La sculpture, moins imposante que celle du lion d’Orlinski, sera installée « après Noël » sur la place Garibaldi, selon le maire de Nice. Alamy Stock Photo - Éva Vautier
Nice : Art, L’œuvre De Ben Va Remplacer Le Lion D’orlinski
■ L’inscription emblématique de l’artiste niçois se tiendra en lieu et place du gigantesque lion de la place Garibaldi.
• « C’est parfait et c’est très plaisant ! », se réjouit d’avance Éva Vautier, fille de l’artiste niçois Ben, dont l’une des sculptures trônera prochainement sur la place Garibaldi, à Nice (Alpes-Maritimes).
• Révélé par le maire Christian Estrosi, mais sans plus de détails, le remplacement de l’immense lion de Richard Orlinski sera donc opéré « comme prévu, après Noël » par « une œuvre de notre regretté Ben que les Niçois pourront découvrir.
• Vive la culture qui descend dans la rue et qui émeut, trouble, fait parler et réagir », a commenté le maire (Horizons) dans un message posté sur le réseau social X, accompagné d’une photographie de l’artiste.
• Éva Vautier confie au Figaro que l’œuvre en question est art, terme phare du pionnier de l’Avant-garde artistique postmoderne, dont les écritures rondes habillent plusieurs rues, abribus et recoins de la Ville de Nice. « Ce n’est pas aussi grand que le lion », s’amuse-t-elle. « Cela fait 1,80 mètre de hauteur, 2,85 mètres de largeur et sept centimètres d’épaisseur », détaille la galeriste à propos de cette sculpture datée de 1999.
Une « évidence »
• « On a commencé à en parler il y a déjà une ou deux semaines », raconte Éva Vautier, « cela faisait un petit moment qu’on réfléchissait à donner une visibilité à l’œuvre de Ben, dans cette ville qui lui était si chère ».
• Une « évidence » donc, d’autant qu’elle sera positionnée devant le Mamac, le musée d’art contemporain de la ville de Nice. « La sculpture était dans le jardin de sa maison, route de Saint-Pancrace, près du cheval noir. Et elle sera remise trois mois plus tard à cet emplacement », conclut Éva Vautier.
• L’œuvre sera donc prêtée pour trois mois, conformément à la volonté de la mairie de Nice d’alterner les œuvres. D’ailleurs, celles de Richard Orlinski - dont le lion de la place Garibaldi - avaient provoqué une vive polémique, entraînant une affaire judiciaire : une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet national financier (PNF) pour « corruption » et « favoritisme ».
• Et ce, après les révélations de supposés cadeaux offerts en échange à l’édile Christian Estrosi et à sa femme, Laura Tenoudji, dont les domiciles et la mairie avaient été perquisitionnés.
— Source documentaire : Le Figaro
— Un article de ■— Lise Tavelet
▲ Aron O’Raney —
