■ Ben Vaughn via Unsplash
Un physicien affirme avoir trouvé Dieu : il est à des centaines de milliards de milliards de kilomètres de chez nous.
• Un ancien chercheur de Harvard affirme pouvoir situer Dieu à l’échelle cosmique. Son raisonnement mêle une théorie physique remaniée et plusieurs passages bibliques.
Un physicien pense avoir localisé Dieu : il serait à 439 milliards de milliards de kilomètres de la Terre
• Après une brillante carrière de physicien à l’université de Harvard, le scientifique Michael Guillén aurait pu couler une retraite paisible.
• Mais sa passion pour l’astronomie — et ce désir de matérialiser l’être suprême — l’en a détourné. Dans un article pour Fox News, il avance que Dieu se trouverait à environ 439 milliards de milliards de kilomètres de notre planète.
Une conclusion sans fondement scientifique.
• L’hypothèse est hautement spéculative, appuyée sur la Bible et une version revisitée de l’« horizon cosmique ». Par curiosité, regardons cette théorie de plus près.
• L’univers est en expansion, ce qui limite progressivement ce que nous pouvons observer : les objets les plus lointains échappent à nos instruments, malgré les technologies modernes, rappelle IFL Science.
• Depuis les années 1920, la loi de Hubble montre que les galaxies lointaines s’éloignent plus vite que celles proches de la Voie lactée.
— Bienvenue, vous avez trouvé facilement ?
• Le récit de la création décrit un ciel inaccessible aux vivants, demeure des âmes et du créateur. Guillén y voit un lien : selon lui, le temps s’arrête à l’horizon cosmique.
• D’après le récit de la création, le ciel demeure inaccessible aux humains vivants, mais abrite les âmes des personnes décédées et le créateur divin. Le chercheur y voit un lien évident. « Nos meilleures observations astronomiques — et les théories d’Einstein sur la relativité restreinte et générale — indiquent que le temps s’arrête à l’horizon cosmique.
• À cette distance, il n’y aurait ni passé ni futur, seulement l’intemporalité. L’espace existerait au-delà, rendant cet univers « habitable » uniquement par la lumière et des entités semblables à elle : comprendre, Dieu.
• Poétique, mais scientifiquement fragile. Rien n’indique que le temps soit figé à l’horizon cosmique : la lumière finirait par nous parvenir, simplement étirée par l’expansion de l’univers.
Avec assez de patience, on finirait donc par voir… Dieu.
• Fonder une telle thèse sur la Bible viole la déontologie scientifique. La cosmologie invoquée est erronée : un vide observationnel n’est pas un lieu physique. À part l’envie de rester très loin de la Terre, rien n’explique ce choix précis. En somme, une « fake news » parfaitement à sa place sur Fox News.
— 26 janvier 2026
— Inspiré par l’article de : Laura Perren — Slate France
▲ Aron O’Raney —
