Créé en Europe il y a plus de 130 ans, le wax conquiert rapidement les marchés africains (crédit : 2e arrêt et Ville de Nice).
🌍 Africa Pop, une expo sur les tissus au musée d'art naïf
Une nouvelle exposition est à découvrir au musée d'art naïf Anatole Jakovsky jusqu'au 18 octobre 2026. Elle met en lumière la culture africaine.
— Quel Lieu ?
Le Musée international d'art naïf Anatole Jakovsky, situé au 23 de l'avenue Fabron dans l'ancienne résidence du parfumeur François Coty, le Château Sainte-Hélène, raconte l'histoire de la peinture naïve du XVIIIe siècle à nos jours.
Pour rappel, Anatole Jakovsky (1909-1983) est un célèbre collectionneur qui a fait une donation, à l'origine de la création du musée.
La collection initiale d'Anatole Jakovsky s'est enrichie au fil du temps et propose d'importantes œuvres, notamment celles du MNAM/CCI Pompidou.
Des peintures, sculptures, dessins, affiches, retracent l'évolution de cet art à travers les œuvres des plus célèbres : Bauchant, Bombois, Vivin, Séraphine, Rimbert, Lefranc, Rabuzin, Ivan et Josip Généralic, Lackovic, Grandma Moses, O'Brady, Vivancos, le Douanier Rousseau.
— On Découvre Quoi ?
L'exposition Africa Pop permet de plonger dans l'art africain entre tradition et modernisme. Ou plutôt, les arts africains et les cultures au pluriel.
L'intention est tournée vers le recyclage et le détournement d'objets du quotidien.
Plus de 200 œuvres permettront de découvrir ce continent à travers une conversation entre les tissus, appelés wax.
Créé en Europe il y a plus de 130 ans, le wax conquiert rapidement les marchés africains et surtout le cœur des femmes qui s'emparent de ses dessins pour raconter leurs histoires.
Cette proposition artistique, fruit de recherches sur le terrain, a été construite par le collectif «2e arrêt». Elle confronte l'art naïf et art populaire dans le champ de l'art moderne et contemporain en se focalisant sur les textiles.
Le collectif est incarné par Claude Boli, docteur en Histoire et en Sociologie, spécialiste de la culture populaire (frère de Basile Boli) et Anne Grosfilley, docteure en Anthropologie, spécialisée dans le textile et la mode en Afrique.
Les œuvres font écho au parcours permanent du musée et proposent en miroir un autre regard.
— Source : L'Essentiel Nice
— 4 mai 2026
▲ Aron O’Raney —
