02 novembre 2026

≡ Vous Avez dit Solitude, Solitaire…


Le solitaire est à contre-courant de la vie en communauté, ne pas s’intégrer aux autres ne le rend ni malade ni malheureux. 


À la réflexion, il est évident qu’il se considère comme un être quelque peu sauvage, mais il ne se sent pas pour autant, exclu de la société humaine.


Son Refuge, C’est Sa Solitude.


Être solitaire et aimer le silence, c’est choisir, volontairement ou par nature, de vivre dans un monde différent, c’est emprunter la voie de l’incertitude et de l’inconnu. 


Il n’a aucun penchant pour l’imprévisible, et, même s’il n’a pas encore pleinement compris que la solitude pouvait devenir une force et une aide, Il l’accepte.


La Solitude… Le Sauve De La Médiocrité Et De L’ignorance.


Se confronter à la solitude, c’est, à travers elle, aborder l’inconnu qui demeure en soi. Face à la peur, à l’angoisse et à l’approche de la mort, il peut ainsi mesurer sa capacité à résister aux épreuves de l’existence.


Il lui semble que trop dépendre des autres, c’est s’empêcher d’évoluer, voire à se dérober devant les défis que la vie impose.


Vivant dans le retirement solitaire, il sait qu’une telle existence ne conduit pas nécessairement à l’angoisse ni au désespoir. De cette solitude, nul traumatisme n’a résulté.


La plupart de ses maux viennent peut-être de son impossibilité, à pouvoir s’isoler, à demeurer seul, loin du bruit et de l’agitation de la cité.


La société humaine d’aujourd’hui vit dans une matérialité outrancière, toujours davantage de choses souvent futiles ou inutiles, le superficiel domine, laissant peu de place à l’intériorité. 


Dans ses temps de silence, il pense au délitement de la société, à la fragilité de l’être humain, et à sa finitude. Il lui faut s’aguerrir pour affronter l’à venir, et s’il le peut apprendre à jouir de l’éphémère.


Il se plait à croire qu’il pourrait, un jour, ouvrir sereinement la dernière porte de l’inconnaissable.



— 1er septembre 2025





—■ Jean Rumoncey —