◆— À Nice, la deuxième plus grande crypte de France cherche un nouveau public
• Le nombre de visiteurs au mois d’octobre a doublé en comparaison aux chiffres de l’année dernière, et atteint 383 visites. Julien VERAN — Ville de Nice
• Découverte en 2006 lors des travaux de la première ligne de tramway, la crypte de Nice se dote de nouvelles signalétiques et reconstitutions pour mieux faire découvrir ces vestiges qui témoignent de cinq siècles d’histoire.
• Il faut d’abord traverser la place Garibaldi, suivre le tracé des rails du tramway jusqu’au boulevard Jean-Jaurès. Là, se dresse désormais une nouvelle signalétique qui indique en lettres fines et verticales l’emplacement de la crypte archéologique de Nice (Alpes-Maritimes) — « la deuxième plus importante de France après le Louvre », s’enthousiasme l’adjoint Jean-Marc Giaume, qui s’improvise ce mardi de novembre guide touristique de cet espace souterrain de deux mille mètres carrés.
« Au Louvre, il s’agit de la crypte de Charles VII (1403-1461), alors qu’ici, tout date de 1380 à 1706 », compare-t-il.
• Pour tenter de (re)conquérir des visiteurs, la crypte est à présent accessible à des horaires plus étendus en journée et propose des visites en français, anglais, italien et désormais en niçois depuis quelques jours, notamment pour les scolaires.
• Des reconstitutions historiques en sépia, mais aussi en briques type Lego, informent et illustrent le riche contexte historique qui repose sous l’agitation de la place : ville stratégique et militaire à la frontière entre la Provence et la péninsule italienne, puis seul débouché maritime du duché de Savoie, les fortifications de Nice ne disparaîtront qu’en 1706, sur ordre du roi Louis XIV.
— 23 novembre 2025
— Source documentaire : Le Figaro Nice
— Un article de ■— Lise Tavelet —
▲ Aron O’Raney —
