L’étrange lumière de la nuit s’attarde,
Elle s’étiole, mais flotte encore,
Telle une chandelle oubliée
Vacillant au bord de la cité,
Du fond du silence
Un grondement sourd se perçoit,
D’abord timide, puis enhardi
Le souffle devient assourdissant
La Ville frissonne alors,
Sous ses draps de pierre,
Elle s’étire et soupire,
Par mille fenêtres entrouvertes.
Le vacarme urbain grandit
Graves et aigus s’entrechoquent
Se répandent déchirant,
Le silence de l’aube obscure.
Le matin se dénude enfin
Encore chargé d’ombres,
Il abandonne derrière lui
Les lambeaux de sa nuit
La cité recommence à respirer.
—15 janvier 2026
—■ Jean Rumoncey —
