15 avril 2026

≡ Nice, Le Palais Nikaïa

Les équipes du Palais Nikaïa travaillent toute l'année pour proposer une programmation éclectique (crédit : Fab.P.).


🎤 L'entretien : «Une programmation qui touche tous les publics»


Depuis plus d'un an, Sylvain Le Floch est le directeur du Palais Nikaïa, qui accueille près de 80 rendez-vous à l'année à Nice. 


La plus grande salle de spectacle sur la Côte d'Azur célèbre ses 25 ans, mais pour la fête, il faudra sûrement attendre les 30... Il faut dire que le rythme est effréné. Et cela fait de nombreuses années que cela dure.


Quelle Est La Particularité Du Palais Nikaïa ?


«C'est une grande salle qui n'a pas l'appellation Zénith, mais qui en a les capacités. 


C'est le vaisseau amiral des grands concerts sur la Côte d'Azur. Nous avons une vocation populaire avec la volonté d'offrir une programmation qui touche tous les publics. Il faut que chacun puisse trouver une proposition intéressante pour venir. On veut être le plus éclectique possible. 


On va de la Pat'Patrouille à Lara Fabian, Kendji ou Santa. On a fait aussi Gojira et Lenny Kravitz. Nous sommes une régie municipale. On exploite ce bâtiment qui appartient à la Ville de Nice pour le compte de la Ville de Nice et des Niçois. 


La grande force du Nikaïa, c'est sa conception. On peut faire entrer des semi-remorques dans la fosse grâce à une porte monumentale. Le fond de la salle n'est pas un mur, mais bien une grande entrée qui donne sur le stade Charles Ehrmann que l'on peut utiliser pour de très grands concerts en extérieur. 


Le cadre est parfait et les équipes techniques apprécient beaucoup le lieu. Ce n'est pas anecdotique, car ce sont des métiers et des vies compliquées. Notre rôle est de bien accueillir les visiteurs, mais aussi ceux qui performent et travaillent.»



Comment Travaillez-Vous ?


«Proposer une programmation est un travail de longue haleine. Cela se construit parfois des années à l'avance avant d'avoir un artiste à l'affiche officiellement. 


Le Nikaïa a 25 ans ! Il a donc un nom reconnu des grandes productions françaises et internationales qui partent sur la route. 70 % des dossiers que nous traitons sont des demandes. Quand un producteur construit une tournée, il se renseigne sur les disponibilités des salles. 


Puis, il y a aussi une grosse cellule de veille. On regarde ce qui se passe sur les réseaux sociaux des artistes, sur leur actualité, et en fonction, on prend les devants pour proposer le Nikaïa. C'est comme un Lego géant. 


Notre rôle, c'est que tout s'imbrique parfaitement. Au total, nous sommes six à travailler au Palais ! Mais évidemment, pour chaque événement, les effectifs montent en puissance selon les spécialités : intermittents, sécurité, agents d'accueil. 


Au final, on est près de 150 dès que le spectacle commence. Quand on accueille 8.000 personnes et qu'on veut garantir une expérience visiteur maximale, c'est forcément un peu de stress ; mais tout est réglé et préparé soigneusement et chacun connaît sa partition.»


La Place De Nice ?


«Le regard a changé. À une époque, le fait d'être dans le coin sud-est pouvait freiner certaines productions. Mais, depuis la Covid le taux de remplissage des salles est en croissance permanente. 


L'actualité mondiale est morose dès qu'on allume la télévision, donc on voit bien que le public a besoin de s'offrir un peu de joie, de sortir et de rire. Nikaïa est une salle qui se remplit très bien. Sur le routing, une fois dans un axe nord-sud, arrivées à Marseille, les tournées ont plus tendance à partir vers Montpellier. 


Mais il y a un intérêt croissant pour Nice et on souffre moins de ça. On est proche de l'Italie. L'été, c'est un peu plus calme parce que les artistes jouent dans les festivals. Le reste du temps, c'est la course avec parfois cinq dates sur la même semaine !»



– 1 avril 2026

– Source : L'Essentiel Nice





Aron O’Raney —