02 avril 2025

≡ Que Signifie Cette Justice ?


« La Palestine Revêt Plusieurs Sens. D'abord, Pour L'humanité Tout Entière C'est Un Lieu Sacré. Une Terre Sainte Pour Le Judaïsme, Le Christianisme, L'Islam. »



Géographiquement, la Palestine est au cœur du monde arabe et sa perte en 1948 poursuit jusqu'à maintenant la conscience arabe; cette défaite historique fut une blessure, toujours ouverte. 


  Depuis plus d'un demi-siècle, la Palestine constitue pour le peuple arabe une référence, le symbole du paradis perdu. 


Mais elle incarne également le combat pour la justice qui pour beaucoup d'Arabes, apparaît comme l'essence de leur existence contemporaine : la justice en Palestine représente en quelque sorte une condition d'exercice de leur propre liberté. »

 

L’histoire de la Palestine a toujours été une histoire plurielle. 


Et le conflit qui nous oppose aux Israéliens, sur le plan conceptuel, tourne autour de cela. Eux voudraient que l’histoire de la Palestine commençât avec leur histoire, c’est-à-dire depuis les siècles où ils peuplèrent et régnèrent sur cette terre.


Comme si l’histoire s’était cristallisée et qu’il n’y avait rien avant et rien après. L’État d’Israël d’aujourd’hui serait le prolongement naturel de cette période.


Nous, nous pensons que l’histoire de la Palestine débute depuis qu’il y a des hommes, du moins les Cananéens. Et si elle se poursuit avec la période juive, et nous ne cherchons pas à le nier, l’histoire de la Palestine est plurielle.


 Elle englobe aussi bien les Mésopotamiens, les Syriens, les Perses, que les Égyptiens, les Romains, les Arabes, plus tard les Ottomans. 


Son histoire s’est peut-être faite dans la violence; il n’empêche qu’elle est le fruit de la rencontre de tous ces peuples. Cette pluralité est une richesse.


Et je me considère comme l’héritier de toutes ces cultures et ne me sens aucunement gêné de dire qu’il y a une part juive en moi.


Je n’arrive pas à concevoir une possession exclusive de ce territoire.


Je ne réponds pas aux Israéliens qui prétendent être dans le prolongement du royaume d’Israël que je suis le prolongement des Cananéens.


Je ne cherche pas à dire que j’étais là avant eux, je dis seulement : je suis le produit de tout cela et je l’accepte et je l’assume.



—Journal Libération — 10 mai 2003 —

—Extraits d’un Interview de Rose Sean James



 Mahmoud Darwich —




≡ La Foi Chrétienne Et L’Europe

AFP/Archives/Gabriel Bouys

Jean Paul II le 19 septembre 1999 à Maribor (Slovénie)


La foi chrétienne a façonné la culture du continent européen et a été mêlée de façon inextricable à son histoire, au point que celle-ci serait incompréhensible sans référence aux événements qui ont caractérisé d'abord la grande période de l'évangélisation, puis les longs siècles au cours desquels le christianisme, malgré la douloureuse division entre l'Orient et l'Occident, s'est affirmé comme la religion des Européens eux-mêmes... 


La route vers l'avenir ne peut pas ne pas tenir compte de ce fait; les chrétiens sont appelés à en prendre une conscience renouvelée afin d'en montrer les potentialités permanentes. 


Ils ont le devoir d'apporter à la construction de l'Europe une contribution spécifique, qui aura d'autant plus de valeur et d'efficacité qu'ils sauront se renouveler à la lumière de l'Évangile.


Ils se feront alors les continuateurs de cette longue histoire de sainteté qui a traversé les diverses régions de l'Europe au cours de ces deux millénaires, où les saints officiellement reconnus ne sont que les sommets proposés comme modèles pour tous.


Il y a en effet d'innombrables chrétiens qui, par leur vie droite et honnête, animée par l'amour de Dieu et du prochain, ont atteint, dans les vocations consacrées et laïques les plus diverses, une sainteté véritable et largement diffusée, même si elle était cachée. L'Église ne doute pas que ce trésor de sainteté soit précisément le secret de son passé et l'espérance de son avenir... 


C'est pourquoi, complétant ce que j'ai fait quand j'ai déclaré co-patrons de l'Europe, aux côtés de Saint-Benoît, deux saints du premier millénaire, les frères Cyrille et Méthode, pionniers de l'évangélisation de l'Orient. 


J’ai pensé compléter le cortège des patrons célestes par trois figures également emblématiques de moments cruciaux du deuxième millénaire qui touche à sa fin : 


Sainte-Brigitte de Suède, Sainte-Catherine de Sienne, Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix. Trois grandes saintes, trois femmes qui à des époques différentes — deux au cœur du Moyen Âge et une en notre siècle — se sont signalées par l'amour actif de l'Église du Christ et le témoignage rendu à sa croix.



—Motu proprio « Spes aedificandi » 01/10/1999 

—(trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana) 



■ Saint Jean-Paul II (1920-2005) —