03 janvier 2026

≡ L’Œuvre De Ben

 

La sculpture, moins imposante que celle du lion d’Orlinski, sera installée « après Noël » sur la place Garibaldi, selon le maire de Nice. Alamy Stock Photo - Éva Vautier


Nice : Art, L’œuvre De Ben Va Remplacer Le Lion D’orlinski

L’inscription emblématique de l’artiste niçois se tiendra en lieu et place du gigantesque lion de la place Garibaldi.



« C’est parfait et c’est très plaisant ! », se réjouit d’avance Éva Vautier, fille de l’artiste niçois Ben, dont l’une des sculptures trônera prochainement sur la place Garibaldi, à Nice (Alpes-Maritimes).


Révélé par le maire Christian Estrosi, mais sans plus de détails, le remplacement de l’immense lion de Richard Orlinski sera donc opéré « comme prévu, après Noël » par « une œuvre de notre regretté Ben que les Niçois pourront découvrir. 


Vive la culture qui descend dans la rue et qui émeut, trouble, fait parler et réagir », a commenté le maire (Horizons) dans un message posté sur le réseau social X, accompagné d’une photographie de l’artiste.


Éva Vautier confie au Figaro que l’œuvre en question est art, terme phare du pionnier de l’Avant-garde artistique postmoderne, dont les écritures rondes habillent plusieurs rues, abribus et recoins de la Ville de Nice. « Ce n’est pas aussi grand que le lion », s’amuse-t-elle. « Cela fait 1,80 mètre de hauteur, 2,85 mètres de largeur et sept centimètres d’épaisseur », détaille la galeriste à propos de cette sculpture datée de 1999.


Une « évidence »


« On a commencé à en parler il y a déjà une ou deux semaines », raconte Éva Vautier, « cela faisait un petit moment qu’on réfléchissait à donner une visibilité à l’œuvre de Ben, dans cette ville qui lui était si chère ». 


Une « évidence » donc, d’autant qu’elle sera positionnée devant le Mamac, le musée d’art contemporain de la ville de Nice. « La sculpture était dans le jardin de sa maison, route de Saint-Pancrace, près du cheval noir. Et elle sera remise trois mois plus tard à cet emplacement », conclut Éva Vautier.


L’œuvre sera donc prêtée pour trois mois, conformément à la volonté de la mairie de Nice d’alterner les œuvres. D’ailleurs, celles de Richard Orlinski - dont le lion de la place Garibaldi - avaient provoqué une vive polémique, entraînant une affaire judiciaire : une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet national financier (PNF) pour « corruption » et « favoritisme ». 


Et ce, après les révélations de supposés cadeaux offerts en échange à l’édile Christian Estrosi et à sa femme, Laura Tenoudji, dont les domiciles et la mairie avaient été perquisitionnés.




— Source documentaire : Le Figaro 

— Un article de ■— Lise Tavelet 




▲ Aron O’Raney —