29 juillet 2026

≡ Parlons Un Peu Du Nirvãna


Le Nirvãna est L'État Qui Succède À La Cessation Des Passions Et De Leurs Causes.


Nirvãna signifie, État de paix, Délivrance du Samsãra, et fin du conditionnement avec «absence de naissance, de devenir et mort»; par delà le monde, c'est «l'autre rive».


En tibétain, Nirvãna se traduit par «au-delà de la souffrance».


Ce n'est pas le néant, mais le Bouddha n'en a pas donné de définition précise, car cet État transcende le néant et l'éternité, il est indicible, donc indescriptible.


— Le Nirvãna Dans Le Hinayâna.


Dans le Hinayâna «Le petit Véhicule» du Bouddhisme, le Nirvãna désigne l'état qui est atteint par «l'Arhat», Le méritant, le vainqueur de l'ennemi, celui qui a vaincu les passions.


C'est l'état d'extinction ou de cessation définitive des passions et de leurs causes. 


L'esprit se trouve délivré des trois impuretés : 


— Plaisirs des sens, 

— Devenir, 

— Ignorance, 


Source, et véritable cause des renaissances sans fin dans le Samsãra.


Quand un Arhat entre en Nirvãna, il n'a plus à renaître dans ce monde, car ses actes ne portent plus de fruit.


On Distingue Deux Types De Nirvãna :


— Le Nirvãna avec restes, est l'état de délivrance atteint par «l'Arhat», qui continue à vivre, mais avec encore les produits du Karma du Passé. Il n'est pas immunisé contre la souffrance, ou la maladie, alors que son Esprit, lui, est bien en Paix.


— Le Nirvãna sans reste, c'est l'état atteint par l'Arhat, lorsqu'il est enfin libéré définitivement de ses actes karmiques du Passé, à la sortie de l'existence, donc à sa mort.


— Le Nirvãna Dans Le Mahãyãna


Selon Le Mahãyãna, le «Grand Véhicule» du Bouddhisme, le Nirvãna de l'Arhat, n'est qu'un état inférieur du Nirvãna, Il ne correspond pas, à l'état de Bouddha pleinement éveillé.


Bien que les passions soient réellement vaincues, il subsiste encore une zone d'ombre, une infime ignorance; c'est pourquoi il qualifie cet état de «Nirvãna Statique».


Dans le Nirvãna du Mahãyãna, les passions sont éradiquées, mais la force de la Compassion engendre le refus de demeurer dans la «Paix Statique», Tant qu'il existe encore des Êtres à aider, tous ceux qui sont encore plongés dans le Samsãra.


Selon, Le «Grand Véhicule» Il Ne Peut Donc Y Avoir De «Nirvãna Définitif» Que Lorsque Tous Les Souffrants Du Samsãra En Seront Libérés.



— 16 juillet 2012







Aron O’Raney —



28 juillet 2026

≡ La Volonté De Croire


La culture moderne, individualiste et rationaliste est dépourvue de ce qui constitue l'essence de la sensibilité religieuse : l'esprit contemplatif. 


De son absence, et de celle d'une orientation vers l'essentiel, dérive aussi l'absence totale du sens de l'éternité.


Lorsqu'on Ne Peut Plus Créer, Lorsqu'on Ne Peut Plus Rien Produire, On Doit Fatalement Changer D'orientation. Ce Qui Ne Se Fait Pas De Manière Artificielle, Mais Pas Non Plus De Manière Organique Formelle.


En d'autres termes, ce ne sont pas le fond de la vie, le contenu proprement dit qui changent, mais la direction, les tendances générales et les aspirations, ce qui compose le caractère formel et général de la vie spirituelle. 


Le mouvement religieux contemporain ne part pas d'un fond organique et irrationnel de la vie, mais il n'est pas non plus artificiel; il est l'expression d'une volonté de croire, de nature formelle. 


Cette volonté de croire est spécifique et constitutive des intellectuels contemporains orientés vers la religion. Il y a là un désir d'absolu, un désir de s'arrêter dans l'illimité, de briser l'ordre accablant des cadres étroits de la vie, de dépasser le relatif et l'historique.


La Volonté De Croire Signifie En Fait Une Séparation Entre Les Valeurs Et Leurs Créateurs, Une Dissension Entre Des Éléments Qu'il Aurait Fallu Primitivement Unifier. Les Créateurs De Valeurs En Ont Ici La Perspective, Mais Non Le Vécu.


La volonté de croire est l'expression de cette orientation perspectiviste, qui n'est nullement créatrice. Le mouvement religieux contemporain est une tentative de rompre avec la culture moderne en voie d'épuisement, mais il n'a rien d'un commencement de vie. 


L'extériorité et la transcendance des valeurs qui marquent la volonté de croire de la conscience contemporaine expliquent, à qui est un familier de la théorie de la culture ou de l'axiologie, la stérilité de ce mouvement. 


S'il a suscité d'extraordinaires illusions, elles étaient dues à l'absence de perspective des enthousiastes qui, fascinés par l'ambiance trop tapageuse dans laquelle il est apparu, n'ont pas su le jauger. 


Si l'on ne comprend pas l'évolution d'une culture dans son intégralité, on ne peut pas comprendre le sens de ses moments particuliers.



— Extrait De «Solitude Et Destin» 

— 1991 – Éditions Gallimard







•— Emil Cioran —



 

Lettre À Mon Ami JP



Mon cher ami,




J’ai reçu ta lettre avec une immense émotion. 


Tes mots m’ont profondément touché et fait pleurer.


En te lisant, et en pensant à ce lien si précieux qui nous unit à travers les années, une image m’est venue à l’esprit :


«Les bonnes personnes sont comme des épis de blé bénis et authentiques ; même en vieillissant, elles deviennent ce blé sacré qui nourrit l’âme et le corps.»


Tu es, pour moi, cet épi précieux.


Ta sagesse et ta présence continuent de m’apporter tant de force et réconciliation avec cette vie.


Merci d’être ce repère si noble dans ma vie.


Prends bien soin de toi. 


Je t’embrasse affectueusement.





— Elias