Les jardins de la Villa ainsi que l’ensemble de la demeure sont classés « Monument historique » (crédit : Adobe Stock).
🌴 Le 28 janvier 1921, le Musée Masséna ouvrait ses portes
Il y a 105 ans, le 28 janvier 1921, le général André Goiran, maire de Nice, inaugurait le Musée Masséna. Il est aujourd’hui l’une des dernières bâtisses préservées situées sur la Promenade des Anglais.
•— Un Peu D’histoire
•André Masséna, Prince d’Esseling, était le petit-fils d’un autre André connu pour avoir fait preuve de bravoure aux côtés d’un certain Napoléon 1er. Il était alors surnommé : « L’enfant chéri de la victoire ».
•On doit la Villa Masséna à Victor, père d’André Masséna (2e du nom), qui a vendu cette demeure Belle Epoque au parfum d’Empire en 1917.
•En 1898, Victor Masséna avait rasé deux maisons de la bourgeoisie russe pour édifier cette majestueuse demeure.
•— Pourquoi C’est Remarquable
•À cette époque, Nice manque de musées. Depuis 1846, il n’existe que le muséum d’histoire naturelle.
•En 1917, la villa Masséna est cédée à la ville à condition de ne modifier en rien son aspect extérieur et intérieur. Elle sert alors de salon officiel.
•« À la veille des 105 ans, la Villa a été classée Monument historique dans son intégralité. Jusqu’ici, seule la façade était reconnue », souligne Jean-Pierre Barbero, directeur du musée.
•« C’est une reconnaissance du patrimoine et du mobilier remarquable de la Villa. Une photographie de l’époque à préserver », poursuit-il.
•Dans le même temps, la propriété de la Villa a elle aussi été classée « Jardin botanique et historique ».
•« Les jardins ont été imaginés par le paysagiste Édouard André, qui a réalisé les Buttes Chaumont. Il a fait 20 jardins sur la Côte et Masséna était sa dernière création », rappelle-t-il.
•— Aujourd’hui
•Jusqu’au 1er mars, le musée accueille l’exposition « Nice, son passé a de l’avenir ». Une balade historique de 1760 à nos jours et une manière de redécouvrir toutes les traditions de Nice et son Comté.
•De la langue à la gastronomie, des fêtes populaires aux arts de la scène, Nice a su forger une identité forte, nourrie par son histoire et enrichie par ses habitants : Célébrations des Mai, Fête des Cougourdons, carnaval, batailles de fleurs, festival de Jazz, ou encore la course cycliste Paris-Nice.
•La scénographie met en évidence l’histoire de la ville au fil des saisons avec des objets et des costumes. Près de 200 photos et une trentaine de tableaux retracent également cet héritage.
•Le 7 février à 16 h, un concert gratuit de Jazz sera organisé.
•La prochaine exposition prévue en juin abordera la thématique des jardins.
— 28 janvier 2026
— Source documentaire : — L’Essentiel Nice
▲ Aron O’Raney —
