18 février 2026

≡ Un Physicien Pense Avoir Localisé Dieu

Ben Vaughn via Unsplash


Un physicien affirme avoir trouvé Dieu : il est à des centaines de milliards de milliards de kilomètres de chez nous. 


Un ancien chercheur de Harvard affirme pouvoir situer Dieu à l’échelle cosmique. Son raisonnement mêle une théorie physique remaniée et plusieurs passages bibliques.


Un physicien pense avoir localisé Dieu : il serait à 439 milliards de milliards de kilomètres de la Terre


Après une brillante carrière de physicien à l’université de Harvard, le scientifique Michael Guillén aurait pu couler une retraite paisible. 


Mais sa passion pour l’astronomie — et ce désir de matérialiser l’être suprême — l’en a détourné. Dans un article pour Fox News, il avance que Dieu se trouverait à environ 439 milliards de milliards de kilomètres de notre planète. 


Une conclusion sans fondement scientifique.


L’hypothèse est hautement spéculative, appuyée sur la Bible et une version revisitée de l’« horizon cosmique ». Par curiosité, regardons cette théorie de plus près.


L’univers est en expansion, ce qui limite progressivement ce que nous pouvons observer : les objets les plus lointains échappent à nos instruments, malgré les technologies modernes, rappelle IFL Science.


Depuis les années 1920, la loi de Hubble montre que les galaxies lointaines s’éloignent plus vite que celles proches de la Voie lactée.


— Bienvenue, vous avez trouvé facilement ?


Le récit de la création décrit un ciel inaccessible aux vivants, demeure des âmes et du créateur. Guillén y voit un lien : selon lui, le temps s’arrête à l’horizon cosmique.


D’après le récit de la création, le ciel demeure inaccessible aux humains vivants, mais abrite les âmes des personnes décédées et le créateur divin. Le chercheur y voit un lien évident. « Nos meilleures observations astronomiques — et les théories d’Einstein sur la relativité restreinte et générale — indiquent que le temps s’arrête à l’horizon cosmique. 


À cette distance, il n’y aurait ni passé ni futur, seulement l’intemporalité. L’espace existerait au-delà, rendant cet univers « habitable » uniquement par la lumière et des entités semblables à elle : comprendre, Dieu.


Poétique, mais scientifiquement fragile. Rien n’indique que le temps soit figé à l’horizon cosmique : la lumière finirait par nous parvenir, simplement étirée par l’expansion de l’univers. 


Avec assez de patience, on finirait donc par voir… Dieu.


Fonder une telle thèse sur la Bible viole la déontologie scientifique. La cosmologie invoquée est erronée : un vide observationnel n’est pas un lieu physique. À part l’envie de rester très loin de la Terre, rien n’explique ce choix précis. En somme, une « fake news » parfaitement à sa place sur Fox News.




— 26 janvier 2026

— Inspiré par l’article de : Laura Perren — Slate France




Aron O’Raney —