12 juillet 2026

≡ En Parlant De Sagesse…


Il ne faut ni critiquer ni juger. Regardez avec humilité l'inconnu croisé, au hasard de l'existence. Riche ou pauvre, d'aspect négligé ou d'allure soignée, peu importe, allez au-delà de l'apparence.


Chaque personne possède potentiellement ses propres valeurs, elle est sans pareil, à la fois unique et différente. Enfoui au plus profond de son être, existe un trésor riche de l'expérience d'une vie.


Si l'on se place au-dessus de «L'Autre», il ne peut exprimer ou dévoiler sa véritable nature, et donc ouvrir à notre connaissance le savoir, ou une sagesse, qui lui est propre.


Comprendre, apprendre, découvrir ne peut véritablement se concevoir, que lorsque l'on est à l'écoute de «l'autre» dans une attitude humble, qui seule permet de recevoir, ce qui est peut être précieux.


― Nul Être Au Monde Ne Se Trouve Placé Là, Par Hasard Sur Notre Route.


Chaque homme bon ou mauvais a au moins une chose importante à nous apprendre, et cela contribue toujours à éclairer davantage notre propre chemin de vie.


― En Ce Sens, Chaque Être Est Potentiellement Un Maître Pour L'Autre.


Si l'on se trouve en conflit avec quelqu'un d'autre, et si cette situation persiste dans la relation, cela veut dire, que l'on a quelque chose à apprendre, ou, à transmettre à «L'Autre», pour l'enrichir de notre expérience.


— Dans un état conflictuel, un questionnement s'impose : «Que signifie cette situation, qu'ai-je à apprendre


Si l'on trouve la bonne réponse, une nouvelle leçon est apprise, un nouvel obstacle est franchi, et le conflit cesse.


Dans la société actuelle, l'écoute de L'Autre est quasi inexistante, tout le monde entend, mais rares sont ceux qui écoutent vraiment.


― Chaque Individu Est Centré Sur Son Propre Faux Moi, L'égoïsme Règne En Maître Absolu.


L'égoïsme démesuré des uns et des autres, ainsi que l'absence d'humilité, freinent les échanges relationnels, les hommes se replient sur eux-mêmes, et s'enferment dans la prison du mental.



— Mercredi 7 juillet 2010





Jean Rumoncey —




 

11 juillet 2026

≡ Qui sont les monstres ?

(crédit : Jean-François Paga/Grasset).


⚖️ Pour écrire son nouveau roman, Pauline Claviere s'est appuyée sur une documentation extrêmement fouillée.


Dans un Marseille mi réel, mi-fictif, Pauline Claviere livre avec «Spécimen» un roman glaçant sur la famille, la responsabilité et le pouvoir cathartique de l'écriture.


— L'intrigue


Le roman est porté par une narratrice, écrivaine, et mère d'un jeune garçon prénommé Lucas. Sa nourrice, Mina, a un fils, plus âgé, absent du paysage : Rafael. Mina met un jour dans les mains de la narratrice un carnet qui appartient à ce dernier.


L'horreur qui se dessine sous les mots du carnet fait remonter les souvenirs d'enfance de la narratrice. Tous concernent Laura, une amie disparue sans explication.


Entre justice et psychiatrie, le roman tente une esquisse de la complexité de l'esprit humain lorsque le mal s'en empare — car c'est de pédocriminalité dont on parle ici.


La violence de la fin donne immédiatement l'envie de relire une 2e fois le récit, tant la bascule est imprévisible, tout en étant logique.


— L'appui Des Experts


Pauline Claviere explique qu'elle s'est appuyée sur des experts, pour produire un récit le plus véridique possible.


Pour l'angle juridique, elle a reçu l'aide de l'avocate Me Julie Peladan. Pour le volet médical, il s'agit du Dr Walter Albardier, psychiatre, qui dirige le CRIAVS Île-de-France.


Elle a également bénéficié de l'accompagnement et du soutien de l'auteur de thrillers Maxime Chattam.


— Qui Est L'autrice ?


Pauline Claviere est journaliste, chroniqueuse et romancière. Elle est originaire de Nîmes, diplômée de Sciences Po en relations internationales.


Elle débute sa carrière comme reporter en 2011, puis se distingue dans le paysage audiovisuel français en traitant de l'actualité, de la vie culturelle et de la littérature.


Autrice de romans tels que : Laissez-nous la nuit (Grasset, 2020), Les Paradis gagnés (2022) et Wunderland (Albin Michel, 2024), elle mêle la poésie aux thématiques historiques.


👉 Pauline Claviere, «Spécimen», Grasset.


🔎 Lire un extrait ici.



— 19 avril 2026

— Source : L'Essentiel Nice






Aron O’Raney —



 

10 juillet 2026

≡ Sur les chemins de Chartres…

Photo BV/Jean Bexon


🔔 Sur les chemins de Chartres : Guérir l'âme par le pas des pieds —


Au terme du voyage, les pieds sont certes engourdis et le corps épuisé, mais l'âme, elle, est guérie.


Que dire que d'autres n'ont pas déjà exprimé ? Comment mettre les mots justes sur cette ferveur et cette émotion qui croissent dans chacune de nos âmes, au fil des kilomètres?


— Aucun pèlerin, je crois, ne ressort indemne de ces trois jours de marche.


Qu'il soit de la logistique ou marcheur de la colonne, qu'il s'agisse de son premier élan ou de sa quarante-quatrième édition, le pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté laisse une empreinte indélébile sur chaque esprit.


•— Au-delà du défi physique...


Ni les 34 degrés, ni les ampoules sanglantes, ni les morsures des chenilles processionnaires n'ont entamé la détermination des 20.000 pèlerins. Sous le regard bienveillant de la Sainte Vierge, le chapelet au creux de la main et le sourire aux lèvres, chacun a pu mesurer combien ce qu'il vivait le dépassait. 


Au-delà du défi physique, c'est le sentiment profond d'appartenir à un tout, d'être enfin «complet». C'est effleurer la grâce divine et entrevoir, un peu mieux, la profondeur de ses mystères.


Qui oserait prétendre que l'Esprit saint n'a pas porté les âmes, sur ces 110 kilomètres ? Cette prouesse, réalisée par les plus jeunes comme par les anciens, ne saurait s'accomplir sans le souffle de la colombe.


Comme le rappelait le topo, le sens de cette marche réside dans l'arrivée à Chartres : une analogie parfaite de la vie du chrétien qui ne marche pas au hasard, mais tend vers la vie éternelle. Au terme du voyage, les pieds sont certes engourdis et le corps épuisé, mais l'âme, elle, est guérie.


C'est au cœur de cet épuisement que la mission prend tout son relief. À travers les villages de Beauce, l'appel «Vous serez mes témoins jusqu'aux extrémités de la Terre» a résonné jusque dans le cœur des spectateurs. Certains, voyant passer la colonne, ont chaussé leurs baskets pour partager un instant de cette aventure et de cet abandon.


Car c'est bien d'un abandon qu'il s'agit : une confiance absolue remise entre les mains du Seigneur. «Je ne m'arrête pas à cette pause, donnez-moi la grâce de tenir les cinq prochains kilomètres» : voilà le refrain qui habitait mes pensées. J'offrais mon corps au Seigneur, espérant que mon âme saurait le porter.


«Car il n'est que l'Espérance pour animer notre vie.» C'est gonflé de cette espérance que les pèlerins ont repris la route, par trains et par voitures, pour semer cette joie et ce renouveau intérieur. 


Avec 20.000 marcheurs — un nombre qui croît chaque année — et en communion avec le pèlerinage de tradition qui parcourt le chemin inverse, il y a de quoi reprendre goût à l'espérance.


•— Chartres nous ramène à nos promesses


Dans un monde où règnent trop souvent la laideur, l'individualisme et le déracinement, le pèlerinage incarne le contre-courant de la charité, de la bienveillance, du beau, du bon et du vrai. 


Les plus grands aident les plus petits, les plus zélés saisissent le mégaphone pour porter les autres, les plus vaillants poussent le plus faible. Et tous, croix et bannières à bout de bras, atteignent avec ou sans chaussures la cathédrale de Chartres.


Cette victoire finale nous ramène à nos promesses les plus profondes : «Je jure de te suivre,/En fier chrétien,/Et tout entier, je livre,/Mon cœur au Tien.»


Cette promesse, gravée dans le cœur de nombreux pèlerins depuis leurs années de scoutisme, résonne avec une force particulière sur le chemin. Que l'on ait porté le foulard ou non, ces paroles habitent chacun de nos pas.


Il est vrai qu'entre Saint-Sulpice et Rambouillet, jusqu'à ce que pointent enfin les flèches de la cathédrale, l'âme se sent toute proche du Bon Dieu... et les pieds, bien que meurtris, suivent l'élan du cœur.


Toutefois, il ne suffit pas de suivre le Christ pendant ces trois jours de Pentecôte seulement. Si nous sommes aujourd'hui rassasiés de cet amour et revigorés par l'élan de foi vécu en communauté, c'est désormais dans le silence de notre quotidien que nous devons témoigner.


Il est aisé de suivre le Christ quand 19.999 voix chantent à l'unisson ; c'est un tout autre défi que de le suivre dans la solitude de nos devoirs, dans la tiédeur des jours ordinaires ou face aux lassitudes de l'existence.


Pourtant, c'est là que tout commence. C'est même dans le silence que Dieu construit. Alors, il faut continuer à semer, même en terre aride, réparer sa voix pour chanter encore, et prier sans cesse.


À l'instar du vénérable Marcel Van et de l'idéal scout, faisons nôtre cet engagement : «Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers.»



— 30 mai 2026

— Source : Boulevard Voltaire

— Extrait d'un article de : Clémence Trastour 






Aron O’Raney —