On peut voir son travail au sein du Circé à Beaulieu et chez Noto (crédit : Les ateliers de Lulu).
🎨 Lucie Dimbarbe, le beau au bout du pinceau
Avec « Les ateliers de Lulu », elle enchante façades et intérieurs depuis 25 ans, à Nice et, de plus en plus régulièrement, ailleurs.
Avec son art de la fresque, de la peinture décorative, elle est la botte secrète des amoureux du beau et du travail de la main.
•— Bio Express
Si elle maîtrise le trompe-l’œil, son accent, lui, ne fait pas un pli : son fief, c’est Tarbes et les Hautes-Pyrénées. « Je suis née en 1976. J’ai une sœur et un frère. Ma mère était au foyer et mon père était maçon. Les chantiers, c’était assez familier… »
Lucie Dimbarbe ne s’oriente pas tout de suite vers la création. « J’ai compris que je voulais aller vers ça en terminale… Il aurait fallu repartir en seconde pour changer d’orientation artistique… Je passe un BTS communication des entreprises. » Elle rit. « Il me sert quand même un peu ! » En 1998, elle découvre la MJM, à Nice (aujourd’hui, Itecom) et se lance dans un cursus en peinture décorative.
« Je voulais faire de la déco, mais la seule option, c’était archi. Donc j’intègre plutôt cette filière… et j’adore. » Elle fond surtout pour l’art déco et pour l’Italie. Elle est fascinée par la mer aussi. Cela l’inspire.
•— La Vie Active
Pendant une dizaine d’années, elle travaille pas mal seule. « Les chantiers arrivent par vagues : au départ, je fais des façades de maisons, de commerces et, à un moment donné, j’enchaîne les plafonds, avant de passer à plusieurs projets de restauration. »
Ce sont des cycles pendant lesquels elle apprend beaucoup. « Encore aujourd’hui, c’est en faisant que je nourris ma pratique. Et notamment, au contact de confrères. » Le travail en équipe la stimule beaucoup.
« J’ai constitué un réseau de confiance, avec des pros que je peux mobiliser en cas de gros chantiers. » Elle était justement à Lyon, avec une grande architecte. Une collaboration qui devrait être renouvelée.
« Je suis maman solo d’une fille de 12 ans, donc, me déplacer demande de l’organisation, mais ça me plaît. » Le travail avec les architectes, elle aime: « J’ai un cahier des charges qui, plus que de me contraindre, booste ma créativité, mon inspiration. »
•— Demain…
« Dorénavant, j’envisage tous mes projets en équipe. Je peux tenir des délais serrés, me concentrer sur la partie créative.
J’ai l’âme d’un chef : j’aime l’organisation, la logistique. Et puis, c’est l’année de mes 50 ans et c’est un métier très physique… »
Sa passion ne s’élime pas. « Mon combat, c’est de dire que la peinture décorative n’est pas que classique, traditionnelle : elle est aussi très actuelle. On réinterprète beaucoup, on produit des choses très graphiques, contemporaines. »
Au printemps, elle travaillera sur un vieux gréement à Saint-Jean, cet été, elle décolle pour les Caraïbes. « Ici, on peut voir mon travail de matière à Type 55, sur les colonnes Circé, et Noto… » Elle avait aussi signé la très belle façade de Mama Tzigane, mais il a tristement été imposé aux gérants de la recouvrir.
— 2 mars 2026
— Source : L’Essentiel Nice
▲ Aron O’Raney —
