Commandé en 1892, le monument du centenaire est inauguré en 1896 (crédit : Adobe Stock).
🗽Le 4 mars 1896, il y a tout juste 130 ans, Nice dévoilait la sculpture du Centenaire qui met en avant 2 dates très importantes dans l’histoire de la ville.
🔷— Le Contexte
• Situé à l’entrée du Jardin Albert-1er, près du théâtre de verdure et face à la Promenade des Anglais, le monument du Centenaire est l’un des plus vus à Nice. Mais il n’est peut-être pas apprécié à sa juste valeur.
• Il demeure le symbole de l’attachement de Nice à la France en 1793… mais aussi en 1860, puisqu’on y retrouve les deux dates clés.
• La première date fait référence au décret du 4 février 1793 décidant le rattachement du Comté de Nice à la France. Nice était alors la possession de la riche Maison de Savoie, qui possédait aussi le Piémont et la Sardaigne. Ce premier rattachement marque la création du département des Alpes-Maritimes.
• En 1815, Nice redevenait sarde. En 1860, alors que Napoléon III avait soutenu l’unification de l’Italie, les relations avec Victor Emmanuel II, premier roi d’Italie et héritier de la maison de Savoie, étaient bonnes.
• En remerciements, le 22 avril 1860, un référendum est organisé en Savoie et dans le comté de Nice au sujet du rattachement à la France.
• Un souhait exaucé grâce aux votes des habitants. Le monument du centenaire revient donc sur ces deux épisodes.
🔷— Quoi ?
• Le monument a été commandé en 1892 pour les fêtes du centenaire de la République.
• L’œuvre a été inaugurée le 4 mars 1896 par le Président de la République, Félix Faure, en présence du maire de l’époque, le Comte François Régis Alziary de Malaussena.
• Cette sculpture est l’œuvre de l’artiste toulonnais Joseph Allar (1845-1925), membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1905. Il a travaillé en collaboration avec l’architecte niçois Jules Febvre, qui avait signé l’ancien cinéma l’Idéal rue Maréchal-Joffre en 1908 ; et la fonderie d’art Capitain-Gény.
• Le monument est construit en pierres de taille de la Turbie. On y voit au sommet Nikaïa en bronze, déesse de la victoire chez les Grecs.
• Sur le socle, une autre scène sculptée représente Nice se donnant à la France.
• L’œuvre est inscrite Monument historique depuis le 23 juillet 2009.
— 4 mars 2026
— Source : L’Essentiel Nice
▲ Aron O’Raney —
