19 octobre 2026

≡ La France A Attaqué Nice En 1543

Catherine Ségurane est un personnage central de l’histoire de Nice (Adobe Stock).


⚔️ La question :

 

Pourquoi la France a attaqué Nice en 1543 ? 


Le 9 septembre 1543, la cité de Nice est soulagée de voir les troupes françaises et ottomanes se retirer. La fin d’un siège aux multiples rebondissements qui a vu la naissance d’une héroïne : Catherine Ségurane.


• Le Contexte


• À cette époque, le Comté de Nice fait partie du Duché de Savoie.


• Sur le continent, le roi de France, François 1er a des relations extrêmement tendues avec Charles Quint, Charles de Habsbourg, à la tête du puissant Saint-Empire Germanique.


• Ces deux têtes couronnées se disputaient la domination de l’Italie. La Savoie, elle, avait choisi le camp germanique et le Comté de Nice était alors un territoire tampon régulièrement harcelé et convoité.


• Vous pouvez retrouver plus de détails dans cette vidéo explicative de qualité de Païs TV.


• Le Déroulement


• En 1542, la 9e guerre d’Italie est déclarée entre les deux grands royaumes. François 1er revient sur des accords de paix antérieurs et revendique le territoire de Nice. Une place stratégique vers l’Italie.


• Pour mener à bien cette prise de force, il obtient le soutien du sultan turc Souliman. La flotte monumentale menée par Barberousse prend position dans la baie de Nice début août 1543. On parle de plus de 140 navires et près de 30.000 hommes.


• Le prince de la maison de Savoie, Emmanuel Philibert, est exfiltré vers Gênes. Le siège de Nice débute alors avec un encerclement en mer et sur terre.


• Du 11 au 17 août, Nice et son château croulent sous les boulets de canons turcs jusqu’à percer les remparts au niveau de la place Garibaldi. C’est alors que Catherine Ségurane, simple lavandière, aurait assommé un porte-étendard ottoman pour lui prendre son drapeau et redonner du baume au cœur à tous les combattants niçois. 


• Son intervention marque un tournant dans la narration de cet épisode crucial pour l’histoire de la ville. Après avoir repoussé l’envahisseur, le vent tourne et les renforts finissent par arriver de Milan et de Savoie.


• Le siège est levé officiellement le 9 septembre et les armées assaillantes qui ont mis à sac la ville basse prennent la fuite. Charles III, Duc de Savoie, entre libérer Nice le 13 septembre.



— 9 septembre 2026

— Source : L’Essentiel Nice





▲ Aron O’Raney —



≡ Entre Terre Et Ciel


Depuis qu’il a quitté le pays natal, il traîne une bien morne existence. 


• Il croyait, être attaché à sa terre jusqu’à la fin des temps, mais, ses racines coupées, sa maison, sa mer, et son soleil arrachés, il ne lui reste plus rien.


◆ Si son pays n’est plus, il le porte toujours enfoui au plus profond de lui.


• Désemparé, il traverse des contrées inconnues, porté par le vent de l’exil, qui ne cesse de le tourmenter. Il voyage ainsi d’ici à là-bas très au loin, sans repère, naviguant sans boussole ni gouverne.


• Dans le mal-être, il ne peut vaincre les émotions qui l’assaillent et le submergent, insaisissables et indomptées elles s’insurgent, comme si le cœur subissant l’exil le refusait.


• Il erre sur les chemins de l’inconnaissance, au hasard du vécu, à l’improbable découverte d’un manque sans nom, l’essence originelle de la vie dont il a hérité.


◆ L’univers qui l’a vu naître, lui a-t-il trouvé une place ? 


• Il cherche sans savoir ce qu’il espère trouver : une réponse, l’écho à sa détresse, ou l’essence primordiale d’une existence qu’il ne sent plus en lui.


• Il patiente, il attend sans savoir ni quoi, ni qui, mais il attend quand même une révélation, un signe, une étincelle de lumière, un refuge où se reposer.


• De défi en défi, d’épreuve en épreuve, d’échec en échec, tantôt dans l’expectative, parfois sur la défensive, souvent dans la fuite, où dans l’urgence des événements, il affronte ce qu’il croit être un danger qui n’est en réalité qu’une épreuve à surmonter.


• De l’espoir au désespoir, de l’illusion au réel, l’esprit embué par ses pensées folles, il n’ose pas affronter l’à venir, qui le hante nuit et jour, l’empêchant d’avancer dans un monde d’où il se sent exclu.


• Plus de Père, plus de Mère, sans sa vraie Terre et sans sa vraie Mer, il reste un errant sans foyer, qui voyage d’ici à là-bas d’un ailleurs à l’autre, sans refuge où reposer.




—■ Jean Rumoncey —



18 octobre 2026

≡ Laura Moncade, portrait(art)iste

Cette azuréenne aime aussi la photo et le street art (crédit : @ _lmk2).


🖼️Le portrait : Laura Moncade, portrait(art)iste


— Elle a choisi le soleil comme image de profil sur les réseaux sociaux. Et c’est tellement bien vu : il émane d’elle tant de lumière qu’une “vraie” photo n’aurait pas pu mieux la représenter. Rencontre avec une créatrice et autrice très amoureuse des gens et de sa ville.


— Biographie Express


Elle a poussé plein champ, sous les étoiles du Béarn, cernée par deux frères et des parents agriculteurs. «Je m’ennuyais pas mal, alors je m’inventais des histoires.» Elle écrit, elle dessine, elle crée, elle invente. 


Quand elle a 10 ans, en 1987, son père tombe malade et elle entre en pension dans le Gers. «On correspond beaucoup. Avec ma grand-mère, ma cousine, ma tante, etc. Je décore mes enveloppes, je m’amuse.» Plus tard, elle ira à l’école hôtelière de Biarritz. «Même si je n’ai pas vraiment mis à profit ce cursus, j’y ai vraiment beaucoup appris. Et puis surtout, je sors de ma campagne, je me sociabilise…» 


Laura Moncade s’oriente vers la vente. Passionnée de beau et de déco, elle entre chez Bois&Chiffons à Pau. «Je suis promue directrice et je me retrouve mutée à Cannes. C’est un choc des cultures !» Depuis la rue d’Antibes, où elle bosse, elle observe les gens avec fascination. «Je me balade, je lis énormément.» 


C’est l’événementiel qui la titille ensuite. Elle travaille notamment à la mairie de St-Jean-Cap-Ferrat. Sa fille, Luisa, naît, il y a 16 ans. «Je crée Maison Louisette avec laquelle je fais de la scénographie végétale. J’avais des commandes, un bel atelier, c’était génial. 


Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais j’ai pété en plein vol…» Pour rebondir, elle rejoint une autre créative pour faire de la scéno florale pour les mariages d’exception. «Ma fille est top, je vis une merveilleuse histoire d’amour avec Raphaël depuis 12 ans… mais un an et demi après, ça craque à nouveau.» 


— L’art


«Je suis chez moi, du coup. Et je vois passer un concours : Young Nice Artists. Il faut le savoir : j’adore les challenges !» Elle prépare un collage digital composé de portraits de femmes, inspirés de celles qu’elle croise en ville… 


Et en attendant le résultat, elle décide de poster, tous les jours sur insta (@__lmk2). «Très vite, je me dis : mais qu’est-ce que les femmes de mes créations ont dans la tête ? À quoi pensent-elles ? Je commence à écrire.» 


Elle a un don pour les mots. Elle les tisse, poétique. Elle y met du nissart et du soleil. Le compte séduit. Elle gagne le concours. «Alors là, je suis refaite ! Trop contente.» Elle ne surfe pas spécialement sur son prix, mais il la booste. 


Elle continue de produire. «Une copine me dit un jour : pourquoi ne pas compiler tes portraits dans un livre ?» Laura Moncade se lance. L’an passé, elle sort un recueil de 80 Filles d’aqui, plus vraies que nature. 


— Des Projets


«Je vais rééditer le livre pour la fin d’année. Pourquoi pas imaginer un second ?» 


Ce qu’elle aime aussi, c’est la photo et le street art. «Je travaille sur un projet de portraits de Niçoises des cartes postales anciennes. J’ai envie de les remettre dans la rue avec un élément rigolo qui fera le lien avec nous, aujourd’hui…»



— 5 octobre 2026

— Source : L’Essentiel Nice






▲ Aron O’Raney —