18 mai 2026

≡ Masséna, le Niçois

Célestin Anatole Calmels, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons


Le 6 mai 1758 : naissance de Masséna. Par sa bravoure, il fut même surnommé par l'Empereur «l'enfant chéri de la victoire».


Parmi les grandes figures de l'épopée napoléonienne, le maréchal André Masséna occupe une place singulière. Né à Nice le 6 mai 1758, il reste l'un des Niçois les plus illustres, dont le destin s'est forgé au fil de victoires décisives pour la France révolutionnaire, consulaire et impériale.


— Le fils de la Révolution


Parmi les grandes figures de l'épopée napoléonienne, le maréchal André Masséna occupe une place singulière. Né à Nice le 6 mai 1758, il reste l'un des Niçois les plus illustres, dont le destin s'est forgé au fil de victoires décisives pour la France révolutionnaire, consulaire et impériale.


— Au service de l'Empereur


Fait maréchal d'Empire en 1804, Masséna poursuit ses campagnes, surtout en Italie. Duc de Rivoli (1808), puis prince d'Essling (1810), il s'illustre lors de la campagne de 1809 (Essling, Aspern, Wagram), où, blessé, il continue de commander ses troupes avec une détermination remarquable.


Chargé en 1810 de reconquérir le Portugal et l'Espagne, il se heurte à Wellington et échoue à le repousser. Déçu, Napoléon le relève de son commandement.


— Une fin sans panache


Écarté des grandes campagnes, Masséna ne participe pas à celle de Russie en 1812. Malgré ses succès, sa réputation souffre d'accusations de pillage et d'enrichissement, lui valant le surnom d'«enfant pourri de la victoire».


Après 1814, il se rallie à Louis XVIII et devient pair de France. Durant les Cent-Jours, il reste prudent et s'attire la méfiance du pouvoir restauré, qui le met à l'écart.


Masséna meurt à Paris le 4 avril 1817, loin de Nice, et repose au Père-Lachaise. Il laisse une carrière exceptionnelle, faite de victoires éclatantes, où son génie s'exprimait pleinement dans le danger. 


Napoléon dira de lui qu'il ne trouvait son véritable équilibre qu'au cœur du combat.


Sa mémoire perdure encore aujourd'hui, notamment à travers ses descendants, dont le prince Victor-André Masséna, président de la Fondation Napoléon.



— 5 mai 2026
— Extraits d'un article de Eric de Mascureau

— Source : Slate France





Aron O’Raney —