13 juin 2026

≡ La Dame Blanche…



Qui est donc cette dame blanche que l'on rencontre en pleine nuit ?


La Chouette «Effraie» est à la base de nombreuses légendes et d'histoires de fantômes.


En effet, par ses chuintements, les cris stridents, son vol fantomatique et ses cavalcades dans un grenier qui pourrait lui servir de gîte, tout accréditait une présence spectrale.


•— La chouette n'a pas toujours été détestée.


— En Egypte, la chouette représentait la lettre «m». 


— À Babylone, les pieds de la déesse Lilith étaient représentés par les pattes de la chouette. 


— Chez les Romains, rencontrer une chouette était un mauvais présage.


— Dans la mythologie grecque, la chouette était l'animal sacré de la déesse Athéna elle symbolisait la sagesse et l'intelligence.


— Au Moyen Âge, la chouette était le symbole de l'hérésie.


•— Les croyances populaires ont fait de la chouette un animal «de mauvaise augure...», «oiseau de malheur...».


Celle que l'on surnomme la dame blanche, en fait, la chouette «effraie» est l'annonciatrice d'une mort prochaine.


Longtemps persécutée, car elle était considérée comme un oiseau de mauvaise augure, voire comme une créature démoniaque. Elle était abattue et souvent clouée aux portes des granges.


•— Apercevoir une «effraie» n'est pas chose évidente. 


Active la nuit, ses apparitions les plus fréquentes se font à la lumière des phares des voitures, devant lesquels elle passe tel un fantôme.


En journée, elle reste cloîtrée dans l'endroit où elle s'abrite, la nuit, elle chasse comme les autres rapaces nocturnes.


Elle s'attaque aux souris et autres rongeurs non pas grâce à sa vue perçante, mais grâce à son ouïe. En plus des oreilles situées de chaque côté du crâne, elle est dotée de disques faciaux. 


La nuit, les plumes situées autour de ses yeux s'agrandissent pour former un grand éventail qui capte les sons, les amplifie et les dirige vers les oreilles.


Effrayante de talents, cette dame blanche ! 






Aron O’Raney —



≡ Du Bien Et Du Mal...

Épicure — British Museum



— Lettre à Ménécée


•— Au principe de tout cela, comme plus grand bien : la prudence. 


Or donc, la prudence, d'où sont issues toutes les autres vertus, se révèle en définitive plus précieuse que la philosophie : Elle nous enseigne qu'on en saurait vivre agréablement sans prudence, sans honnêteté et sans justice ni avec ces trois vertus vivre sans plaisir. 


Les vertus, en effet, participent de la même nature que vivre avec plaisir, et vivre avec plaisir en est indissociable.


— D'après toi, quel homme surpasse en force celui qui, sur les Dieux nourrit des convictions conformes à leurs lois? 


Qui face à la mort est désormais sans crainte? 


Qui a percé à jour le but de la nature, en discernant à la fois comme il est aisé d'obtenir et d'atteindre le « summum » des biens, et comme celui des maux est bref en durée ou en intensité; s'amusant de ce que certains mettent en scène comme la maîtresse de tous les événements.


Les uns advenant certes par nécessité, mais d'autres,  par hasard, d'autres encore par notre initiative —


Parce qu'il voit bien que la nécessité n'a de comptes à rendre à personne, que le hasard est versatile, mais que ce qui vient par notre initiative est sans maître, et que c'est chose naturelle si le blâme et son contraire la suivent de près 


(En ce sens, mieux vaudrait consentir à souscrire au mythe concernant les dieux, que de s'asservir aux lois du destin des physiciens naturalistes : la première option laisse entrevoir un espoir, par des prières, de fléchir les dieux en les honorant, tandis que l'autre affiche une nécessité inflexible).


Qui témoigne, disais-je, de plus de force que l'homme qui ne prend le hasard ni pour un dieu, comme le fait la masse des gens (un dieu ne fait rien de désordonné), ni pour une cause fluctuante 


(il ne présume pas que le bien ou le mal, artisans de la vie bienheureuse, sont distribués aux hommes par le hasard, mais pense que, pourtant, c'est le hasard qui nourrit les principes de grands biens ou de grands maux);


L'homme convaincu qu'il est meilleur d'être dépourvu de chance particulière tout en raisonnant bien que d'être chanceux en déraisonnant, l'idéal étant évidemment, en ce qui concerne nos actions, que ce qu'on a jugé « bien » soit entériné par le hasard.


À ces questions, et à toutes celles qui s'y rattachent, réfléchis jour et nuit pour toi-même et pour qui est semblable à toi, et veillant ou rêvant jamais rien ne viendra te troubler gravement : Ainsi vivras-tu comme un dieu parmi les humains.


Car il n'a rien de commun avec un vivant mortel, l'homme vivant parmi des biens immortels.



— Lettre à Ménécée 

— Extrait issu d'une traduction anonyme.






Épicure —



12 juin 2026

≡ Des chambres secrètes dans la pyramide de Gizeh

Au fil des âges, le monument a essuyé des séismes majeurs, notamment un tremblement de terre estimé à une magnitude de 6,8 en 1847 au sud du Caire, et un autre de 5,9 en 1992. | Getty Images via Unsplash


Des chambres secrètes à l'intérieur de la grande pyramide de Gizeh lui permettraient de résister aux séismes


Après des millénaires et plusieurs tremblements de terre majeurs, l'édifice reste debout. Des chercheurs ont découvert que certaines chambres internes agissent comme d'immenses amortisseurs.


Bâtie sous l'Ancien Empire pour le pharaon Khéops, la grande pyramide de Gizeh fascine toujours. Au-delà de sa taille et de ses alignements astronomiques, elle cache une résistance exceptionnelle aux séismes. Alors que de nombreux bâtiments modernes s'effondrent lors de fortes secousses, ce géant de pierre traverse les siècles presque intact, n'ayant perdu qu'une dizaine de mètres en plus de quarante-six siècles.


Cette prouesse n'a rien de magique. Le monument a subi plusieurs séismes majeurs, notamment celui de 1847, estimé à 6,8, puis celui de 1992, de magnitude 5,9, qui fit tomber quelques pierres du sommet. Pour comprendre comment une telle masse de calcaire absorbe ces chocs sans s'écrouler, des chercheurs ont étudié ses vibrations internes, révélant une ingénierie étonnamment moderne.


Dans une étude publiée dans Scientific Reports, le géoscientifique Asem Salama et son équipe ont analysé les données de 37 capteurs installés autour et dans la pyramide. Ils ont découvert que l'édifice vibre entre 2 et 2,6 hertz, alors que le sol alentour oscille autour de 0,6 hertz.


Cette différence crée une rupture d'onde. Lors d'un séisme, la pyramide se désolidarise partiellement des secousses du sol, évitant ainsi l'effet de résonance qui détruit souvent les bâtiments. Selon Asem Salama, cette étude révèle les remarquables connaissances pratiques des bâtisseurs égyptiens.


Des chambres secrètes bien utiles


Si la symétrie de l'édifice, sa base massive et ses fondations robustes expliquent sa solidité, les chercheurs ont découvert un autre secret au cœur de la structure. En étudiant les ondes, ils ont constaté que l'amplification naturelle des vibrations vers le sommet s'interrompt brusquement à mi-hauteur.


Cette atténuation serait due aux «chambres de décharge», cinq cavités situées au-dessus de la chambre funéraire du roi, à environ 61 mètres de hauteur. Conçues pour répartir la charge du plafond de granit, elles joueraient aussi un rôle d'amortisseur sismique en absorbant une partie de l'énergie.


Cette double fonction montre l'étendue du savoir des Égyptiens. Chaque élément semble avoir été pensé pour assurer la pérennité de la pyramide, capable de dissiper une des forces les plus puissantes de la planète.


Au-delà de l'intérêt historique, ces analyses ouvrent de nouvelles perspectives pour la conservation du patrimoine mondial. En comprenant mieux la dynamique interne de ces structures, les ingénieurs espèrent mieux protéger la grande pyramide sans altérer son intégrité.



— 26 mai 2026

— Slate France, un article de Lucas Déprez-Rose






Aron O’Raney —