16 juin 2026

≡ Le Mot «Frère» et La Franc-Maçonnerie



En effet, est désigné tout d'abord comme un frère celui qui est né des mêmes parents que la personne considérée, ou seulement du même père ou de la même mère.


«Frère» se dit aussi de tout homme en tant qu'il appartient à la grande famille humaine. On connaît l'expression : Tous les hommes sont frères. Frères, non pas parce qu'ils partagent la même origine biologique ou la même croyance, mais parce qu'ils participent d'une même humanité.


Nous retrouvons cette idée dans la devise française Liberté, Égalité, Fraternité, qui est censée s'appliquer à tous les citoyens et qui a une finalité de cohésion sociale et de solidarité. 


La fraternité citoyenne est imposée par la Constitution. Marcel David, homme politique français des années 50, disait «la fraternité est le principe et la vertu sans laquelle la liberté devient chimère et l'égalité mensonge». 


«Frère» se dit donc de tous les hommes, en tant qu'appartenant tous au genre humain, comme uni par des sentiments de solidarité, de bienveillance, de fraternité : «Aider ses frères ; soulager les maux de ses frères. 


La raison m'est née. Le monde est bon. Je bénirai la vie. J'aimerai mes frères», écrivait Rimbaud en 1873. 


«Frère» qualifie également un homme animé de sentiments semblables envers un autre homme, considéré comme un ami intime, un ami de cœur ou un ami d'élection.


«Frère» se dit aussi d'hommes qui ont une communauté d'origine avec d'autres : on parle alors de Frère de couleur, de Frère de race… ou bien liés par une communauté d'intérêts, d'idées (avec d'autres). 


A contrario, on emploie l'expression Faux frère, pour désigner celui qui trahit ou une société, ou quelqu'un de cette société.


Dans le vocabulaire des religions, «Frère» se dit plus particulièrement de tous les chrétiens, comme étant tous enfants de Dieu par le baptême. 


Dans l'Église primitive, Frères en Jésus-Christ était l'expression dont se servaient les membres de la communauté chrétienne pour se désigner eux-mêmes, afin de marquer leur unité de vie dans le Christ. 


«Tu es le père des êtres ; en toi, tous les êtres sont frères», écrira plus tard Renan en 1885.  


Mes frères, mes bien chers frères, sont une formule employée par l'officiant ou le prédicateur pour s'adresser aux fidèles en commençant un sermon.


«Frère» est le titre attribué à un moine (dans l'Église catholique romaine). 


«Frère», c'est également l'appellation donnée par leur fondateur aux membres de certains ordres, de certaines congrégations. Les Frères mineurs, les Franciscains et les Capucins. Les Frères prêcheurs, les Dominicains.  


Dans l'Ordre de Malte, Frère servant se dit de Celui qui entre dans l'ordre sans faire preuve de noblesse, et qui est d'un rang inférieur aux autres chevaliers. On l'appelle aussi Chevalier servant.


On connaît l'expression «frères d'armes», encore utilisée aujourd'hui, pour qualifier ceux qui combattent ou ont combattu côte à côte pour une même cause, en fait des camarades de guerre. 


«Frère d'armes», se disait autrefois des chevaliers qui avaient contracté une alliance d'armes, en se promettant une mutuelle assistance, et qui se donnaient réciproquement le nom de Frère.


Le mot «Frère» n'est donc pas exclusif de la franc-maçonnerie.



Source : Le site du CERRER 

— Cercle d'Etudes et de Recherches sur le Rite Ecossais Rectifié







Aron O’Raney —



15 juin 2026

≡ Écriture Et Solitude


Chacun peut écrire chez soi ; mais celui qui veut composer un livre de philosophie ou un poème a besoin d’une pleine liberté.


Il faut qu’on le laisse seul ; il faut qu’il puisse suivre le cours de son inspiration, s’établir où bon lui semble,


En plein air ou dans sa chambre, à l’ombre des arbres ou dans son fauteuil.


Pour écrire avec bonheur,

Il faut y être porté par un besoin moral, par une certaine ardeur, et n’éprouver aucune contrainte. 


Que si l’on est interrompu à tout instant,

Il faut se résigner et attendre un moment plus favorable. 


On n’écrit pas bien si l’on n’est entraîné à écrire par une impulsion intérieure,


Si l’on n’épie les précieux instants où la tête est libre et le cœur animé ;


Il faut que la pensée alors soit plus vive, et qu’on éprouve une noble résolution qui brave les obstacles. 


L’esprit embrasse avec force en ce moment tous les objets,

Les idées s’éclaircissent, et les expressions se présentent d’elles-mêmes. 


Alors, on ne se dit pas : 


« Dois-je écrire ou non? »


Il faut écrire, dût-on perdre l’affection de ses amis, la faveur des grands, détruire son repos domestique et anéantir sa fortune. 




— Extrait de : « La Solitude »





Johann Georg Zimmermann —




14 juin 2026

≡ Les Gens Cherchent Toujours...



Les gens cherchent toujours de nouvelles occasions de réussir dans les affaires de ce monde, mais bien peu se rendent compte, qu’aussi longtemps qu’ils poursuivent exclusivement des profits matériels, ils doivent rester en dehors de la chambre intime de leur âme.


Si vous essayez d’apprendre à voir dans ce qui est intérieur et ce qui est extérieur deux aspects simultanés d’une Essence unique, vous trouverez le chemin qui mène à Dieu.


Votre corps, votre femme et vos enfants, vos amis et vos parents, votre richesse et vos possessions matérielles, sont tous des objets extérieurs ; la « pensée du Divin, ou plutôt le fait de placer le Divin au tout premier rang de vos idées et de vos pensées, est un processus intérieur.


Plus vous vous concentrez sur ce qui est extérieur, plus votre pouvoir spirituel intérieur se rouille.


Et pour nettoyer votre esprit de toute saleté, de toutes les ordures qui s’y sont accumulées, il vous faudra toute une vie d’efforts.


Si vous ne pouvez pas encore soustraire votre pensée à l’attraction du monde, efforcez-vous au moins de prendre pour objectif ce qui est intérieur, cherchez des vérités du monde spirituel et méditez sur la source éternelle de divine Béatitude.


Un jour, vous vous apercevrez que toutes les forces de votre âme coulent vers Lui, par un seul canal.


Cela vous fera réaliser que l’intérieur et l’extérieur sont indissolublement liés et forment un seul grand Fleuve éternel.



Aux Sources De La Joie - 15-P.33,34






Mâ Ananda Moyî —