04 novembre 2026

≡ Retour Sur Soi


Ouvrir la porte et sortir. 


Marcher, pour aller quelque part, là où voudront bien nous conduire nos pas.


Peu importe l'heure, le lieu ou le moment, mais s'évader des murs de la prison que l'on construit soi-même ; jour après jour.


Observer le pied qui foule le chemin d'un sentier, sentir l'air pénétrer en soi, regarder pour voir véritablement le ciel lumineux, et sentir la douce chaleur du Soleil caresser notre visage…


S'arrêter un instant, et le regard fixé sur l'horizon, savourer pleinement le bonheur fugitif, d'un merveilleux instant de paix et de communion avec mère Nature qui s'exprime.


Retour Sur Soi…


En toile de fond, il y a ces jours qui passent inlassablement, aucun d'eux n'est semblable. 


Habités par nos habitudes, et conditionnés, par la société nouvelle, nous n'en sommes pas conscients.


Cependant, même si l'on ne perçoit pas les différences, entre le jour de maintenant et celui d'hier, chaque nouvelle journée est unique, tout peut arriver, le meilleur comme le pire.


Chaque jour commençant s'annonce tel un nouveau défi, qui s'inscrit dans le journal de notre existence. 


On doit l'accueillir avec gratitude et bienveillance, en le vivant pleinement.


Vivre avec intensité, c'est partir du plus profond de soi, pour rendre nos pensées belles, nos paroles justes, et nos actes nobles. 


Tout ce que l'on fait de bien nous élève, et profite aux autres « Nous-mêmes » que nous côtoyons, dans la vie.



— 2 novembre 2026




—■ Jean Rumoncey —



03 novembre 2026

≡ L’Éthiopie, premier royaume chrétien d’Afrique

L’Église Saint-Georges. By Thomas Fuhrmann - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org


Depuis le IVe siècle, face aux menaces extérieures, le christianisme a su forger l’identité de l’Éthiopie.


— L’Éthiopie, premier royaume chrétien d’Afrique



En Éthiopie, comme en France, une tradition chrétienne pluriséculaire s’est enracinée sur ce sol dès l’Antiquité, au point de façonner l’identité du pays. 


Tout commence au IVe siècle, sur les terres du royaume d’Axoum. Selon la tradition, un jeune chrétien syrien, Frumentius, est capturé puis conduit à la cour royale comme esclave. 


Frumentius gagne alors, par son intelligence et sa fidélité, la confiance du jeune roi Ezana et contribue à sa conversion.


Il se rend ensuite à Alexandrie, où l’évêque Athanase le consacre évêque avant son retour dans le royaume, où il continue à évangéliser. 


La croix remplace progressivement les anciens symboles religieux et fait d’Axoum le premier royaume chrétien d’Afrique.


•— Un royaume chrétien aux frontières de l’Islam


À la fin du Ve siècle, selon la tradition éthiopienne, neuf saints venus du monde syriaque et méditerranéen contribuent à poursuivre la christianisation du pays. Ils fondent des monastères, diffusent les Écritures et participent à l’essor du «guèze», une ancienne langue liturgique dans laquelle sont transmis les textes sacrés.


L’Église orthodoxe éthiopienne se rapproche alors de la tradition copte d’Égypte. Après le concile de Chalcédoine, en 451, elle rejette les dogmes des Églises de Rome et de Constantinople. 


Elle appartient aujourd’hui à la famille des Églises orthodoxes orientales, dites non chalcédoniennes. Longtemps placée sous l’autorité du patriarche d’Alexandrie, elle a l’autonomie en 1959.


— À partir du VIIe siècle, l’expansion musulmane entraîne l’isolement de l’Éthiopie chrétienne. 


Au XVIe siècle, la guerre adalo-éthiopienne, qui oppose le royaume au sultanat d’Adal, menace même son existence. Face à cette offensive, le souverain éthiopien sollicite le soutien du Portugal, dont les troupes interviennent en1541. 


— La foi chrétienne, devenue un pilier de l’identité du royaume, contribue ainsi à façonner des alliances avec l’Occident et une résistance face à un adversaire commun.


•— L’Arche d’Alliance en Éthiopie


Le particularisme chrétien de l’Éthiopie se manifeste également dans sa liturgie, son calendrier et ses chants sacrés. Ainsi, lors de Timkat, la célébration de l’Épiphanie en janvier, les fidèles commémorent le baptême du Christ dans le Jourdain. Cette fête est considérée comme plus importante que Noël. 


À cette occasion, les prêtres portent en procession les tabots, des objets sacrés représentant l’Arche d’Alliance, associée aux Tables de la Loi récupérées par Moïse sur le mont Sinaï. 


Selon la tradition locale, l’Arche d’Alliance aurait été transportée en Éthiopie par Ménélik Ier, fils du roi Salomon et de la reine de Saba. 


Ce récit fondateur établit un lien fort entre la Terre sainte et l’Éthiopie.


•— Lalibela, une Jérusalem au cœur des montagnes


Aux XIIe et XIIIe siècles, le roi Lalibela fait aménager onze magnifiques églises monolithiques dans la roche, au cœur des hauts plateaux. 


Il s’agit de créer une «nouvelle Jérusalem», alors que les conquêtes musulmanes ont rendu les pèlerinages en Terre sainte difficiles. 


— Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978, cet ensemble est un haut lieu de pèlerinage. 


— Biete Medhani Alem, la «Maison du Sauveur du monde», est considérée comme la plus vaste des églises monolithiques de Lalibela.


— Biete Ghiorgis, dédiée à Saint-Georges, se distingue par son plan cruciforme, sculpté dans la roche. Des tranchées, des tunnels et des passages relient plusieurs sanctuaires, de magnifiques peintures murales ornent les voûtes. 


Dans l’ancienne capitale d’Axoum, les vestiges de l’ancien royaume et la cathédrale Notre-Dame-de-Sion rappellent également l’ancienneté de la présence chrétienne. 


Les sanctuaires de Lalibela ont été excavés directement dans la roche. 


— Cette architecture singulière exprime ainsi une foi littéralement issue et enracinée dans la terre du pays.


L’Éthiopie demeure le témoin vivant d’une Histoire chrétienne singulière, façonnée par des rois, des moines et des bâtisseurs. 


Si son Église se distingue de celle de Rome, elle témoigne néanmoins de l’ancienneté et de la diversité du christianisme, source à travers le monde de merveilles architecturales et d’histoires fascinantes.



— 27 octobre 2026



— Source : Boulevard Voltaire 

— Extraits d’un article de : Eric de Mascureau





▲ Aron O’Raney —



 

02 novembre 2026

≡ Vous Avez dit Solitude, Solitaire…


Le solitaire est à contre-courant de la vie en communauté, ne pas s’intégrer aux autres ne le rend ni malade ni malheureux. 


À la réflexion, il est évident qu’il se considère comme un être quelque peu sauvage, mais il ne se sent pas pour autant, exclu de la société humaine.


Son Refuge, C’est Sa Solitude.


Être solitaire et aimer le silence, c’est choisir, volontairement ou par nature, de vivre dans un monde différent, c’est emprunter la voie de l’incertitude et de l’inconnu. 


Il n’a aucun penchant pour l’imprévisible, et, même s’il n’a pas encore pleinement compris que la solitude pouvait devenir une force et une aide, Il l’accepte.


La Solitude… Le Sauve De La Médiocrité Et De L’ignorance.


Se confronter à la solitude, c’est, à travers elle, aborder l’inconnu qui demeure en soi. Face à la peur, à l’angoisse et à l’approche de la mort, il peut ainsi mesurer sa capacité à résister aux épreuves de l’existence.


Il lui semble que trop dépendre des autres, c’est s’empêcher d’évoluer, voire à se dérober devant les défis que la vie impose.


Vivant dans le retirement solitaire, il sait qu’une telle existence ne conduit pas nécessairement à l’angoisse ni au désespoir. De cette solitude, nul traumatisme n’a résulté.


La plupart de ses maux viennent peut-être de son impossibilité, à pouvoir s’isoler, à demeurer seul, loin du bruit et de l’agitation de la cité.


La société humaine d’aujourd’hui vit dans une matérialité outrancière, toujours davantage de choses souvent futiles ou inutiles, le superficiel domine, laissant peu de place à l’intériorité. 


Dans ses temps de silence, il pense au délitement de la société, à la fragilité de l’être humain, et à sa finitude. Il lui faut s’aguerrir pour affronter l’à venir, et s’il le peut apprendre à jouir de l’éphémère.


Il se plait à croire qu’il pourrait, un jour, ouvrir sereinement la dernière porte de l’inconnaissable.



— 1er septembre 2025





—■ Jean Rumoncey —