait de la chouette un animal «de mauvaise augure...», «oiseau de malheur...».


Celle que l'on surnomme la dame blanche, en fait, la chouette «effraie» est l'annonciatrice d'une mort prochaine.


Longtemps persécutée, car elle était considérée comme un oiseau de mauvaise augure, voire comme une créature démoniaque. Elle était abattue et souvent clouée aux portes des granges.


•— Apercevoir une «effraie» n'est pas chose évidente. 


Active la nuit, ses apparitions les plus fréquentes se font à la lumière des phares des voitures, devant lesquels elle passe tel un fantôme.


En journée, elle reste cloîtrée dans l'endroit où elle s'abrite, la nuit, elle chasse comme les autres rapaces nocturnes.


Elle s'attaque aux souris et autres rongeurs non pas grâce à sa vue perçante, mais grâce à son ouïe. En plus des oreilles situées de chaque côté du crâne, elle est dotée de disques faciaux. 


La nuit, les plumes situées autour de ses yeux s'agrandissent pour former un grand éventail qui capte les sons, les amplifie et les dirige vers les oreilles.


Effrayante de talents, cette dame blanche ! 






Aron O’Raney —



≡ Du Bien Et Du Mal...

Épicure — British Museum



— Lettre à Ménécée


•— Au principe de tout cela, comme plus grand bien : la prudence. 


Or donc, la prudence, d'où sont issues toutes les autres vertus, se révèle en définitive plus précieuse que la philosophie : Elle nous enseigne qu'on en saurait vivre agréablement sans prudence, sans honnêteté et sans justice ni avec ces trois vertus vivre sans plaisir. 


Les vertus, en effet, participent de la même nature que vivre avec plaisir, et vivre avec plaisir en est indissociable.


— D'après toi, quel homme surpasse en force celui qui, sur les Dieux nourrit des convictions conformes à leurs lois? 


Qui face à la mort est désormais sans crainte? 


Qui a percé à jour le but de la nature, en discernant à la fois comme il est aisé d'obtenir et d'atteindre le « summum » des biens, et comme celui des maux est bref en durée ou en intensité; s'amusant de ce que certains mettent en scène comme la maîtresse de tous les événements.


Les uns advenant certes par nécessité, mais d'autres,  par hasard, d'autres encore par notre initiative —


Parce qu'il voit bien que la nécessité n'a de comptes à rendre à personne, que le hasard est versatile, mais que ce qui vient par notre initiative est sans maître, et que c'est chose naturelle si le blâme et son contraire la suivent de près 


(En ce sens, mieux vaudrait consentir à souscrire au mythe concernant les dieux, que de s'asservir aux lois du destin des physiciens naturalistes : la première option laisse entrevoir un espoir, par des prières, de fléchir les dieux en les honorant, tandis que l'autre affiche une nécessité inflexible).


Qui témoigne, disais-je, de plus de force que l'homme qui ne prend le hasard ni pour un dieu, comme le fait la masse des gens (un dieu ne fait rien de désordonné), ni pour une cause fluctuante 


(il ne présume pas que le bien ou le mal, artisans de la vie bienheureuse, sont distribués aux hommes par le hasard, mais pense que, pourtant, c'est le hasard qui nourrit les principes de grands biens ou de grands maux);


L'homme convaincu qu'il est meilleur d'être dépourvu de chance particulière tout en raisonnant bien que d'être chanceux en déraisonnant, l'idéal étant évidemment, en ce qui concerne nos actions, que ce qu'on a jugé « bien » soit entériné par le hasard.


À ces questions, et à toutes celles qui s'y rattachent, réfléchis jour et nuit pour toi-même et pour qui est semblable à toi, et veillant ou rêvant jamais rien ne viendra te troubler gravement : Ainsi vivras-tu comme un dieu parmi les humains.


Car il n'a rien de commun avec un vivant mortel, l'homme vivant parmi des biens immortels.



— Lettre à Ménécée 

— Extrait issu d'une traduction anonyme.






Épicure —