11 mars 2026

≡ Fukushima, 15 Ans Après La Catastrophe

Un panneau indique la date et l’heure du tremblement de terre de 2011, à Tokyo, le 11 mars 2026. Eugene Hoshiko/AP


— Le 11 mars 2011, un tsunami provoqué par un tremblement de terre a ravagé la côte est du Japon. 


Trois réacteurs sur les six de la centrale nucléaire de Fukushima ont fondu, provoquant une catastrophe majeure. Quinze ans plus tard, l’électricien Tepco refroidit toujours ces cœurs dont on ne connaît pas exactement la composition.


Ce 11 mars 2026 est un jour de routine à la centrale nucléaire de Fukushima (Japon). C’est-à-dire qu’on arrose encore et encore pour refroidir un magma hautement radioactif. 


Il y a 15 ans, un séisme de magnitude 9 a provoqué des vagues de 30 m de haut qui ont ravagé la côte pacifique de Tohoku dans le nord-est du Honshu, l’île principale de l’archipel du Japon. 


Ce tsunami a submergé les digues de protection de la centrale nucléaire de Fukushima et ennoyé la centrale, provoquant les explosions des bâtiments abritant les réacteurs 1, 2 et 3 et la fusion de ces réacteurs ainsi que la destruction du bâtiment du réacteur 4 sur les 6 que comprend le site. Les piscines d’entreposage de combustible neuf et utilisées ont résisté, mais ont perdu temporairement leur fonction de refroidissement. 


Le traitement de ces matériaux radioactifs s’ajoute donc à la gestion de trois « coriums », ces cœurs fondus où se mêlent les matières fissiles et décombres des enceintes de confinement des réacteurs.


Quinze ans plus tard, la compagnie d’électricité japonaise Tepco, propriétaire de la centrale, décrit une situation sous contrôle. La température à l’intérieur des bâtiments 1, 2 et 3 est maintenue autour de 25 °C, et les concentrations d’hydrogène et de substances radioactives ne montrent aucun signe de retour à un état critique. 


Pour obtenir cette stabilité, il n’y a qu’un seul moyen : refroidir avec de l’eau douce. Aujourd’hui, de 1 à 2 m3 d’eau par heure est injecté sur chaque réacteur et s’infiltre à l’intérieur des bâtiments. 


Tous les jours, 80 m3 de cette eau sont pompés et entreposés avant traitement. Car ces volumes sont chargés de pas moins de 62 radionucléides différents, dont les plus persistants dans le temps sont les césium 134 et 137.




— Source : Science & Avenir

— Un article de Loïc Chauveau

— 11 mars 2026




Aron O’Raney —