13 août 2026

≡ Èze, La Magnétique

Nietzsche a séjourné à Èze lors de l’hiver 1883-1884 pour se ressourcer et trouver une nouvelle inspiration (crédit : Adobe Stock).


🌵Une escapade à Èze, la magnétique


C’est peut-être le plus glamour de notre sélection estivale. C’est aussi, probablement, le plus touristique. Il faut dire que la cité perchée, entièrement piétonne, vaut le détour… 


Toute Une Histoire


C’est un village au caractère médiéval, avec une porte fortifiée datant du XIVe et un château dont on a pu conserver le donjon. Depuis les vestiges de l’ancienne forteresse, on a un des plus beaux panoramas de la Côte d’Azur.


En effet, Èze est au sommet d’un piton rocheux, à 429 m d’altitude entre Nice et Monaco. Ses artères sont, par la force des choses, réservées aux piétons. Ce qui participe, bien entendu, à son atmosphère si particulière.


Nietzsche y a séjourné, à l’hiver 1883-1884, alors qu’il était dans une grande phase de doute et que sa santé était défaillante. 


Il a ensuite assuré que l’énergie créatrice nécessaire pour composer la troisième partie d’Ainsi parlait Zarathoustra lui est venu d’ici.


Saviez-vous qu’Alfred Hitchcock avait choisi Èze, et notamment le château Balsan, pour tourner des scènes de La Main au collet (1955) avec Cary Grant et Grace Kelly ? Quelques années, donc, avant qu’elle devienne la princesse de Monaco.


Qu’est-ce qu’on Y Fait ?


On peut essayer, déjà, de marcher dans les pas de Nietzsche en arpentant un chemin escarpé – 2 km et environ 400 m de dénivelé – qui relie le bord de mer au village… et qui, aujourd’hui, porte son nom.  


Le Jardin exotique, aménagé en 1950 dans les vestiges, est un incontournable. Pour les espèces, la vue, les sculptures de Jean-Philippe Richard. 


On a aussi Fragonard et Galimard, parfumeries historiques, et classées monument historique.


La semaine des fêtes patronales s’ouvre avec la fête de la Saint-Laurent, puis se poursuit avec une traditionnelle soupe au pistou le 14 août, avant la fête du 15 août : procession dans le village, célébration religieuse et danses folkloriques.



— 19 juillet 2026

— Source : L’Essentiel Nice Patrimoine






Aron O’Raney —



12 août 2026

≡ Communauté Et Famille Humaine


La Communauté Globale


Alors que le XXe siècle touche à sa fin, nous constatons que le monde a rapetissé. Sa population est presque devenue une seule communauté. Des alliances politiques et militaires ont créé des groupes multinationaux, l’industrie et le commerce international ont engendré une économie globale. 


Les communications planétaires ont éliminé les vieilles barrières de distance, de langue et de race. 


Nous sommes aussi poussés à serrer les coudes par les graves problèmes que nous affrontons : la surpopulation, l’épuisement des ressources naturelles et la crise de l’environnement qui menace l’air, l’eau et les arbres, en même temps qu’un grand nombre de belles formes de vie qui sont le fondement même de l’existence de cette petite planète que nous partageons.


Je crois que, pour relever les défis de notre temps, les êtres humains auront à développer un sens accru de responsabilité universelle. Chacun de nous doit apprendre à travailler non pas uniquement pour lui ou pour elle, sa famille ou son pays, mais au bénéfice de toute l’humanité. 


La responsabilité universelle est la clef véritable de la survie humaine.


C’est le meilleur fondement de la paix mondiale, de l’utilisation équitable des ressources naturelles et, dans le souci des générations à venir, du soin approprié à prendre de l’environnement.


Depuis un certain temps, j’ai réfléchi à la façon d’accroître notre sens de responsabilité mutuelle, ainsi que de la motivation altruiste dont il dérive. J’aimerais partager en quelques mots ces pensées avec vous.


La Famille Humaine


Que cela nous plaise ou non, nous sommes tous nés sur cette terre comme membres d’une même grande famille.


Riche ou pauvre, éduqué ou non, appartenant à une nation, religion et idéologie ou l’autre, finalement, chacun d’entre nous n’est qu’un être humain pareil à un autre. 


Nous voulons tous le bonheur, et pas la souffrance. Plus encore, chacun d’entre nous a les mêmes droits de poursuivre ces buts.


Le monde d’aujourd’hui requiert que nous acceptions l’unicité de l’humanité. 


Dans le passé, des communautés isolées pouvaient se permettre de penser qu’elles étaient chacune fondamentalement différentes et qu’elles pouvaient même exister dans l’isolement total. 


Aujourd’hui cependant, des événements survenant dans un coin du monde finissent par affecter toute la planète. Si bien qu’il nous faut d’emblée traiter le moindre problème majeur local en termes globaux. 


Nous ne pouvons plus évoquer les barrières nationales, raciales ou idéologiques qui nous séparent sans répercussions destructrices. 


Dans ce contexte de nouvelle interdépendance, prendre en compte les intérêts des autres est à l’évidence la meilleure manière de servir nos propres intérêts.


J’y vois une source d’espoir.


La nécessité de coopérer ne peut que renforcer l’humanité, car cela nous aide à reconnaître que le fondement le plus sûr du nouvel ordre mondial n’est pas simplement constitué par des alliances politiques et économiques élargies, mais réside bien davantage dans une authentique pratique individuelle de l’amour et de la compassion. 


Pour un avenir meilleur, plus heureux, plus stable et plus civilisé, chacun de nous doit développer un réel sentiment sincère de fraternité et de sororité.



«communauté globale et nécessité de la responsabilité universelle» 

— BuddhaLine






Dalaï-Lama (1999) —



11 août 2026

≡ Solitude Et Amitié



Si vous commettez une erreur, 

Votre ami vous ramène doucement à la vérité ; 


Pour que vous vous entendiez l’un l’autre,

Il suffit d’un mot, d’un regard, et, Près de lui, 

Vous trouvez les conseils, l’appui, 


La consolation dont vous avez besoin

Dans chaque malheur, 

Dans chaque Accident de la vie.


A l’aide de cette bienfaisante amitié, 

L’esprit fatigué se relève dans son découragement, 

Se réveille dans sa somnolence, 

Et reprend l’essor dans son inaction. 


Avec elle,

L’espérance refleurit plus belle et plus riante. 


En jetant un regard sur le passé,

On se rappelle avec une douce mélancolie

Les jours où l’on a vécu ensemble, 


Les longs entretiens du soir, 

Les heures de réunion intime, 

Où l’on ne se lassait pas d’entendre et de parler, 


Où l’on n’éprouvait d’autre crainte

Que d’être séparés par l’absence ou par la mort, 


Où l’on adoucissait réciproquement ses chagrins, 


Où l’on sentait son cœur et son âme

Unis par les liens les plus étroits 

À un autre cœur et à une autre âme, 


Où l’on se réjouissait à la fois

De tout ce que l’on avait appris, 

De tout ce qu’on avait lu, 

Et l’on mettait en commun ses peines et ses plaisirs.




— Extrait de : La solitude 




Johann Georg Zimmermann —