02 août 2026

≡ Gandhi, La Marche Du Sel


Le 12 mars 1930, Mohandas Karamchand Gandhi Entame Une «Marche Du Sel». C’est La Première Application Concrète De Sa Doctrine De La Non-Violence…


L’impôt sur le sel rapportait 15 Millions de francs-or par an au gouvernement britannique. Le produit de cette taxe était employé dans le budget des dépenses militaires, représentant presque Trente pour cent du budget total, et presque cinq fois celui des écoles.


Ainsi, cette taxe servait à maintenir l’Inde dans son état de servitude en fournissant à l’armée anglaise, qui occupait le pays par la force, l’argent dont elle avait besoin pour assurer sa subsistance.


Le peuple était trop pauvre pour payer une telle taxe sur un produit aussi essentiel à leur survie et à celle de leur bétail. 


À cette époque, le revenu moyen par habitant, y compris celui des radjas millionnaires, n’était que de quelques centimes par jour. Ceux qui habitaient au bord de la mer auraient pu en fabriquer en faisant bouillir de l’eau, mais cela était interdit.


C’est à cet interdit que le Mahatma décida d’inviter tout le peuple de l’Inde à violer une interdiction qu’il qualifiait de «hors-la-loi». 


Le 12 mars 1930, il prévient la police de son plan d’action et il se mit en marche vers l’océan en compagnie de 79 amis dans le but de recueillir de l’eau de mer, pour la faire bouillir sur la plage et en consommer le sel qui serait produit.


Avant le début de la campagne de désobéissance civile, Gandhi avait publié la règle du «Satyagraha» à suivre par les volontaires qui voudraient le rejoindre dans cette démarche de résistance non violente.


Le 5 avril, Gandhi atteignit la mer à Dandi avec ses disciples et des dizaines de milliers de personnes. Le lendemain, il en tira du sel et violait publiquement la loi. Son exemple fut suivi partout en Inde et la police était en état d’alerte.


Les dirigeants du Congrès Indien furent arrêtés et le Mahatma fut emmené de nuit à la prison de Yeravda.


— Dans la ville de Peschavar, les forces de l’ordre ouvrirent le feu à bout portant sur la foule paisible. Les manifestants au premier rang tombèrent sous la mitraille et, aussitôt après, un second rang se présenta, la poitrine découverte devant les soldats qui refusèrent de tirer.


— Un camion transportant des prisonniers eut une crevaison. Les manifestants qui venaient d’être arrêtés se dirigèrent, au pas de course, à la prison où le conducteur du camion devait les amener. Le cortège fut ovationné tout le long de la route.


— Un jeune écolier, refusant de rendre son sac de sel, est roué de coups. Le sang coule, mais il demeure imperturbable devant cette violence. L’officier qui commande le peloton arrête ses hommes et dit au petit garçon : «Tu es brave. Je n’ai jamais vu faire la guerre de cette façon.»


L’histoire de l’Inde parlera toujours de ces événements d’avril 1930. 


Dans les rues, des milliers et des milliers de personnes s’assoient par terre, bloquant toute circulation parce qu’on leur refuse le droit de défiler paisiblement. 


La cavalerie charge, mais les chevaux s’arrêtent à quelques pieds des premiers manifestants. 


Les bêtes refusent d’avancer...




Gandhi —