La semaine, Éric Lagadec bosse à l’Observatoire, le week-end, il est en tournée (crédit : Éric Lagadec).
Pour partager sa passion, l’astrophysicien de l’Observatoire de la Côte d’Azur a plusieurs méthodes : les livres, les réseaux sociaux, les conférences et même… le spectacle. Il est, en effet, le partenaire de Guillaume Meurice dans Vers l’infini (mais pas au-delà).
🔵—Bio Express
« J’ai un nom qui sent bon le beurre breton », livre-t-il d’entrée. Éric Lagadec a vu le jour dans le Finistère, il y a 45 ans. Son père était alors peintre en bâtiment, sa mère assistante maternelle. « Et puis, quand j’ai eu sept ans, ils ont créé leur commerce ambulant. Ils étaient marchands de vin. » Il hésite : « Enfin, il y avait d’autres boissons, mais bon… c’est la Bretagne, quand même, donc ils vendaient beaucoup de vin. » Il rit.
Un frère, une sœur. « Nos parents nous ont bien fait comprendre que, si on voulait avoir un chouette métier, il fallait bosser. » Une fois son rêve de pompier évaporé, Éric Lagadec se tourne vers les sciences. Et Nice.
« Je ne fichais rien et ça marchait. » C’est en licence qu’il a le déclic : une histoire d’accélérateur de particules et de Big Bang et il avalait tous les livres d’astronomie de la bibli ». 2005 : il soutient sa thèse. Il part quatre ans à Manchester, 3 ans à Munich — il est régulièrement en observation au Chili —, 18 mois à New York… et retour à Nice.
« L’Observatoire de la Côte d’Azur, c’est mon coin de paradis. L’émulation scientifique est géniale, les gens sont super. » Il a un fils de 5 ans et demi.
🔵—De L’observatoire À La Scène
Sa spécialité — « en plus du Far breton maison » —, c’est la mort des étoiles et la poussière d'étoiles. Et son dada, c’est de transmettre.
Deux de ses livres sont en librairie et son profil Insta déborde d’images incroyables et d’infos solides. Accessibles, surtout. « Guillaume Meurice suivait le compte et m’a envoyé un message pour me dire qu’il trouvait très bien ce que je faisais.
Quelques jours après, il était à Nice et on s’est rencontrés. » Éric Lagadec a un sens de la vanne bien aiguisé et des connaissances dingues. « Une nuit, à 3 h, Guillaume m’appelle et me propose de monter sur scène avec lui à Strasbourg. » C’était il y a plus de deux ans. Le point de départ de Vers l’infini (mais pas au-delà).
🔵—Une Mission
La semaine, il bosse à l’observatoire, le week-end, il est en tournée. Pas une double vie pour autant : « J’ai toujours fait de la vulgarisation et je sais que, pour ancrer les choses, il faut qu’elles passent par l’émotion.
L’humour a toujours été un vecteur. » Le spectacle va poursuivre son chemin entre la France, la Suisse, la Belgique, jusque fin 2026.
En parallèle, il travaille sur une BD, des documentaires pour la TV, la radio. Il continue d’accompagner de futurs astrophysiciens du Burkina Faso vers le doctorat — avec son confrère Mamadou N’Diaye — et, plus généralement, « d’amener la science là où elle ne va pas ».
— 26 janvier 2026
— Source documentaire : L’Essentiel Nice
▲ Aron O’Raney —
