11 octobre 2026

≡ La révolte, mais encore ?


🗣️ La révolte peut prendre la forme d’une action violente, d’un soulèvement contre l’autorité établie. Mais elle est aussi une posture intérieure de refus, de résistance, voire d’hostilité, face à toute autorité que l’on juge arbitraire, injuste ou excessive. 


Son corollaire, la rébellion lui est étroitement associée : elle se manifeste alors par la désobéissance, la contestation et le refus de se soumettre.


— Le Rebelle Est Avant Tout Un Insoumis Qui Dit Non. 


Il refuse, s’oppose et ne renonce jamais. Mais il peut aussi bien dire oui spontanément, dès sa première expression.


— Le «Non» affirme l’existence d’une frontière à ne pas dépasser.


Le rebelle s’appuie, sur le refus de toute intrusion dans sa vie privée, dans ses choix ou dans ce qu’il considère comme relevant de sa liberté personnelle, et cela, avec ou sans la certitude d’être toujours dans son bon droit.  S’il refuse certaines formes d’autorité, c’est qu’il estime posséder, lui aussi, le droit de penser par lui-même, de déterminer ses propres règles et de défendre les droits qu’il reconnaît comme légitimes.


— Mais la révolte ne consiste pas seulement à s’opposer. 


Refuser sans raison n’a aucune raison d’être. Refuser au nom d’une conviction, ou d’une morale est un acte de liberté, et le «Non» rebelle peut exprimer une fidélité à soi-même.


Le rebelle vit et agit avec l’intime conviction de défendre ce en quoi il croit. Avoir raison ou tort importe peu, s’il veut protéger ou imposer ce qu’il considère comme juste.


Ne rien dire ou ne rien faire, c’est parfois par le silence, laisser croire aux autres, que l’on ne désire rien, que l’on n’a rien à défendre et, résigné, que l’on accepte tout. Le silence peut aussi être une forme de résistance, lorsque la parole devient inutile ou qu’elle alimente les conflits.


Le rebelle est dans l’affrontement, il oppose ce qui pour lui, est préférable à ce qui ne l’est pas. Sa révolte est aussi une façon d’affirmer qu’il refuse que l’on décide à sa place.


— Une vraie révolte ne doit-elle pas en réalité commencer sur soi-même?


Se battre contre ses propres lâchetés, ses mauvaises habitudes, ses préjugés et ses renoncements reste, sans doute aussi, une autre forme de combat à mener sur soi.


La révolte est une bataille à l’issue incertaine, elle peut aussi être un nouveau commencement, et s’ouvrir à une meilleure connaissance de soi.



— 11 septembre 2020







—■ Jean Rumoncey —



10 octobre 2026

≡ À L’Académie Française…

La coupole de l’Académie française à Paris (Crédit : Adobe Stock).


🗡️ De nouvelles têtes à l’Académie française


Florian Zeller et Éric Neuhoff ont été élus membres de l’Académie française le 6 novembre dernier, tous deux au 1er tour de scrutin, par les 25 académiciens votants. 


🔷— DE QUI PARLE-T-ON ?


• Florian Zeller, 46 ans, auteur, dramaturge et réalisateur, est l’un des plus jeunes profils entrés à l’Académie française et il en est désormais le benjamin. Il occupe le fauteuil laissé vacant par Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle décédée en août 2023.


• Il est connu pour ses pièces de théâtre (Le Père, La Mère et Le Fils), ainsi que pour son adaptation cinématographique récompensée de The Father (avec Anthony Hopkins, 2 Oscars).


• Éric Neuhoff, 69 ans, romancier et critique de cinéma, notamment au Figaro, succède à Gabriel de Broglie, décédé en janvier 2025. Connu pour sa plume mordante, il a publié de nombreux ouvrages.


• Ils seront tous deux reçus à l’occasion d’une cérémonie officielle, à l’occasion de laquelle ils prêteront serment et prononceront un discours. 


• C’est alors que seront dévoilées leurs épées.


🔷— COMMENT ENTRE-T-ON À L’ACADÉMIE ?


• Avec l’entrée de Florian Zeller et Éric Neuhoff, l’Académie compte désormais 35 membres sur 40 fauteuils. 5 vacants doivent être pourvus.


• L’entrée à l’Académie française procède d’une élection organisée suite à la vacance d’un fauteuil. Le candidat doit adresser une lettre de candidature aux membres de l’Académie, indiquant le numéro convoité.


• Il n’y a ni condition de nationalité ni de titre académique, mais le candidat doit avoir illustré la langue française, et avoir moins de 75 ans à la date du dépôt de candidature.


• Le candidat doit ensuite rencontrer et convaincre les membres qui le souhaitent, puis démontrer sa motivation. L’élection se fait à bulletin secret avec un quorum de 20 votants, et une majorité absolue requise.


• L’élection devient définitive après l’approbation du président de la République, protecteur de l’Académie.



— 21 janvier 2026

— Source documentaire : L’Essentiel Nice





▲ Aron O’Raney —


 

≡ Écrire, Ou Ne Pas Écrire...


🖍️ L’écriture Était À L’origine Des Temps Anciens, Un «Art Sacré». Ainsi, dans la mythologie égyptienne, un Dieu lui est consacré ; il s’agit de «Thot le Dieu lunaire» de Khemenou en Moyenne-Égypte, il est désigné comme «l’inventeur de l’écriture».


• Le Dieu Thot, maître des cycles lunaires, est surnommé «seigneur du temps». Un texte mythique raconte sa naissance : «Au cœur de l’océan primordial, la terre émergea. Sur celle-ci, les Huit vinrent à l’existence. Ils firent naître un lotus d’où émergea Rê, assimilé à Shou. Puis, un bouton de lotus s’ouvrit, révélant une naine, l’auxiliaire féminine indispensable, que Rê vit et désira. 


De leur union naquit Thot, qui créa le monde par le Verbe.» Inventeur de l’écriture et du langage, il est la «langue d’Atoum» et le dieu des scribes ; incarnation de l’intelligence et de la parole, il connaît les formules magiques auxquelles les Dieux succombent.


• Art Sacré, l’Écriture fut longtemps réservée à une caste privilégiée de prêtres initiés. C’est pourquoi seuls les religieux, et quelques privilégiés pouvaient créer et utiliser les documents manuscrits.


— L’apparition et la croissance exponentielle, de l’enseignement et de l’industrie de l’imprimerie, sont venues, depuis cette époque antique, bouleverser «l’écriture».


• Aujourd’hui, si l’écrit est devenu un moyen intuitif, banal, et universel de communication ; pour une majorité de personnes, elle est avant tout un «Art» difficile à pratiquer.


• La généralisation des écrits a engendré l’afflux d’une production de masse en tous genres. Le critère quantitatif a, dans tous les domaines, très largement supplanté celui de la qualité.


• Il suffit d’aller chez un libraire, pour être submergé par la foultitude des publications. Chacun pourra y découvrir là, ce qu’il désire, et bien d’autres publications.


― Face À Ce Foisonnement D’écrits, Les Candidats À L’écriture, Et Les Auteurs Débutants S’interrogent :


― Comment ne pas être impressionné par la masse des publications, et l’excellence de bon nombre d’auteurs ?


― Est-il possible d’écrire, sans paraître ridicule, aux yeux des futurs lecteurs ?


― Faut-il, malgré tout cela, tenter de s’exprimer par l’écriture ?


• Aller au-delà de ce questionnement est déjà positif, c’est le signe d’un fort désir intérieur, qui engage le candidat néophyte, à poursuivre sa démarche.


«Écrire Est Un Acte D’amour, S’il Ne L’est Pas, Il N’est Qu’écriture »  ■ Jean Cocteau —


Si celui qui écrit avec le cœur, dans la sincérité des mots, possède des qualités littéraires, il doit franchir la barrière des doutes, et partager, le fruit de son expression.


— L’écriture est l’un des moyens d’expression les plus puissants dont dispose l’homme. 


Elle permet de transmettre les ressentis, et partager l’essence de ses émotions, ou tout au moins une part du plaisir que procure l’écriture.


Ces quelques arguments et cette perspective d’ouverture, peuvent constituer, une motivation, pour s’investir dans le bonheur de l’écriture.


C’est, à Chacun De Décider !



— 9 septembre 2026





—■ Jean Rumoncey —