23 mars 2026

≡ Au Bord Du Chemin


Dans L’absurde mélancolie, 

Du Vivre sans Comprendre,
Le vent seul gouverne, 

Le temps l’emporte.


Mes chemins 

Sont d’un brouillard rocailleux,

Mes pas s’égarent, 

Croisant ici et là,
Fantômes du passé, 

Chimères sans lendemain.


Nul ne choisit sa destinée,
Ballotés d’ici à là-bas,
Les désirs entrainent.


Tel chemin ou cet autre?
Où cela mène-t-il
?
Quel ciel
? 

Quelle nature?


Pour gravir la montagne de l’à venir,
Reste, le souffle,
Car cette vie parfois s’obstine,

Entre début et fin.

Il faut vouloir, pour voir,
Aimer, pour l’emporter.


Balayant la tristesse

Du chemin pierreux,
Le vent souffle,

Les voiles s’envolent,


Sur le visage, 

L’ombre s’agrippe,
Le sourire s’éclipse,
L’obscurité s’invite.


Au bout de la nuit noire,
Derrière l’horizon enténébré,
Que subsiste-t-il
?


Ma prière attend l’apparition.

En moi, elle est toujours là,
Reliée au vide sans nom.


Un visage, une parole, 

La lumière, on espère,

Mais cela ne vient pas.

Le Créateur ne répond pas,

Mais, il accueille 

Les pensées secrètes,
Comme nul autre, 

Ne pourrait le faire.




  Jean Rumoncey —