20 février 2026

≡ Le Dalaï-Lama Et Les Grammy Awards

Tenzin Gyatso, devenu le 14e Dalaï-Lama de l’histoire en 1940, est l’autorité spirituelle des bouddhistes tibétains (Adobe Stock).


☸️ Un Audio-Livre Du Dalaï-Lama Couronné Aux Grammy Awards


— La Prestigieuse Cérémonie Des Grammy Awards, Qui S’est Tenue Le 1er Février À Los Angeles, A Distingué Un Auteur Pas Comme Les Autres À L’occasion De Sa 68e Edition : Le Dalaï-Lama. —


— Objet De La Récompense : La Version Audio De Son Livre Méditations : Réflexions De Sa Sainteté Le Dalaï-Lama.—


■— Une Consécration Sur La Scène... Musicale


•Les Grammy Awards célèbrent chaque année les artistes et œuvres les plus marquants. C’est dans la catégorie « Livre audio » qu’a été récompensé le Dalaï-Lama.


À 90 ans, le chef spirituel tibétain fait ainsi une entrée remarquée au palmarès, rejoignant d’autres figures internationales déjà distinguées dans cette catégorie, comme Jimmy Carter ou les anciens présidents américains Barack Obama et Bill Clinton.


•Le Dalaï-Lama a accueilli cette reconnaissance avec « gratitude et humilité ».


Un Format Original Et Collaboratif


•L’ouvrage primé se démarque par son format singulier. Pensé comme une expérience d’écoute, le livre audio mêle méditations guidées, réflexions spirituelles et accompagnement musical.


•Disponible en anglais sur les plateformes de streaming, il a été conçu avec la participation de la chanteuse Maggie Rogers et du compositeur Rufus Wainwright, venue recevoir le Grammy en son nom.


•Le Dalaï-Lama y développe des thèmes centraux de son message : la paix, la compassion, le respect de l’environnement et l’unité de l’humanité.


Une Figure Au Rayonnement Mondial


•Chef spirituel des Tibétains depuis l’enfance et prix Nobel de la paix, le XXIVe Dalaï-Lama vit en exil en Inde depuis sa fuite de Lhassa en 1959.


•Défenseur d’une plus grande autonomie du Tibet, il demeure une figure politique sensible, Pékin dénonçant régulièrement ses prises de position.


•Alors qu’il prépare la transmission de son héritage spirituel, cette récompense vient souligner la portée universelle de sa parole, au-delà des sphères religieuses.



🔎 Pour lire un extrait, c’est ici.




— 5 février 2026

— Source : L’Essentiel Nice




Aron O’Raney —




 

≡ Le Musée Masséna…

Les jardins de la Villa ainsi que l’ensemble de la demeure sont classés « Monument historique » (crédit : Adobe Stock).


🌴 Le 28 janvier 1921, le Musée Masséna ouvrait ses portes


Il y a 105 ans, le 28 janvier 1921, le général André Goiran, maire de Nice, inaugurait le Musée Masséna. Il est aujourd’hui l’une des dernières bâtisses préservées situées sur la Promenade des Anglais.


•— Un Peu D’histoire


André Masséna, Prince d’Esseling, était le petit-fils d’un autre André connu pour avoir fait preuve de bravoure aux côtés d’un certain Napoléon 1er. Il était alors surnommé : « L’enfant chéri de la victoire ».


•On doit la Villa Masséna à Victor, père d’André Masséna (2e du nom), qui a vendu cette demeure Belle Epoque au parfum d’Empire en 1917.


•En 1898, Victor Masséna avait rasé deux maisons de la bourgeoisie russe pour édifier cette majestueuse demeure.


•— Pourquoi C’est Remarquable


•À cette époque, Nice manque de musées. Depuis 1846, il n’existe que le muséum d’histoire naturelle.


•En 1917, la villa Masséna est cédée à la ville à condition de ne modifier en rien son aspect extérieur et intérieur. Elle sert alors de salon officiel.


•« À la veille des 105 ans, la Villa a été classée Monument historique dans son intégralité. Jusqu’ici, seule la façade était reconnue », souligne Jean-Pierre Barbero, directeur du musée.


•« C’est une reconnaissance du patrimoine et du mobilier remarquable de la Villa. Une photographie de l’époque à préserver », poursuit-il.


Dans le même temps, la propriété de la Villa a elle aussi été classée « Jardin botanique et historique ».


•« Les jardins ont été imaginés par le paysagiste Édouard André, qui a réalisé les Buttes Chaumont. Il a fait 20 jardins sur la Côte et Masséna était sa dernière création », rappelle-t-il.


•— Aujourd’hui


Jusqu’au 1er mars, le musée accueille l’exposition « Nice, son passé a de l’avenir ». Une balade historique de 1760 à nos jours et une manière de redécouvrir toutes les traditions de Nice et son Comté.


De la langue à la gastronomie, des fêtes populaires aux arts de la scène, Nice a su forger une identité forte, nourrie par son histoire et enrichie par ses habitants : Célébrations des Mai,  Fête des Cougourdons, carnaval, batailles de fleurs, festival de Jazz, ou encore la course cycliste Paris-Nice.


•La scénographie met en évidence l’histoire de la ville au fil des saisons avec des objets et des costumes. Près de 200 photos et une trentaine de tableaux retracent également cet héritage.


•Le 7 février à 16 h, un concert gratuit de Jazz sera organisé.


•La prochaine exposition prévue en juin abordera la thématique des jardins.




— 28 janvier 2026

— Source documentaire : — L’Essentiel Nice




Aron O’Raney —




 

19 février 2026

≡ Qui Était Sainte Hildegarde ?


💒— Qui était donc Sainte Hildegarde de Bingen, cette étonnante moniale fondatrice de monastères, naturaliste, musicienne, peintre et visionnaire ?


Dixième enfant d’une famille noble de Bemersheim, en Rhénanie, Hildegarde reçoit, dès l’âge de trois ans, des visions qui l’accompagneront pendant soixante-dix-huit ans.


C’est sans doute pour cette raison que ses parents la confient très tôt — à huit ans — au couvent dépendant du monastère bénédictin de Disibodenberg, près de Mayence.


La mère supérieure, Jutta de Sponheim, amie de la famille, veille à son instruction. Hildegarde prononce ses vœux perpétuels et reçoit, vers quinze ans, le voile monastique des mains de son évêque.


À la mort de Jutta, Hildegarde, âgée de 38 ans, est élue abbesse par les sœurs. Les années de vie monastique, rythmées par le travail, l’étude et la prière, lui ont donné une immense érudition — qu’elle nie pourtant avec humilité.


🟤—Des visions incandescentes


À 42 ans et 7 mois, Hildegarde reçoit l’ordre divin de rendre ses visions publiques : « Écris ce que tu vois et ce que tu entends. » Elle lutte longtemps avant d’obéir.


La maladie la contraint finalement à commencer, aidée du moine Volmar, son premier livre, le Scivias. Dix années de travail, de doutes et d’hésitations suivent. Elle sollicite même l’avis du pape par l’intermédiaire de Bernard de Clairvaux. En 1148, au synode de Trèves, le pape Eugène III lit publiquement un de ses textes et l’encourage : « Écrivez donc ce que Dieu vous inspire. »


Dans ce livre foisonnant de visions, Hildegarde retrace l’histoire sainte, de la création à la rédemption finale. Chaque vision est décrite, interprétée et éclairée spirituellement selon les codes bibliques et patristiques de son temps, portés par une audace de style remarquable. Ces pages incandescentes inspireront plus tard Dante et sa Divine Comédie.


🟤—Son couvent rayonne


Le petit couvent féminin de Disibodenberg vit encore sous la tutelle du monastère masculin, mais son rayonnement grandit : les vocations affluent, les dons aussi. Hildegarde souhaite fonder sa propre abbaye. Face au refus de l’abbé, elle tombe gravement malade. L’autorisation finit par être accordée.


Elle s’installe près de Bingen, à Rupertsberg, où elle passera le reste de sa vie. Plus tard, elle fonde un second monastère à Eibingen, tout aussi proche. Ainsi, celle dont la parole franchira les siècles ne quittera jamais qu’un étroit territoire de Rhénanie.


Hildegarde est aussi musicienne. Elle compose 77 pièces liturgiques, parmi les plus anciennes conservées intégralement. Son drame musical, Ordo Virtutum, créé en 1152 à Rupertsberg, sera rejoué à Cologne huit siècles plus tard.


🟤—Au centre de ses recherches, l’Homme


Femme libre dans un monde d’hommes, Hildegarde dirige, fonde, discute avec les autorités civiles et religieuses. Et, chose rare pour une moniale recluse, elle parcourt les villes pour prêcher : de 1158 à 1170, elle s’adresse aux foules à Mayence, Wurtzburg, Bamberg, Trèves et Cologne.


Elle écrit sans relâche : le Livre des mérites de la vie, puis le Livre des œuvres de Dieu. Elle compose aussi deux ouvrages médicaux — les seuls du XIIᵉ siècle à nous être parvenus — consacrés aux maladies et à leurs remèdes. Il ne s’agit pas d’ésotérisme, mais d’un souci profond de soigner l’homme dans sa globalité.


L’homme est au cœur de sa théologie : l’homme rejoint par le Christ, inscrit au centre du cosmos. Trois siècles avant Léonard de Vinci, Hildegarde représente l’homme aux bras étendus au cœur de l’univers, libre de s’élever vers son Créateur.


Hildegarde meurt à 81 ans, entourée de ses sœurs, à Rupertsberg. Sa renommée est telle que sa vie est racontée de son vivant. Puis viennent des siècles d’oubli. 


Redécouverte à la fin des années 1980, elle devient une figure majeure d’une pensée symbolique, holistique et spirituelle, à la croisée de la tradition et d’une vision profondément humaine de Dieu et du monde.




— Extraits de textes  

— Origine : Jean-Pierre Rosa





Aron O’Raney —