25 août 2026

≡ Attitude De L’Esprit


Laisse Le Pouvoir De L’esprit Couler En Toi Et À Travers Toi. 


Ouvre-toi à ce pouvoir infini, et rends-toi compte que son vrai secret réside dans le fait de rester en contact étroit avec Moi, de puiser à la source infinie, éternelle. 


Il est toujours là afin qu’y puisent toutes les âmes qui sont prêtes à l’utiliser de la bonne manière pour le bénéfice du tout. 


Tu dois être prêt; tu dois demander avant de pouvoir recevoir. 


Cela ne te sera pas imposé avant que tu ne sois préparé. Peux-tu croire qu’avec Moi, tout est possible? 


Acceptes-tu cela comme un fait, ou laisses-tu encore les doutes et les peurs gâcher la perfection de ta vie? 


Il y a un rythme parfait dans toute vie, et lorsque tu t’y accordes, tu coules avec elle sans aucun effort, et tu y trouves joie et élévation. 


Alors, pourquoi ne pas te mettre au diapason, t’accorder et jouir complètement de la vie?



Sonde Ton Cœur. Y A-T-Il En Toi Une Source De Désunion Et De Division— Y A-T-Il Quelque Malentendu, Jalousie, Envie, Ou Quoi Que Ce Soit De Négatif Qui Puisse Te Freiner? 


Tu devras te regarder loyalement et franchement en face et être honnête.


Tu sauras sans l’ombre d’un doute si tu es en fait ce grain de sable qui retarde la parfaite réalisation de Mon plan. 


Si tu te sens mal à l’aise et te surprends en train de te donner des excuses et d’essayer de justifier tes actes et tes pensées, tu peux être sûr que quelque chose au fond de toi a besoin d’être changé. 


Si tu le reconnais, ne le laisse pas t’accabler. 


Mais commence sur-le-champ à changer toute ton attitude et ta façon de voir. 


JE SUIS toujours là pour t’aider. 


Invoque-Moi, et Je t’aiderai à triompher de tout ce qui semble te barrer le chemin, t’empêcher de sentir que tu fais un avec le tout.



— Extraits de «La Petite Voix» 

— Méditations — 






Eileen Caddy



24 août 2026

≡ À L’image De Dieu


Vous voulez être un serviteur dévoué de Dieu?


Alors, il faut que vos paroles et vos pensées soient nettes de toute souillure d’égoïsme, et vous ne devez plus attacher autant de valeur à votre intelligence et à votre faculté de raisonnement. 


Le petit enfant, qui est couché dans ses excréments, tend les mains vers sa mère et veut aller sur ses genoux; et comme l’enfant ne connaît personne d’autre qu’elle, la maman n’hésite pas à le serrer sur son cœur, après l’avoir elle-même lavé. 


C’est là qu’on voit jouer le véritable amour. 


Dans l’adoration de dieu par un amour pur et sans égoïsme, aucune cérémonie spéciale ni aucune formule ne sont indispensables.


Essayez d’acquérir ce genre d’attitude et vous pourrez entrer dans le sein du Père. 


Si, au contraire vous voulez compter sur votre intelligence et votre raison, c’est sur vous que reposera toute la charge de votre progression. 


Et rappelez-vous que dans vos vies antérieures, où vous vous êtes laissé guider par votre intelligence, vous avez eu bien des hauts et des bas. 


Cette fois-ci, jetez-vous sans réserve dans ses bras, comme un enfant abandonné. 


Et vous serez libéré de toutes les pensées qui viennent vous distraire. 


Rappelez-vous que si vous n’êtes pas simple et sincère, vous ne pourrez pas le trouver. 



— Aux Sources de la Joie (60)






Mâ Ananda Moyî



23 août 2026

≡ Albert Camus Mai 1935, Trois Notes…


Ne pas se séparer du monde. On ne rate pas sa vie lorsqu’on la met dans la lumière. 


Tout mon effort, dans toutes les positions, les malheurs, les désillusions, c’est de retrouver les contacts. 


Et même dans cette tristesse en moi, quel désir d’aimer et quelle ivresse à la seule vue d’une colline dans l’air du soir.


Contacts avec le vrai, la nature d’abord, et puis l’art de ceux qui ont compris, et mon art si j’en suis capable. Sinon, la lumière et l’eau et l’ivresse sont encore devant moi, et les lèvres humides du désir.


Désespoir souriant. Sans issue, mais exerçant sans cesse une domination qu’on sait vaine. 


L’essentiel : ne pas se perdre, et ne pas perdre ce qui, de soi, dort dans le monde.



Aux confins — Et par-dessus : le jeu. Je nie, suis lâche et faible, j’agis comme si j’affirmais, comme si j’étais fort et courageux. 


Question de volonté — pousser l’absurdité jusqu’au bout — je suis capable de... D’où prendre le jeu au tragique, dans son effort; au comique dans le résultat (indifférent plutôt).


Mais, pour cela, ne pas perdre son temps. Rechercher l’expérience extrême dans la solitude. 


Épurer le jeu par la conquête de soi-même — la sachant absurde — Conciliation du sage hindou et du héros occidental.


«Ce sont les idées générales qui m’ont fait le plus de mal.»


Cette extrême expérience doit toujours s’arrêter devant une main tendue. Pour reprendre ensuite. Les mains tendues sont rares.



Que la vie est la plus forte — vérité, mais principe de toutes les lâchetés. Il faut penser le contraire ostensiblement.


Et les voilà qui meuglent : je suis immoraliste. Traduction : j’ai besoin de me donner une morale. Avoue-le donc, imbécile. Moi aussi.


L’autre cloche : il faut être simple, vrai, pas de littérature — accepter et se donner. Mais nous ne faisons que ça.


Si l’on est bien persuadé de son désespoir, il faut agir comme si l’on espérait — ou se tuer. La souffrance ne donne pas de droit.


Intellectuel? Oui. Et ne jamais renier. Intellectuel : celui qui se dédouble. Ça me plaît. Je suis content d’être les deux. «Si ça peut s’unir?» Question pratique. 


Il faut s’y mettre. «Je méprise l’intelligence» signifie en réalité : «Je ne peux supporter mes doutes».


Je préfère tenir les yeux ouverts.



— Extrait de «Carnets I. 

— Mai 1935 — février 1942.»

— Notes Biographiques






  Albert CAMUS (1913-1960) —