06 septembre 2026

≡ En Parlant De La Vie


La Vie Est Une Île Dans Un Océan De Solitude, Une Île Dont Les Rochers Sont Nos Espoirs, Les Arbres Nos Rêves, Les Fleurs Notre Solitude Et Les Ruisseaux Notre Aspiration. 


Votre vie, mes amis, est une île isolée de toutes les autres îles et régions. 


Quel que soit le nombre de bateaux qui s’éloignent de vos rivages pour d’autres cieux, quel que soit le nombre de flottes qui atteignent vos côtes, vous resterez une île solitaire, souffrant les affres de la Solitude et aspirant au Bonheur. 


Vous êtes ignorés des autres hommes, et très éloignés le leur sympathie et de leur compréhension. 


Mon frère, je t’ai vu assis sur ton monceau d’or, te réjouissant de tes richesses — fier de tes trésors et ancré dans ta conviction que chaque poignée d’or amassée est un lien invisible qui relie aux tiens les désirs et les pensées des autres hommes.


Je t’ai vu dans mon imagination comme un grand conquérant menant ses troupes, déterminé à détruire les forteresses de tes ennemis. 


Mais quand j’ai regardé de nouveau, je n’ai vu qu’un cœur solitaire se languissant derrière ses coffres d’or, un oiseau affamé dans une cage dorée à la mangeoire vide. 


Je t’ai vu, mon frère, assis sur le trône de la gloire, autour de toi, ton peuple acclamait ta majesté, chantant les louanges de tes valeureuses actions, vantant ta sagesse et te regardant comme s’ils étaient en présence d’un prophète, leur esprit exultant jusqu’à la voûte céleste. 


Et tandis que tu regardais tes sujets, j’ai vu sur ton visage les signes du Bonheur, de la Puissance et du Triomphe, comme si tu étais l’âme de leurs corps. 


Mais quand j’ai regardé de nouveau, je t’ai vu seul dans ta solitude, debout à côté de ton trône, comme un exilé tendant la main dans toutes les directions, comme s’il implorait grâce et miséricorde auprès d’invisibles fantômes — quémandant un abri, n’eût-il que chaleur et amitié à offrir. 


Je t’ai vu, mon frère, épris d’une belle femme, déposant ton cœur sur l’autel de sa beauté. 


Quand je l’ai vu te regarder avec tendresse et amour maternel, je me suis dit : «Longue vie à l’amour qui a chassé la solitude de cet homme et uni son cœur à un autre.» 


Pourtant, lorsque j’ai regardé de nouveau, j’ai vu dans ton cœur aimant un autre cœur solitaire, appelant en vain pour révéler ses secrets à une femme; et derrière ton âme emplie d’amour, une autre âme solitaire pareille à un nuage errant, désirant en vain se transformer en larmes dans les yeux de ta bien-aimée... 


Ta vie, mon frère, est une demeure solitaire isolée de celles des autres hommes. 


Une maison à l’intérieur de laquelle le regard de nul voisin ne peut pénétrer. 


Si elle était plongée dans l’obscurité, la lampe de ton voisin ne pourrait l’éclairer. 


Si elle était dépourvue de toutes provisions, les réserves de ton voisin ne pourraient la remplir. 


Si elle se trouvait dans un désert, tu ne pourrais pas la déplacer dans les jardins d’autres hommes, labourés et plantés par d’autres mains. 


Si elle se dressait en haut d’une montagne, tu ne pourrais pas la faire descendre dans la vallée que foulent les pieds d’autres hommes. 


La vie de ton esprit, mon frère, est englobée de solitude, et sans cette solitude et cet isolement, tu ne serais point ce que tu es, pas plus, que je ne serais ce que je suis. 


Sans cette solitude et cet isolement, j’en arriverais à croire en entendant ta voix que c’est ma voix qui parle, ou en voyant ton visage que c’est moi qui me regarde dans un miroir. 



— Extrait de «La voie de l’éternelle sagesse»






Khalil Gibran —




 

05 septembre 2026

≡ Où voir les vestiges de la Bastille à Paris ?

Le vestige le plus remarquable de la forteresse se situe dans le square Henri-Galli, situé boulevard Henri IV dans le 4e arrondissement (crédit : Adobe Stock).


•— La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, a été retenue par l'histoire comme le début de la Révolution française. L'édifice, bien que détruit dans la foulée, a laissé de nombreuses traces dans la capitale. Plusieurs lieux permettent aujourd'hui de retrouver les traces de cette forteresse dont les Français vont de nouveau célébrer la chute mardi prochain.


— Une Forteresse Légendaire


Construite à partir de 1370 sous le règne de Charles V, la Bastille était d'abord une forteresse destinée à protéger l'Est de Paris. 


Avec ses 8 tours et ses épaisses murailles, elle devient ensuite une prison d'État où sont enfermés des personnages célèbres, comme Voltaire ou le marquis de Sade


Le 14 juillet 1789, sa prise par les révolutionnaires, alors qu'elle ne compte plus que 7 prisonniers, marque un tournant majeur de l'Histoire de France. Dès le lendemain, sa démolition est engagée.


— Des Pierres Dispersées


Si la Bastille a disparu du paysage parisien, son empreinte demeure. Sur la place qui porte aujourd'hui son nom, un marquage au sol permet de visualiser le tracé de l'ancienne forteresse. 

•Au square Henri-Galli, des vestiges des fondations de l'une de ses tours sont également conservés. D'autres fragments sont visibles sur le quai de la station Bastille sur la ligne 5 du métro. 

•Quant aux pierres issues de la démolition, elles ont connu une seconde vie : certaines ont notamment été utilisées pour construire le pont de la Concorde ; d'autres ont été sculptées pour devenir des répliques-souvenirs de la forteresse.


— Une Mémoire Vivante


Les traces de la Bastille ne se limitent pas à quelques blocs de pierre. Le Musée Carnavalet - Histoire de Paris conserve de nombreux témoignages liés à la forteresse, entre plans, gravures et objets historiques. 


Ces vestiges, parfois discrets, rappellent qu'au-delà du symbole révolutionnaire, la Bastille appartient encore au patrimoine parisien. Ils invitent à redécouvrir une histoire, parfois mythifiée, enfouie sous les rues de la capitale.



— 10 juillet 2026

— Source : L'Essentiel Nice







Aron O’Raney —




04 septembre 2026

≡ La Quête Intérieure


Les sages et les esprits éclairés ont préservé les savoirs ancestraux. Leurs enseignements offrent à chacun une possibilité de s’instruire des choses de l’esprit.


— Tout y est… 


Accepter la vie telle qu’elle est, apprendre à se connaître, et discerner le vrai du faux : la vérité du mensonge, cultiver le silence intérieur, maîtriser ses émotions, et vivre l’instant présent.


— Est-ce qu’il a tiré profit de ces connaissances?


La sagesse aide à mieux vivre cette existence, car, si la société est en continuel changement, le cœur humain, lui, est immuable. 


La philosophie bouddhique sur ce qui rend l’homme heureux ou malheureux recèle, de profondes vérités.


— L’ignorance est souvent la racine des souffrances.


Il est ici pour apprendre, et c’est ce qu’il s’efforce de faire, il est vrai, avec plus ou moins de réussite.


Quand il était jeune, il courait, à la maturité, il marchait, plus tard il trébuchait, mais se relevait et poursuivait tant bien que mal sa route, pansant des blessures qui, souvent, ne guérissent jamais.


Il y a longtemps qu’il a tourné le dos à cette époque qu’il ne reconnaît plus. La société humaine façonnée par le pouvoir des puissants lui est devenue étrangère.


Nombre d’humains et de religions empruntent des chemins différents, pour parvenir un jour devant une seule et même porte, celle : de «l’Inconnaissable».


— Nous vivons aujourd’hui dans une matérialité outrancière… 


Pourtant, l’essentiel, dans cette vie, n’est-il pas de conserver au plus profond de son cœur sa Propre Foi ?


— Pour tenter de voir clair, il a pris le recul indispensable…


Il vit à l’écart des choses et des événements d’une société, qui ne cesse de détruire ce qu’il reste des véritables valeurs.


Dans ce monde artificiel, innombrables sont ceux qui tentent de combler le vide de leur existence, avec des artifices matériels.


Nombreux sont les ignorants, mais il existe différents degrés d’ignorance. En ce sens, certains le sont un peu moins que beaucoup d’autres.


— L’on ne finit jamais d’apprendre, la vie est faite pour cela.


Il a expérimenté : la Franc-Maçonnerie, étudié la philosophie bouddhiste, le soufisme, et l’hindouisme, tout en gardant profondément ancrés en lui le christianisme et sa foi en Dieu.


— Il pratique la méditation, dont il a retiré de réels bienfaits.


Aujourd’hui, il perçoit son regard comme plus lucide et clairvoyant, même s’il reste parfois critique envers les autres.  Il en va de même pour les choses de la vie, qui lui apparaissent plus compréhensibles.


Il reste un cherchant, un vieil homme, qui poursuit une route, où surgit parfois, la furtive étincelle de lumière, qui l’encourage à persévérer dans sa quête. Cela lui suffit pour continuer.


— À qui demander d’éclairer son chemin? 


Au passant, à un ami, à un maître spirituel, au religieux, à un sage… À qui d’autre encore?


Certains êtres peuvent nous éviter les sentiers escarpés, ou accidentés, et nous diriger sur une bonne voie. Mais, quelles que soient ses qualités, son intégrité, ses expériences, et son intelligence, personne ne peut éclairer à notre place le chemin de la vie.


— Celui qui demeure ancré dans sa foi peut espérer voir se révéler un jour la lumière qui sommeille déjà en lui.



— 26 juillet 2026







Jean Rumoncey —