11 juillet 2026

≡ Qui sont les monstres ?

(crédit : Jean-François Paga/Grasset).


⚖️ Pour écrire son nouveau roman, Pauline Claviere s'est appuyée sur une documentation extrêmement fouillée.


Dans un Marseille mi réel, mi-fictif, Pauline Claviere livre avec «Spécimen» un roman glaçant sur la famille, la responsabilité et le pouvoir cathartique de l'écriture.


— L'intrigue


Le roman est porté par une narratrice, écrivaine, et mère d'un jeune garçon prénommé Lucas. Sa nourrice, Mina, a un fils, plus âgé, absent du paysage : Rafael. Mina met un jour dans les mains de la narratrice un carnet qui appartient à ce dernier.


L'horreur qui se dessine sous les mots du carnet fait remonter les souvenirs d'enfance de la narratrice. Tous concernent Laura, une amie disparue sans explication.


Entre justice et psychiatrie, le roman tente une esquisse de la complexité de l'esprit humain lorsque le mal s'en empare — car c'est de pédocriminalité dont on parle ici.


La violence de la fin donne immédiatement l'envie de relire une 2e fois le récit, tant la bascule est imprévisible, tout en étant logique.


— L'appui Des Experts


Pauline Claviere explique qu'elle s'est appuyée sur des experts, pour produire un récit le plus véridique possible.


Pour l'angle juridique, elle a reçu l'aide de l'avocate Me Julie Peladan. Pour le volet médical, il s'agit du Dr Walter Albardier, psychiatre, qui dirige le CRIAVS Île-de-France.


Elle a également bénéficié de l'accompagnement et du soutien de l'auteur de thrillers Maxime Chattam.


— Qui Est L'autrice ?


Pauline Claviere est journaliste, chroniqueuse et romancière. Elle est originaire de Nîmes, diplômée de Sciences Po en relations internationales.


Elle débute sa carrière comme reporter en 2011, puis se distingue dans le paysage audiovisuel français en traitant de l'actualité, de la vie culturelle et de la littérature.


Autrice de romans tels que : Laissez-nous la nuit (Grasset, 2020), Les Paradis gagnés (2022) et Wunderland (Albin Michel, 2024), elle mêle la poésie aux thématiques historiques.


👉 Pauline Claviere, «Spécimen», Grasset.


🔎 Lire un extrait ici.



— 19 avril 2026

— Source : L'Essentiel Nice






Aron O’Raney —



 

10 juillet 2026

≡ Sur les chemins de Chartres…

Photo BV/Jean Bexon


🔔 Sur les chemins de Chartres : Guérir l'âme par le pas des pieds —


Au terme du voyage, les pieds sont certes engourdis et le corps épuisé, mais l'âme, elle, est guérie.


Que dire que d'autres n'ont pas déjà exprimé ? Comment mettre les mots justes sur cette ferveur et cette émotion qui croissent dans chacune de nos âmes, au fil des kilomètres?


— Aucun pèlerin, je crois, ne ressort indemne de ces trois jours de marche.


Qu'il soit de la logistique ou marcheur de la colonne, qu'il s'agisse de son premier élan ou de sa quarante-quatrième édition, le pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté laisse une empreinte indélébile sur chaque esprit.


•— Au-delà du défi physique...


Ni les 34 degrés, ni les ampoules sanglantes, ni les morsures des chenilles processionnaires n'ont entamé la détermination des 20.000 pèlerins. Sous le regard bienveillant de la Sainte Vierge, le chapelet au creux de la main et le sourire aux lèvres, chacun a pu mesurer combien ce qu'il vivait le dépassait. 


Au-delà du défi physique, c'est le sentiment profond d'appartenir à un tout, d'être enfin «complet». C'est effleurer la grâce divine et entrevoir, un peu mieux, la profondeur de ses mystères.


Qui oserait prétendre que l'Esprit saint n'a pas porté les âmes, sur ces 110 kilomètres ? Cette prouesse, réalisée par les plus jeunes comme par les anciens, ne saurait s'accomplir sans le souffle de la colombe.


Comme le rappelait le topo, le sens de cette marche réside dans l'arrivée à Chartres : une analogie parfaite de la vie du chrétien qui ne marche pas au hasard, mais tend vers la vie éternelle. Au terme du voyage, les pieds sont certes engourdis et le corps épuisé, mais l'âme, elle, est guérie.


C'est au cœur de cet épuisement que la mission prend tout son relief. À travers les villages de Beauce, l'appel «Vous serez mes témoins jusqu'aux extrémités de la Terre» a résonné jusque dans le cœur des spectateurs. Certains, voyant passer la colonne, ont chaussé leurs baskets pour partager un instant de cette aventure et de cet abandon.


Car c'est bien d'un abandon qu'il s'agit : une confiance absolue remise entre les mains du Seigneur. «Je ne m'arrête pas à cette pause, donnez-moi la grâce de tenir les cinq prochains kilomètres» : voilà le refrain qui habitait mes pensées. J'offrais mon corps au Seigneur, espérant que mon âme saurait le porter.


«Car il n'est que l'Espérance pour animer notre vie.» C'est gonflé de cette espérance que les pèlerins ont repris la route, par trains et par voitures, pour semer cette joie et ce renouveau intérieur. 


Avec 20.000 marcheurs — un nombre qui croît chaque année — et en communion avec le pèlerinage de tradition qui parcourt le chemin inverse, il y a de quoi reprendre goût à l'espérance.


•— Chartres nous ramène à nos promesses


Dans un monde où règnent trop souvent la laideur, l'individualisme et le déracinement, le pèlerinage incarne le contre-courant de la charité, de la bienveillance, du beau, du bon et du vrai. 


Les plus grands aident les plus petits, les plus zélés saisissent le mégaphone pour porter les autres, les plus vaillants poussent le plus faible. Et tous, croix et bannières à bout de bras, atteignent avec ou sans chaussures la cathédrale de Chartres.


Cette victoire finale nous ramène à nos promesses les plus profondes : «Je jure de te suivre,/En fier chrétien,/Et tout entier, je livre,/Mon cœur au Tien.»


Cette promesse, gravée dans le cœur de nombreux pèlerins depuis leurs années de scoutisme, résonne avec une force particulière sur le chemin. Que l'on ait porté le foulard ou non, ces paroles habitent chacun de nos pas.


Il est vrai qu'entre Saint-Sulpice et Rambouillet, jusqu'à ce que pointent enfin les flèches de la cathédrale, l'âme se sent toute proche du Bon Dieu... et les pieds, bien que meurtris, suivent l'élan du cœur.


Toutefois, il ne suffit pas de suivre le Christ pendant ces trois jours de Pentecôte seulement. Si nous sommes aujourd'hui rassasiés de cet amour et revigorés par l'élan de foi vécu en communauté, c'est désormais dans le silence de notre quotidien que nous devons témoigner.


Il est aisé de suivre le Christ quand 19.999 voix chantent à l'unisson ; c'est un tout autre défi que de le suivre dans la solitude de nos devoirs, dans la tiédeur des jours ordinaires ou face aux lassitudes de l'existence.


Pourtant, c'est là que tout commence. C'est même dans le silence que Dieu construit. Alors, il faut continuer à semer, même en terre aride, réparer sa voix pour chanter encore, et prier sans cesse.


À l'instar du vénérable Marcel Van et de l'idéal scout, faisons nôtre cet engagement : «Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers.»



— 30 mai 2026

— Source : Boulevard Voltaire

— Extrait d'un article de : Clémence Trastour 






Aron O’Raney —



 

09 juillet 2026

≡ Au monastère de Cimiez musique

Le monastère ouvre ses portes au public qu'à l'occasion du festival (crédit : Nice Classic Festival).


🎹 Une retraite musicale au monastère de Cimiez 


Les places du Nice Classic Festival sont en vente dès à présent. La série de concerts exceptionnels dans le Monastère de Cimiez se déroule du 21 juillet au 9 août.


Ce Qu'il Faut Retenir


•Le festival célèbre cette année sa 9e édition et entend rendre hommage à Yves-Saint-Laurent, mis à l'honneur dans une exposition du musée Matisse.


•L'auditorium du musée niçois accueille une partie de la programmation qui se déroule principalement dans un cadre privilégié : le cloître du Monastère de Cimiez. À cet endroit, la présence religieuse remonte au IIIe siècle.


•Cette cuvée 2026 s'inscrit toujours sous la direction artistique deMarie-Josèphe Jude , présidente de l'Académie Internationale d'été de Nice, pianiste concertiste et professeure de piano au CNSMD de Paris.


•C'est ainsi que des professeurs et intervenants de talent, mais également des étudiants se produiront devant le public.


Concrètement


•Le cloître du Monastère de Cimiez ouvre ses portes aux visiteurs uniquement pour le festival et c'est donc une chance à saisir pour découvrir ce lieu.


En écho à Yves-Saint-Laurent, le premier concert le 21 juillet rendra hommage à la French touch classique de Chabrier, Fauré, Ravel, Debussy ou Saint-Saëns.


•Vous assisterez à un impressionnant 6 mains sur 2 pianos d'une création de Debussy. Sur scène, les pianistes Claire Désert, Jonas Viaud, Emmanuel Strosser et Florent Boffard se partageront la lumière.


•«Il n'y a pas de lien évident avec Yves-Saint-Laurent et la musique classique. Mais on voulait faire un pont avec le musée et nous avons donc fouillé dans les musiques qu'il utilisait pour ses défilés et cherché la musique qu'il aimait. Après, il reste notre interprétation et notre lecture. On a cherché à mettre en avant, en effet miroir, l'élégance ‹haute couture› de la musique française avec le classicisme des compositeurs allemands ou le romantisme russe, etc.», détaillait Marie-Josèphe Jude.


•Vous pouvez retrouver l'ensemble de la programmation détaillée sur le site et prendre vos billets (même pour les concerts gratuits) ici.


Les Petits Trucs En Plus


•Durant le festival, le format original des «concerts du midi» à l'auditorium climatisé du musée Matisse est conservé.


•Une mise en bouche exceptionnelle et gratuite pour la fête de la musique se déroulera au cloître dimanche 21 juin (16 h) et vous pouvez prendre vos places ici.


3 concerts gratuits donnés par les étudiants de l'académie auront lieu les samedis en fin de journée.


•Pour la première fois, les vendredis, ces mêmes étudiants se produiront en studio, en live sur YouTube.


•«Nous avons beaucoup d'étudiants étrangers et les familles ne peuvent pas toujours venir les voir jouer. C'est une bonne occasion de leur permettre d'en profiter aussi», souligne la directrice.


•Enfin, cette année, une solution de covoiturage a été mise en place pour que le public puisse se rendre au Monastère plus facilement les soirs de concert.


Le cloître peut contenir 450 personnes et un espace petite restauration et boisson est prévu.



— 1er juin 2026

— Source : L’Essentiel Nice






Aron O’Raney —