Jean-Baptiste Malausséna fait partie des 23 fusillés de l’Ariane (crédit : ANMONM).
🇫🇷 À Nice, les Malausséna sont nombreux. Deux homonymes, à des siècles différents, brouillent les pistes. On remet tout dans le bon ordre.
🔹ON PARLE DE QUI ?
•Le premier Malausséna à entrer dans l’histoire se prénomme François. Né dans le Comté de Nice à Levens en 1814, ce futur homme politique était appelé Francesco.
•Il a eu la particularité de représenter les intérêts des Niçois une première fois sous le royaume de Piémont-Sardaigne, puis pour la France, à la suite de l’annexion du comté en 1860.
•Il devient ainsi maire de Nice en janvier 1860, poste qu’il occupe jusqu’en septembre 1870. Il est alors officiellement le premier maire français de Nice.
•En 1868, élu député, François Malausséna fait rentrer Nice dans la modernité. C’est lui qui, en 1864, accueille le premier train entrant en gare.
•Une place et une rue portent aujourd’hui son nom.
•Il est facile de le confondre avec François Régis Alziary de Malausséna, maire de Nice lui aussi, de 1886 à 1896.
🔹ON N’OUBLIE PAS
•Un autre Malausséna reste dans les mémoires niçoises. Il a pour prénom Jean-Baptiste et s’est illustré bien différemment.
•Jean-Baptiste est né à Nice en 1899, fils d’un maçon et d’une repasseuse. Il n’a aucun lien de parenté avec François Malausséna et travaillait dans les premiers tramways de la Ville.
•Syndicaliste et résistant, il a été arrêté par la Gestapo et torturé dans l’hôtel « L’Hermitage ». À l’approche du débarquement en Provence, les nazis décidaient de fusiller pour l’exemple un groupe de résistants le 15 août 1944.
•L’une des cérémonies patriotiques les plus suivies à Nice est l’hommage de ces 23 fusillés de l’Ariane, parmi lesquels figurait Jean-Baptiste Malausséna. Une place porte son nom.
•Une plaque a été aussi apposée dans la cour de la direction du nettoiement de la ville de Nice, route de Turin.
— 13 janvier 2026
— Source documentaire : L’Essentiel Nice
▲ Aron O’Raney —
