L'héritage de la famille Gubernatis est toujours visible (crédit : Adobe Stock).
🏡 Gubernatis. Les Niçois Connaissent Cette Rue Du Centre-Ville Qui Relie, De Manière Perpendiculaire, Le Boulevard Dubouchage À La Coulée Verte. Mais Qui Se Cache Derrière Ce Nom Et Surtout Quel Héritage Laisse-T-Il ?
🟦— Pourquoi On En Parle ?
• Jean-Baptiste de Gubernatis était un notable niçois du XVIIᵉ siècle. Il a été consul de Nice entre 1618 et 1628.
• La famille possédait une propriété sur les hauteurs de Cimiez qui n'était alors qu'une vaste campagne. On s'y affairait aux champs.
• Entre 1670 et 1685, son héritier, Jean-Jérôme de Gubernatis, décide de construire un palais. Il remplace le corps de ferme par une demeure avec davantage de cachet.
• •Il faut bien une maison à la hauteur de son statut d'ambassadeur des Ducs de Savoie.
• Les métayers qui avaient le droit de cultiver la terre sont déplacés... au cœur des vestiges des thermes romains.
🟦— Aujourd'hui
• Le Palais Gubernatis n'existe plus. Ou plutôt, il n'existe plus sous son nom actuel puisque la demeure accueille depuis 1963 le musée Matisse.
• En 1823, la famille Gubernatis cédait la propriété à la famille Garin de Cocconato qui modifie l'ensemble.
• La maison est facilement reconnaissable par sa structure à la fois simple et massive. Sa façade ocre délavée est intemporelle. À l'intérieur, ses volumes sont impressionnants.
• Le comte Raymond Garin de Cocconato a favorisé les recherches sur le site antique. Un nouveau quartier de la cité romaine de Cemenelum ne tardait pas à être découvert.
• En 1950, la ville rachetait la demeure pour la baptiser : «Villa des Arènes». Le nom Gubernatis disparaissait alors. Avant de resurgir, au détour d'une rue.
— 7 janvier 2026
— Source documentaire : l'Essentiel Nice
▲ Aron O’Raney —
