L’héritage d’Archimède continue de fasciner, plus de deux millénaires après sa mort.
Un chercheur du CNRS, Victor Gysembergh, est parvenu à identifier une page du célèbre palimpseste d’Archimède longtemps considérée comme disparue.
• Le mystérieux palimpseste d’Archimède
Certains textes conservés dans ce codex en constituent aujourd’hui les seules versions connues en grec ancien, notamment La Méthode ou Des corps flottants.
Au Moyen Âge, une partie de l’ouvrage fut effacée afin de réutiliser le support pour d’autres écrits, à une époque où le parchemin coûtait très cher.
Au début du XXIe siècle, le document a été étudié grâce à l’imagerie multispectrale, révélant à la fois l’absence de certaines pages et, sous les écritures médiévales, les écrits antiques du mathématicien grec.
• Une page retrouvée dans les collections d’un musée français
Le feuillet, confirmé comme étant le numéro 123 du manuscrit médiéval contenant les écrits du savant de Syracuse, renferme un passage du traité De la sphère et du cylindre, plus précisément les propositions 39 à 41 du premier livre.
Cette page réapparue dans les collections du musée des Beaux-Arts de Blois ouvre désormais la voie à de nouvelles analyses scientifiques, susceptibles de révéler davantage de choses sur les secrets d’Archimède.
• Un génie de l’Antiquité
Mathématicien, physicien et ingénieur, il est considéré comme l’un des plus grands scientifiques de son temps. En effet, ses travaux ont posé les bases de la géométrie avancée, de l’hydrostatique et de méthodes mathématiques modernes.
Parmi ses découvertes les plus célèbres figure le principe de la poussée des fluides, connu sous le nom de principe d’Archimède. Il inventa également la vis d’Archimède, un dispositif permettant de remonter l’eau pour l’irrigation, encore utilisé aujourd’hui dans certaines régions du monde.
On lui attribue également plusieurs machines ingénieuses destinées à la défense de Syracuse, telles que de légendaires miroirs capables de concentrer et de réfléchir la lumière du Soleil pour mieux enflammer les navires ennemis.
La vie d’Archimède s’achève en -212, lors du siège de Syracuse par les armées romaines dirigées par le général Marcus Claudius Marcellus, pendant la deuxième guerre punique.
Son tombeau fut alors décoré d’une sphère inscrite dans un cylindre, symbole de l’un de ses résultats mathématiques les plus célèbres.
— 21 mars 2026
— Source : Boulevard Voltaire
— Extraits d’un article de : Eric de Mascureau
▲ Aron O’Raney —
