21 octobre 2026

≡ Hier et aujourd’hui


Il vit au fil des jours, porté par les petites choses du quotidien, absorbé par les habitudes et les préoccupations ordinaires, sans s’attarder sur l’existentiel.


Il sait, dans le cours de l’existence, que rien ne dure, et que rien n’est immuable. Tout naît, évolue, se transforme et disparaît. Il connait bien évidemment cette vérité universelle, mais, entre savoir et pleine conscience, il existe souvent un fossé infranchissable.


Il regarde les choses, comme si elles étaient destinées à durer éternellement. Il n’a pas alors conscience que la vie s’inscrit dans le processus universel du changement. Aucun être vivant, nulle chose n’échappe à la Loi fondamentale qui régit ce monde. 


Il écrit, pendant que son corps vieillit silencieusement, même si, dans l’instant de «l’ici et du maintenant» rien ne le laisse percevoir. À son insu, le temps poursuit son œuvre inexorablement.


Une réalité à laquelle il ne prête pas attention.


Il regarde un livre qu’il a lu, une quinzaine d’années auparavant. Lui aussi a vieilli, l’impression des lettres s’est estompée, ses pages sont ternes, jaunies, rêches et cassantes. Ce livre, autrefois familier, porte désormais les stigmates du temps. Il témoigne de la dégradation affectant toute chose.


Les murs de son immeuble ont vieilli, eux aussi. La façade lézardée en plusieurs endroits, révèle les marques des années. Les matériaux se dégradent, les fissures s’agrandissent, la structure est fragilisée, tout se transforme. Ce qui semblait permanent étale une nature éphémère. 


La vieillesse frappe à sa porte


Son corps se ride, les articulations craquent, la masse musculaire fond, le pas devient incertain. Ses forces, l’énergie et l’endurance déclinent, des limites physiques plus présentes se font sentir. Ce corps lui rappelle que sa propre nature est assujettie aux lois de l’impermanence.


Nostalgique, il évoque d’heureux souvenirs d’une jeunesse insouciante. Aucun avenir, ni passé, tout se vivait au présent. En ce temps, tout lui semblait possible. Il se souvient de la fougue, de l’audace, de la témérité, de ses rêves. 


Il a ignoré la réalité de cette vie.


Persuadé d’être entouré d’entités réelles immuables, il s’est détourné du mouvement incessant du monde. Attaché à ses certitudes et alimentant les illusions de la permanence, il a peu à peu édifié les murs de sa propre prison.


Chacun peut s’insérer en pleine conscience dans le mouvement du changement, pour éveiller son attention, mais aussi aiguiser ses sens, en sortant du champ déformant des habitudes. Mais cela n’a pas été son cas. Il a laissé passer le temps, et vécu au gré des événements, acteur-spectateur d’une réalité qui était sienne.


Il lui aurait pourtant suffi d’apprendre à vivre dans le réel de l’existence, et non de marcher à contre-courant ; ce n’était qu’une question de volonté. Il ne s’agissait pas de renoncer à ses rêves ni de se résigner, mais seulement de vivre en accord avec la vérité fondamentale de l’impermanence.



— 13 octobre 2026




—■ Jean Rumoncey —


≡ Les Diables Bleus

La Bataille de Sidi-Brahim est l’un des grands faits fondateurs de l’«esprit chasseur» (crédit : Ministère des armées).


🇨🇵 Le saviez-vous : La bataille de Sidi Brahim a donné naissance aux Diables Bleus...


La Ville de Nice commémore la bataille de Sidi Brahim en Algérie... Un affrontement qui a marqué la naissance d’un mythe, celui des Diables Bleus.


— Le Contexte


•Aujourd’hui, à Nice, quand on parle de «Diables bleus», on pense à une avenue. Certains font un lien avec un groupe d’artistes et d’autres encore se remémorent une ancienne friche du côté de Saint-Roch.


•Il s’agissait, en fait, de la caserne de Riquier, construite en 1887 et occupée autrefois par le 6e, le 7e, puis le 22e bataillon de chasseurs alpins. 


•Ce dernier, le 22e BCA y est resté de 1920 à 1939, et de 1951 à sa dissolution en 1976.


•L’appellation «Diables bleus» est liée à l’histoire de l’unité d’élite de l’armée française, spécialisée dans le combat en montagne, puisque lors de la première guerre, des soldats allemands, impressionnés par les chasseurs alpins vêtus de bleu, leur ont donné ce surnom.


•En 2004, la caserne niçoise est rasée.


— Quel Fait D’armes


•Les combats de Sidi Brahim ont eu lieu du 23 au 26 septembre 1845 en Algérie.


•Un détachement du 8ᵉ bataillon de chasseurs à pied est encerclé par les forces d’Abd el-Kader. 


•Les survivants résistent plusieurs jours, malgré l’encerclement, la soif et le manque de munitions. Sans victoire, cet épisode devient un symbole de courage et de sacrifice pour tous les chasseurs, à pied comme alpins.


•Certaines unités, notamment le 7ᵉ BCA, ont ensuite directement associé les deux traditions : son insigne représente un diable dans un cor de chasse, et la tradition explique que le diable renvoie aux «Diables bleus» et à leur héritage de Sidi-Brahim.


•Le 7e BCA a longtemps été basé dans le Sud-Est, notamment à Nice, Antibes et Draguignan.


— Aujourd’hui…


•Jardin des Chasseurs Alpins, avenue des Diables Bleus, la Ville commémore les combats de Sidi Brahim.


•Autour du Maire de Nice Eric Ciotti, le Lieutenant-Colonel Gérard Liebenguth, président de l’Amicale nationale du 22e Bataillon de Chasseurs Alpins et des Troupes de Montagne et le Général de corps d’armée Vincent Pons, président de la fédération des soldats de Montagne.


•La bataille de Sidi-Brahim (23–26 septembre 1845) est devenue l’un des grands faits fondateurs de l’«esprit chasseur».



— 23 septembre 2026

— Source : L’Essentiel Nice Culture




▲ Aron O’Raney —



20 octobre 2026

≡ Légendes Autour du Graal


— De nombreuses légendes entourent la coupe du Graal. 


Une tradition rapporte qu’elle fut taillée dans l’émeraude,

Tombée du front de Lucifer quand, s’étant révolté contre Dieu,

Il fut précipité dans l’abîme.


C’est de cette coupe, que Jésus,

Ce serait servi le soir de la Cène,

Et après la crucifixion, Joseph d’Arimathie

Y aurait recueilli, quelques gouttes de son sang.


Joseph d’Arimathie, aurait ensuite légué cette coupe,

À son fils, puis on en a perdu la trace.


Beaucoup ont tenté, et tentent peut-être même encore,

De la retrouver, mais en vain.


Quelle que soit l’origine de la coupe du Graal,

Et ses aventures, l’essentiel,

C’est de comprendre sa signification symbolique.


— La coupe représente le principe féminin.


Elle est taillée dans une émeraude,

Et la couleur verte est celle de Vénus. 


Cette coupe est le réceptacle,

Qui recueille et protège le principe masculin,

L’esprit, représenté ici par le sang,

Qui est de couleur rouge,

La couleur de Mars.


La coupe du Graal est donc l’image idéale,

Du corps de tout être humain,


Qui a su travailler sur sa propre matière,

La purifier, la rendre inaltérable, incorruptible,


Digne de recueillir la plus précieuse, des quintessences :

Le sang du Christ,

L’esprit. 


■— Omraam Mikhaël Aïvanhov —