17 avril 2026

≡ An 2011, Décès Du Célèbre Gourou Sai Baba


Le 24 avril 2011, À 84 ans, Sathya Sai Baba décède à Puttaparthi (Andhra Pradesh), en Inde. Il quitte son enveloppe charnelle le matin à 7 h 40 en raison d’une défaillance cardiaque et respiratoire. 


C’est ainsi qu’un responsable du grand hôpital de Puttaparthi annonce la mort du plus célèbre gourou de ce siècle en Inde.


Les forces de l’ordre étaient sur les dents, redoutant des débordements : des milliers de dévots priaient depuis plusieurs jours dans la petite ville d’Andhra Pradesh, espérant encore un miracle. 


« Sai Ram ! Sai Ram ! »


Ils sont des milliers, venus de tous les horizons ; d’Inde, mais aussi du reste de l’Asie, d’Europe, d’Afrique, d’Amérique. Leurs incantations déchirent l’air brûlant de Puttaparthi, petite ville de l’Andhra Pradesh où se meurt Sathya Sai Baba, leur gourou, le « Dieu Vivant » le plus célèbre d’Inde. 


Né le 23 novembre 1926 dans une famille de pauvres agriculteurs à Puttaparthi, qui n’était encore qu’un village, celui qui s’appelait alors Sathya Narayana Raju se fait remarquer dès sa plus tendre enfance pour sa grande intelligence.


Le petit garçon accomplit même des miracles, faisant apparaître de la nourriture, et notamment des friandises. Il chante et danse à la perfection. Persuadés d’avoir un enfant « possédé », ses parents le font exorciser.


À 14 ans, il déclare être la réincarnation de Sai Baba de Shirdi, un saint de l’hindouisme mort en 1918. Un personnage vénéré par les hindous, mais aussi par les musulmans et les chrétiens. Au cœur de New Delhi, le temple de Sai Baba de Shirdi est très fréquenté.


Le « nouveau » Sai Baba fait vite recette avec son mantra : « Aimer tout le monde ; servir tout le monde ; aider toujours ; ne jamais blesser » . 


À l’image du saint homme dont il dit être l’incarnation, il se veut œcuménique : aucun de ses fidèles n’est contraint de renoncer à sa religion.


Visionnaire, et bien que prévoyant de ne quitter ce monde qu’à 96 ans, « Bhagwan » a toujours expliqué qu’il y aurait une période de transition de 8 ans entre sa mort et l’avènement de son successeur, en 2030.


Cet avatar viendrait de Gunaparthi, un village du Karnataka. 


Pour autant, Sathya Sai Baba reste un personnage controversé. D’aucuns ramènent à la prestidigitation les miracles qu’il affirme accomplir.


Dans les années 1970, des rationalistes, en Inde et à l’étranger, ont mis le gourou au défi de faire la preuve qu’il n’était pas un charlatan. Sai Baba a refusé de relever le gant, ce qui lui a valu le désamour de fidèles.


Mais c’est surtout l’immense empire qu’il a bâti grâce aux dons de riches adeptes du monde entier qui éveille les soupçons. La « succession matérielle » du saint homme inquiète encore plus que sa « succession spirituelle ». Il l’aurait d’ailleurs moins bien préparée. Ou, en tout cas, de manière beaucoup moins transparente.


Sai Baba est à la tête d’une immense fortune, qui représente des milliards d’euros. On ne connaît aucun héritier en titre à ce célibataire qui a rompu avec sa famille à l’exception de l’un de ses frères et d’un neveu. Pour l’heure, l’empire composé de plusieurs universités, maisons d’édition, associations pour le développement de la condition des femmes ou encore hôpitaux, est géré par le Sathya Sai Central Trust (SSCT).


Sai Baba a fait de Puttaparthi, son village natal, une petite ville moderne. Outre l’aéroport, il y a construit un hôpital, celui-là même où il est mort. Il l’a aussi dotée d’une université, d’un musée, d’un planétarium, et de 2 stades. Sans compter, l’ashram. Puis il a étendu ses projets charitables à d’autres régions. 


À Bangalore, l’hôpital qui porte son nom est d’un modernisme impressionnant. « Tout le monde peut venir s’y faire soigner gratuitement », confiait récemment un homme d’affaires à Bangalore.


Il a aussi financé des projets d’alimentation en eau potable dans 150 villages de l’Andhra Pradesh et au Tamil Nadu voisin.


Les esprits tatillons font valoir que tout l’argent encaissé par Sai Baba et son Trust est exempté d’impôts. Les plus acharnés soulignent que personne ne sait exactement à combien s’élèvent les dons.


Isaac Tigrett Burton, l’Américain qui a fondé la chaîne « Hard Rock Café », aurait versé quelques milliards de dollars au saint homme pour lui permettre de construire, en 1991, l’hôpital où il est mort.



— 24 avril 2011

— Extraits d’un Blog « Le Figaro » Marie-France Calle





Aron O’Raney —




 

≡ La Poste Et Le Petit Prince

Illustration : Le Petit Prince® © Succession Antoine de Saint-Exupéry 2026


🌟La Poste célèbre les 80 ans du Petit Prince avec une collection pleine de poésie



«L'essentiel est invisible pour les yeux…». 



À l'occasion des 80 ans du Petit Prince, La Poste lui rend hommage avec une collection inédite qui invite à retrouver le goût des mots simples, des messages sincères, et du temps que l'on prend pour écrire. 


Dès ce 30 mars, 1.400 bureaux de poste se transforment en lieux d'émerveillement, où l'imaginaire, la correspondance et le plaisir d'écrire se rencontrent.


Car écrire, comme le rappelle l'œuvre d'Antoine de Saint-Exupéry, c'est créer du lien.


À travers des timbres, des cartes, des emballages illustrés ou encore des stylos, marque-pages et ouvrages collector, La Poste propose bien plus qu'une collection : une expérience. 


Celle de ralentir, de choisir ses mots, d'envoyer un message qui compte. Une attention qui traverse le temps, comme ces lettres que l'on garde et que l'on relit.


«… On ne voit bien qu'avec le cœur». 


Avec cette initiative, La Poste réaffirme son rôle de passeur d'émotions. Faire de l'écrit un refuge, un lien entre les générations, une manière de dire l'essentiel autrement.


80 ans après, le Petit Prince continue de nous ré-enraciner dans le cœur, et La Poste de nous offrir les moyens de partager ce qui nous rapproche.



👉 Pour découvrir la collection Le Petit Prince, rendez-vous en bureau de poste ou sur laposte.fr.



– 30 mars 2026

– Source : L'Essentiel Nice





Aron O’Raney —




16 avril 2026

≡ Le Scribe…


Un Scribe Meurt Sur Sa Plume. Même S’il Meurt Dans Un Lit, Il Est Dans Son Combat Toute La Vie.



De son vivant exacerbé, ainsi qu’en témoignent ses écritures, le scribe rendra son dernier souffle après avoir posé un point final sur son dernier écrit, ultime expression murmurée d’une infinie détresse.



Ici et ailleurs, en d’autres lieux et sous d’autres cieux, le déraciné expatrié en terre étrangère trace sa destinée, par les chemins escarpés, écrivant de jour en jour, un devoir de mémoire.


Marginal reclus, vivant dans sa douce mélancolie, pourra-t-il continuer à vivre en respectant l’injonction moraliste : «Je suis de la race de ceux qui pleurent en silence dans le supplice.»



Ses fragments d’écritures sont les témoins irrécusables de sa traversée de l’existence, de l’aurore à son crépuscule. 



Renaissance ou fin?



Au bout du chemin, une fois parvenu à la dernière porte, qui pourra triompher, le feu de l’amour, les braises de la haine, les regrets mouillés, ou le germe de l’espoir dans l’inconnaissable.



Ira-t-il dans le monde des jours illuminés, se ressourcer dans un paradis, où la fontaine de jouvence verse ses eaux miraculeuses, pour renaître tel le phénix des mythologies antiques.




Jean Rumoncey —