Cette azuréenne aime aussi la photo et le street art (crédit : @ _lmk2).
🖼️Le portrait : Laura Moncade, portrait(art)iste
— Elle a choisi le soleil comme image de profil sur les réseaux sociaux. Et c’est tellement bien vu : il émane d’elle tant de lumière qu’une “vraie” photo n’aurait pas pu mieux la représenter. Rencontre avec une créatrice et autrice très amoureuse des gens et de sa ville.
— Biographie Express
Elle a poussé plein champ, sous les étoiles du Béarn, cernée par deux frères et des parents agriculteurs. «Je m’ennuyais pas mal, alors je m’inventais des histoires.» Elle écrit, elle dessine, elle crée, elle invente.
Quand elle a 10 ans, en 1987, son père tombe malade et elle entre en pension dans le Gers. «On correspond beaucoup. Avec ma grand-mère, ma cousine, ma tante, etc. Je décore mes enveloppes, je m’amuse.» Plus tard, elle ira à l’école hôtelière de Biarritz. «Même si je n’ai pas vraiment mis à profit ce cursus, j’y ai vraiment beaucoup appris. Et puis surtout, je sors de ma campagne, je me sociabilise…»
Laura Moncade s’oriente vers la vente. Passionnée de beau et de déco, elle entre chez Bois&Chiffons à Pau. «Je suis promue directrice et je me retrouve mutée à Cannes. C’est un choc des cultures !» Depuis la rue d’Antibes, où elle bosse, elle observe les gens avec fascination. «Je me balade, je lis énormément.»
C’est l’événementiel qui la titille ensuite. Elle travaille notamment à la mairie de St-Jean-Cap-Ferrat. Sa fille, Luisa, naît, il y a 16 ans. «Je crée Maison Louisette avec laquelle je fais de la scénographie végétale. J’avais des commandes, un bel atelier, c’était génial.
Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais j’ai pété en plein vol…» Pour rebondir, elle rejoint une autre créative pour faire de la scéno florale pour les mariages d’exception. «Ma fille est top, je vis une merveilleuse histoire d’amour avec Raphaël depuis 12 ans… mais un an et demi après, ça craque à nouveau.»
— L’art
«Je suis chez moi, du coup. Et je vois passer un concours : Young Nice Artists. Il faut le savoir : j’adore les challenges !» Elle prépare un collage digital composé de portraits de femmes, inspirés de celles qu’elle croise en ville…
Et en attendant le résultat, elle décide de poster, tous les jours sur insta (@__lmk2). «Très vite, je me dis : mais qu’est-ce que les femmes de mes créations ont dans la tête ? À quoi pensent-elles ? Je commence à écrire.»
Elle a un don pour les mots. Elle les tisse, poétique. Elle y met du nissart et du soleil. Le compte séduit. Elle gagne le concours. «Alors là, je suis refaite ! Trop contente.» Elle ne surfe pas spécialement sur son prix, mais il la booste.
Elle continue de produire. «Une copine me dit un jour : pourquoi ne pas compiler tes portraits dans un livre ?» Laura Moncade se lance. L’an passé, elle sort un recueil de 80 Filles d’aqui, plus vraies que nature.
— Des Projets
«Je vais rééditer le livre pour la fin d’année. Pourquoi pas imaginer un second ?»
Ce qu’elle aime aussi, c’est la photo et le street art. «Je travaille sur un projet de portraits de Niçoises des cartes postales anciennes. J’ai envie de les remettre dans la rue avec un élément rigolo qui fera le lien avec nous, aujourd’hui…»
— 5 octobre 2026
— Source : L’Essentiel Nice
▲ Aron O’Raney —
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