Si vous commettez une erreur,
Votre ami vous ramène doucement à la vérité ;
Pour que vous vous entendiez l’un l’autre,
Il suffit d’un mot, d’un regard, et, Près de lui,
Vous trouvez les conseils, l’appui,
La consolation dont vous avez besoin
Dans chaque malheur,
Dans chaque Accident de la vie.
A l’aide de cette bienfaisante amitié,
L’esprit fatigué se relève dans son découragement,
Se réveille dans sa somnolence,
Et reprend l’essor dans son inaction.
Avec elle,
L’espérance refleurit plus belle et plus riante.
En jetant un regard sur le passé,
On se rappelle avec une douce mélancolie
Les jours où l’on a vécu ensemble,
Les longs entretiens du soir,
Les heures de réunion intime,
Où l’on ne se lassait pas d’entendre et de parler,
Où l’on n’éprouvait d’autre crainte
Que d’être séparés par l’absence ou par la mort,
Où l’on adoucissait réciproquement ses chagrins,
Où l’on sentait son cœur et son âme
Unis par les liens les plus étroits
À un autre cœur et à une autre âme,
Où l’on se réjouissait à la fois
De tout ce que l’on avait appris,
De tout ce qu’on avait lu,
Et l’on mettait en commun ses peines et ses plaisirs.
— Extrait de : La solitude
—■ Johann Georg Zimmermann —
