21 mars 2026

≡ Pourquoi Devient-On Écrivain ?


Pourquoi écrire ?


« C’est la seule façon de s’exprimer sans être interrompu », disait Jules Renard. Les raisons sont multiples : vocation, besoin de penser le monde, désir d’évasion, recherche d’immortalité, besoin de se confier ou d’être reconnu. 


— Anthony Burgess affirmait, avec humour, écrire « pour payer son loyer et son alcool ».


Paul Auster racontait qu’enfant il demanda un autographe à son idole Willie Mays, mais n’avait ni crayon ni papier. Dès ce jour, il jura de toujours en porter. « Quand on a toujours un crayon sur soi, on finit par vouloir s’en servir. Ainsi naît parfois un écrivain. »


La Vocation


Certains écrivent depuis l’enfance. Jean-Marie Le Clézio, Georges Simenon ou Stephen King ont commencé très tôt ; pour eux, écrire est une évidence. D’autres découvrent l’écriture tardivement : Anthony Burgess à quarante ans, Jean M. Auel à quarante-cinq ans, Henry Bauchau bien plus tard encore. La vocation n’a donc pas d’âge.


Écrire pour se dire


Pour beaucoup, écrire est aussi une catharsis : une manière de dire sa vie, de sonder ses blessures et de se comprendre. À travers leurs romans, nombre d’auteurs parlent d’eux-mêmes.


Écrire pour penser


Le roman est également un instrument de pensée. Balzac observe la société, Proust et Virginia Woolf explorent la vie intérieure. « Écrire est pour moi une façon de penser le monde », disait Don DeLillo.


Se créer un monde


Mais écrire, c’est aussi créer un monde. L’écrivain invente des personnages, les place face à l’épreuve et les suit dans leur destin. Cette passion est à la fois joie et tourment.


La quête de reconnaissance


Un autre moteur existe, plus discret, mais bien réel, le désir d’être lu, reconnu, peut-être immortel. Le désir de gloire accompagne souvent l’écriture. Jean-Paul Sartre l’avouait : écrire est une façon de survivre au temps.


Certains revendiquent fièrement leur statut d’écrivain ; d’autres préfèrent taire leur activité pour ne pas troubler leur quotidien.


Une énigme


Au fond, les raisons d’écrire demeurent mêlées et mystérieuses. Peut-être faut-il écouter Christian Bobin :


« Pourquoi écrit-on des livres ?

Les philosophes disent : pour la clarté.


Les poètes disent : pour la douceur.

Mais la réponse revient toujours : pour être aimé. »



— Ce texte est Inspiré par un article publié dans la revue « L’Humanologue »




— 7 mars 2026




Aron O’Raney —