12 septembre 2026

≡ Musique Et Simplicité…


Les musiciens d’un orchestre ont chacun leur partition et se concentrent sur elle, ils n’ont pas besoin d’avoir sous les yeux les partitions des autres musiciens.


Mais face à l’orchestre, il y a le chef qui connaît, lui, toutes les partitions et qui veille à ce que chacun se fasse entendre au moment voulu, respecte la mesure, les nuances, etc.


Sinon, quelle que soit la beauté des phrases musicales que chacun joue individuellement, ce sera une cacophonie épouvantable.


Or, que se passe-t-il dans la vie?


On rencontre partout des gens capables dans leur profession — disons qu’ils savent jouer leur partition, mais qu’ils n’ont pas de vue d’ensemble.


C’est déjà bien, évidemment, qu’ils soient au point dans leur spécialité; mais, dans la mesure où ils se limitent aux points de vue que leur inspire leur position individuelle, ils ne peuvent pas prendre de bonnes décisions pour la collectivité.

 

Chacun doit donc acquérir la conscience du chef d’orchestre, c’est-à-dire se hisser jusqu’à ce point où il aura une bonne vue de l’ensemble, afin d’agir correctement dans toutes les circonstances.



La Simplicité…


Si peu de personnes connaissent le sens et l’importance de ce mot!


Elles s’arrêtent à ses manifestations extérieures : La simplicité dans les vêtements, dans les manières, la simplicité dans la façon de vivre.


En réalité, la simplicité est une attitude philosophique qui consiste à s’éloigner du monde physique, le monde des phénomènes, pour s’élever jusqu’au monde spirituel, celui des principes.


Voilà la simplicité : Aller vers le centre, vers le sommet.


Tandis qu’avec la complication, on fait le chemin inverse : Du centre vers la périphérie, du sommet vers la base.


Quand on sort de la simplicité, de l’unité, on doit faire face à tellement de détails qu’on ne voit plus comment les choses s’organisent entre elles d’après les lois de l’affinité; on est tiraillé, on tâtonne et on s’affaiblit.


Le symbole le plus éloquent de la simplicité est le diamant, car il est sans mélange — du pur carbone.


Et nous aussi, quand nous trouverons la simplicité véritable, nous posséderons la pureté du diamant, mais aussi sa résistance."







Omraam Mikhaël Aïvanhov —




11 septembre 2026

≡ Long Est Le Chemin


🔷Il est impossible d’aider les autres tant que tu n’es pas arrivé à une certaine certitude personnelle. 


Quand tu auras appris les premières vingt et une règles, que tu seras entré dans le Temple de l’Enseignement avec des pouvoirs développés et l’entendement ouvert, alors tu trouveras en toi une source d’où jaillira la parole.


Après la treizième règle, je ne puis rien ajouter à ce qui est déjà écrit. 


— Je te donne ma paix.


Ces notes sont écrites uniquement pour ceux auxquels je donne ma paix; pour ceux qui peuvent lire ce que j’ai écrit avec les sens internes aussi bien qu’avec les sens externes.


Ayant obtenu l’usage des Sens internes, ayant maîtrisé les désirs des sens externes, ayant vaincu les désirs de l’âme individuelle et ayant acquis la Connaissance, prépare-toi maintenant, ô disciple, à entrer réellement dans la voie.


— Le Sentier est trouvé; soit prêt à le suivre.


Demande à la Terre, à l’Air et à l’Eau les secrets qu’ils gardent pour toi.


Demande aux Saints de la Terre les secrets qu’ils détiennent pour toi.


Demande au plus intime de ton être, à l’Unique, le secret final qu’il conserve pour toi à travers les Âges.


— Le développement de tes sens internes te le permettra. La maîtrise des désirs de tes sens externes t’en donnera le droit.


La grande, la pénible victoire, la matrice des désirs de l’Âme individuelle est un travail qui exige, pour son accomplissement, des siècles sans nombre; c’est pourquoi, ne t’attends pas à obtenir sa récompense avant que des Âges d’expérience se soient accumulés derrière toi.


Lorsque le temps d’apprendre la dix-septième règle est arrivé, l’homme est sur le point de devenir plus qu’un homme.


La Connaissance qui maintenant est tienne l’est uniquement parce que ton âme s’est identifiée avec toutes les âmes pures et avec l’Être le plus intime en toi.


C’est un dépôt qui t’est confié par le Très-Haut.


Si tu trahis sa confiance, si tu emploies à tort cette connaissance ou si tu la négliges, il te sera possible, même à présent, de retomber des hautes régions auxquelles tu as atteint.


De grands Êtres, parvenus jusqu’au seuil même, retombent, incapables de soutenir le poids de leurs responsabilités.


C’est pourquoi, pense toujours avec crainte, et en tremblant, à ce moment solennel, et sois prêt pour la bataille.



— Traité sur la Sagesse Orientale —

— II — 53/56 – Note IV –







La Lumiére Sur Le sentier —




10 septembre 2026

≡ Les Oiseaux S'installaient Pour La Nuit


Les oiseaux s'installaient pour la nuit, et un grand étang commençait à réfléchir les étoiles. La nature n'était pas très communicative ce soir-là. Les arbres se laissaient envahir par la nuit et se taisaient. 


Quelques jeunes gens passèrent à bicyclette en bavardant, puis de nouveau ce fut le silence, vaste et profond, et cette paix qui vient lorsque toutes les choses sont seules.


Cette Solitude N'est Pas La Douloureuse Et Terrifiante Solitude De L'esprit. C'est La Solitude De L'être ; C'est Une Solitude Pure, Riche Et Pleine.


Ce tamarinier, près de nous, n'a d'autre existence que celle d'être ce qu'il est. De même cette solitude. On est seul, comme le feu, comme la fleur, mais on n'a pas conscience de sa pureté et de son immensité. 


— On Ne Peut Vraiment Communier Que Lorsqu'on Est Seul. 


Être seul n'est pas la conséquence d'un refus, d'un repli sur soi-même. La solitude d'être s'épure de tous motifs, de toute recherche du désir, de tous mobiles. 


Cette solitude n'est pas une fin en soi. On ne peut pas souhaiter être seul. Un tel désir n'est que fuite devant la souffrance causée par l'impossibilité de communier.


— L'isolement, Avec Son Cortège De Craintes Et De Souffrances, Est La Conséquence Inévitable De L'action Du Moi. 


L'isolement ne peut que donner naissance à la confusion, aux conflits de toutes sortes et à la douleur, jamais à la vraie solitude ; pour que la solitude soit, il faut que cesse l'isolement. 


La solitude est indivisible, l'isolement est séparation. 


La solitude donne souplesse et endurance. Ce n'est que dans la solitude que l'on peut communier avec ce qui est sans cause, avec l'incommensurable. Par la solitude, la vie se révèle à l'homme dans son éternité ; la solitude révèle l'inexistence de la mort. 


— Celui Qui Connaît La Solitude Ne Peut Cesser D'être.


La lune émergeait de la cime des arbres, et les ombres se découpaient sur le sol, noires et nettes. Un chien se mit à aboyer quand nous traversâmes le petit village, et nous redescendîmes près du fleuve. 


L'eau était si calme que les étoiles et les lumières du grand pont qui enjambait le fleuve s'y réfléchissaient comme sur un miroir. Des enfants, assis au bord de l'eau, riaient ; un bébé pleurait. Les pêcheurs nettoyaient et enroulaient leurs filets. 


Un oiseau traversa le ciel en silence. Là-bas, de l'autre côté du vaste fleuve, quelqu'un se mit à chanter, et son chant s'élevait clair et pénétrant dans la nuit. Profonde et pénétrante solitude de la vie...



— «Commentaires sur la vie» 

— Extrait Tome 1, note 5 







Jiddu Krishnamurti —