Tandis que l’homme raisonne
Sur les éventualités de la vie,
Le surhomme touche la cause
De chaque cause.
Tandis que l’homme regarde
L’extérieur des choses,
Le surhomme connait le secret
De leur nature.
Tandis que l’homme voit la forme
Et les traits de son voisin,
Le surhomme pénètre
L’âme de l’homme.
Tandis que l’homme dépend seulement
Des sources extérieures,
Le surhomme travaille
Avec le pouvoir de sa volonté.
Tandis que l’homme ne peut administrer
Correctement ses propres affaires,
Le surhomme maitrise
Les affaires du monde.
Tandis que l’homme reçoit la récompense
Et la punition de ses actes,
Le surhomme s’élève au-dessus
Du ciel et de l’enfer.
Tandis que l’homme devient le sujet
Et l’esclave de la mortalité,
Le surhomme vit pour toujours,
Inconquis par la mort.
— Extrait de « The Sufi, a quarterly magazine »
— Vol. III, No 3 de janvier 1919 —
— Revue La pensée Soufie No 52 1976
— Extrait de l’éditorial. Le titre de 3e Millénaire.
—■ Hazrat Inayat Khan —
