01 février 2026

≡ La Vague De Félicité De L’Éveillé



Quand, Dans La Ville, 


Il contemple le tableau bariolé des citadins, hommes et femmes aux noms et formes variées, bien vêtus et parés avec des ornements d’or et qu’il se délasse avec eux, 


En pensant en lui-même qu’il est pur spectateur, le sage, dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son guru, n’est plus le jouet de l’illusion.


Quand, Dans La Forêt, 


Il regarde les cimes qui ploient sous leur fardeau de feuilles et de fruits et qu’il entend les divers gazouillis des troupes d’oiseaux cachés dans l’ombrage épais, 


N’ayant pour siège, la nuit comme le jour, qu’une modeste surface au pied d’un arbre, le sage, dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son guru, n’est plus le jouet de l’illusion.


Quand Il Séjourne


Dans un temple, un autre jour dans un palais somptueux, tantôt sur un rocher, une autre fois sur le bord d’une rivière, ou bien 


Quand Il Partage


La hutte de quelque ascète éminent et paisible, le sage, dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son guru, n’est plus le jouet de l’illusion.


Quand Il Se Récrée 


Ici avec des enfants enjoués qui battent des mains, là avec une femme jeune et jolie, quand il s’entretient avec des vieillards chagrins, 


Ou bien avec des hommes tout différents, le sage, dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son guru, n’est plus le jouet de l’illusion.




— Traduit du sanskrit par René Allard




Adi Shankaracharya —