18 mars 2026

≡ En Parlant de La Gentillesse…

La gentillesse est dans la volonté de chercher à comprendre ce qui anime le cœur humain et, une fois ces motifs bien établis, d’essayer de les satisfaire s’ils sont de nature positive. — Getty Images 


Mieux que la bienveillance, la gentillesse est la qualité la plus précieuse chez un être humain


— La gentillesse est une manière d’être au monde, dans l’affirmation de sentiments qui prennent avant tout compte de l’autre.


Les gens méchants me fatiguent. Les calculateurs, les ambitieux, ceux prêts à tout pour arriver, aussi. Les faux gentils, les hypocrites, les manipulateurs, idem. La vie est trop courte pour s’embarrasser de leur présence. Ils peuvent très bien vous susurrer mille compliments et la seconde suivante, sitôt votre dos tourné, se répandre en calomnies sur votre compte. La plupart du temps, ils n’aiment personne, sinon eux-mêmes. Et c’est seuls qu’ils finissent leur vie, quand enfin leur entourage a réalisé la nature du venin qui coulait dans leurs veines.


Ce sont de sales types. On les trouve partout, à chaque instant de notre vie. Au travail, parmi le cercle de nos amis, à l’intérieur du clan familial. Ils sont là, faussement affables, mielleux au possible, précieux, mais quand ils vous parlent, on sent déjà leur esprit réfléchir au meilleur moyen de profiter de vous et de vos services. Ils vivent par procuration, dans cette obsession à user de toutes les ficelles pour arriver à leurs fins. Et lorsqu’à force de manigances, ils triomphent, sitôt leur succès fêté, ils pensent déjà à leur prochaine victime sur qui exercer leur magistère.


Je les reconnais au premier regard. L’expérience est passée par là, elle s’est transformée en intuition qui se trompe rarement. Il y a quelque chose de malsain en eux, une sorte d’ambivalence dont on perçoit tout de suite les signes extérieurs. Ils vous écoutent, mais ne vous entendent pas: ils calculent déjà à quoi vous pourriez bien leur être utile. Ils peuvent être démonstratifs dans leur amitié, chaleureux même, mais toujours d’une manière obséquieuse comme s’ils obéissaient à des instincts, non pas nés d’un élan spontané du cœur, mais venus tout droit de leur esprit mal tourné.


Je les fuis comme la peste, je ne veux rien avoir à voir avec eux. Je préfère fréquenter une crapule, un couillon, un hypocrite même, que ce genre de personnage. Leur cœur est corrompu. Ils peuvent être autoritaires ou hautains, nonchalants ou désinvoltes, mais un trait les réunit, un machiavélisme rentré qui s’exprime seulement quand les choses les concernent de près. Alors, ils apparaissent tels qu’ils sont vraiment: tranchants, secs, sans la moindre trace de compassion ou de pitié.


— La gentillesse est la délicatesse de l’âme qui ne dit rien, mais n’en pense pas moins. Elle est l’attention et la consolation, la sœur attendrie de la compassion.


La gentillesse, au contraire, ne court pas les rues. Elle n’est pas tapageuse, elle ne s’exhibe pas, elle ne cherche pas à se faire voir. Elle est une disposition de l’esprit qui cherche toujours à faire passer l’autre avant soi. Si elle ne sait pas dire non, ce n’est ni par faiblesse ni par manque de caractère, mais dans cette générosité de l’âme où ses propres intérêts passent toujours après ceux destinés à autrui, du moins si elle les juge dignes de recevoir ses attentions.


La gentillesse n’est pas la bienveillance, terme générique désormais mis à toutes les sauces. La bienveillance telle qu’on l’entend aujourd’hui a quelque chose d’éminemment politique, une sorte de gentillesse obligée et contrainte qui ressemble à s’y méprendre à de la componction ou à de la mollesse. On est bienveillant comme on est contre la guerre, une sorte de posture qui ne veut rien dire, mais dont on abuse pour se donner le beau rôle.


La gentillesse n’est rien de tout cela. Elle ne se décrète ni ne se fabrique pas; elle est. Elle n’a rien à voir avec la charité, qui procède souvent d’un commandement, d’une obligation faite pour obéir à une puissance supérieure. Elle n’est pas non plus l’expression béate d’un amour du prochain. Elle n’a rien de sacrificiel et sait se défendre si on l’attaque, elle peut même mordre si jamais on cherche à abuser d’elle.


La gentillesse est dans l’amitié qui jamais ne se défait. Elle est dans l’amour qui peut excuser, mais sans pardonner. Elle est dans la volonté de chercher à comprendre ce qui anime le cœur humain et, une fois ces motifs bien établis, d’essayer de les satisfaire s’ils sont de nature positive. Elle est plus dans la compréhension que dans le jugement. Elle est la délicatesse de l’âme qui ne dit rien, mais n’en pense pas moins. Elle est l’attention et la consolation, la sœur attendrie de la compassion.


La gentillesse n’a rien de naïf, mais est capable de l’être si jamais la situation l’exige. Elle ne recherche ni récompenses ni satisfecit. Ses attentes sont ailleurs, dans la joie qu’elle peut procurer à ceux dont elle se sent proche. Elle est dans l’effacement qui appelle la bonté, dans la générosité qui convoque le sacrifice, dans l’attachement à l’autre, au-delà de ses manques et de ses lâchetés.


— Au fond, elle est tout ce que je ne suis pas!




— 28 février 2026

— Source : Slate France

— Laurent Sagalovitsch




Aron O’Raney —




≡ Un Monument Fête Ses 130 Ans !

Commandé en 1892, le monument du centenaire est inauguré en 1896 (crédit : Adobe Stock).


🗽Le 4 mars 1896, il y a tout juste 130 ans, Nice dévoilait la sculpture du Centenaire qui met en avant 2 dates très importantes dans l’histoire de la ville.


🔷— Le Contexte


Situé à l’entrée du Jardin Albert-1er, près du théâtre de verdure et face à la Promenade des Anglais, le monument du Centenaire est l’un des plus vus à Nice. Mais il n’est peut-être pas apprécié à sa juste valeur.


Il demeure le symbole de l’attachement de Nice à la France en 1793… mais aussi en 1860, puisqu’on y retrouve les deux dates clés.


La première date fait référence au décret du 4 février 1793 décidant le rattachement du Comté de Nice à la France. Nice était alors la possession de la riche Maison de Savoie, qui possédait aussi le Piémont et la Sardaigne. Ce premier rattachement marque la création du département des Alpes-Maritimes.


En 1815, Nice redevenait sarde. En 1860, alors que Napoléon III avait soutenu l’unification de l’Italie, les relations avec Victor Emmanuel II, premier roi d’Italie et héritier de la maison de Savoie, étaient bonnes.


En remerciements, le 22 avril 1860, un référendum est organisé en Savoie et dans le comté de Nice au sujet du rattachement à la France.


Un souhait exaucé grâce aux votes des habitants. Le monument du centenaire revient donc sur ces deux épisodes.


🔷— Quoi ? 


Le monument a été commandé en 1892 pour les fêtes du centenaire de la République.


L’œuvre a été inaugurée le 4 mars 1896 par le Président de la République, Félix Faure, en présence du maire de l’époque, le Comte François Régis Alziary de Malaussena.


Cette sculpture est l’œuvre de l’artiste toulonnais Joseph Allar (1845-1925), membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1905. Il a travaillé en collaboration avec l’architecte niçois Jules Febvre, qui avait signé l’ancien cinéma l’Idéal rue Maréchal-Joffre en 1908 ; et la fonderie d’art Capitain-Gény.


Le monument est construit en pierres de taille de la Turbie. On y voit au sommet Nikaïa en bronze, déesse de la victoire chez les Grecs.


Sur le socle, une autre scène sculptée représente Nice se donnant à la France.


L’œuvre est inscrite Monument historique depuis le 23 juillet 2009.




— 4 mars 2026

— Source : L’Essentiel Nice




Aron O’Raney —




 

17 mars 2026

≡ L’Art N’est Pas Un Métier, Mais Une Mission

Dès le mois de mai, la fondation accueillera une exposition de Dan Flavin qui transforme la sculpture en lumière (crédit : J-C. Messina).


🧱 Le Niçois Jean-Christophe Messina vient d’être nommé à la tête de la fondation de Bernar Venet, un artiste qui a notamment marqué de son empreinte la ville de Nice avec deux réalisations monumentales.


Comment En Êtes-Vous Arrivé Là ?


J’ai commencé par étudier à la fac de Nice et mes compétences m’ont mené à devenir d’abord directeur administratif et financier du Théâtre Lino Ventura. 


J’ai collaboré ensuite en 2008 à la direction générale des services de la Métropole. J’apportais mon expertise dans la mise en place de projets complexes. J’ai écrit des ouvrages sur l’intelligence collective. J’aime trouver des solutions, comprendre les problèmes et les résoudre. 


En 2010, je coordonnais la mise en place du projet des Neuf lignes obliques. J’ai rencontré Bernar Venet dans ce contexte et on s’est tout de suite entendu. 


Aujourd’hui l’œuvre de 30 m de haut, qui avait reçu des critiques à son installation, trône sur la Promenade des Anglais comme un véritable phare pour les Niçois.


Il faut vivre l’expérience de l’art pour le comprendre. Il n’y a pas de notice. Au même titre que l’Arc de 115° 5 au Jardin Albert-1er avec ses 19 m de haut et 38 m de long. 


Bernar Venet a une approche mathématique de la création. 115° 5, c’est la courbe de la baie de Nice. Les 9 lignes obliques représentaient les vallées du Comté de Nice. Tout a un sens.


Qu’aimez-Vous Chez Bernar Venet ?


« C’est une figure majeure de l’art conceptuel et minimal. Une référence vivante, ce qui est plutôt rare. Souvent, les artistes passent à la postérité une fois décédés. On peut voir des fondations de collectionneur, mais pas forcément d’artiste vivant. 


Bernar Venet a puisé son inspiration à Nice dans les années 60 auprès d’artistes comme Arman avec qui il est parti aux États-Unis. Sa création a été reconnue en premier là-bas. 


Aujourd’hui, ses productions parlent à l’international. 


On ressent un mouvement particulier dans ses créations entre l’ordre et le chaos. 


La fondation qui a ouvert il y a 10 ans au Muy permet de renforcer l’expérience immersive. C’est un lieu de mise en relation avec tous les publics. 


Un lieu vivant où l’on crée des rencontres. Bernar Venet est un artiste qui ne crée pas pour être acheté. Chez lui, tout est art et il ressent le besoin de créer en permanence. C’est un besoin vital. Pour lui, l’art n’est pas un métier, mais une mission. »


Quelle Est Votre Mission ?


Mon objectif est de fédérer les équipes pour contribuer au rayonnement et au prestige de Bernar Venet et de ses œuvres. 


Ce parc de 10 hectares dans le Var permet d’exposer près de 50 œuvres. 


On y cerne mieux cette obsession mathématique qu’il arrive à mettre en forme. 


En sympathisant avec lui, j’ai découvert un nouvel univers qui me plaisait sans perdre mon ADN. J’avais la possibilité de me sentir utile avec la volonté de devenir un facilitateur pour permettre au plus grand nombre de découvrir l’artiste.


L’objectif est de développer aussi les partenariats et les projets. »




— 5 mars 2026

— Source : L’Essentiel Nice




Aron O’Raney —